Des hommes armés ont effectué un raid mercredi matin au siège d’une chaîne de télévision syrienne pro–gouvernementale, tuant sept employés, en enlevant d’autres et démolissant les locaux, ont annoncé les autorités. Le gouvernement a dénoncé un «massacre contre la liberté de la presse», le présentant comme un exemple des atrocités commises par les rebelles. L’attaque contre la chaîne de télévision Ikhbariya a eu lieu dans la ville de Drousha, située à 20 kilomètres au sud de Damas. Quelques heures après, la chaîne continuait à diffuser ses programmes. Ikhbariya est une chaîne privée, mais elle soutient le régime du président Bachar el–Assad. Des journalistes pro–gouvernementaux ont été à plusieurs reprises pris à partie depuis le début du soulèvement contre le régime syrien, il y a 15 mois. Les rebelles nient toutefois vouloir s’en prendre aux médias. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), basé à Londres, a confirmé le raid et la mort de plusieurs employés, mais sans donner de précisions. Selon le ministre de l’Information Omran al–Zoebi, les hommes armés ont utilisé des explosifs, tué sept employés, et enlevé plusieurs autres personnes. «Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est un massacre, un massacre contre la liberté de la presse», a déclaré Omran al–Zoebi à la télévision publique syrienne. «Ils ont perpétué un massacre effroyable en exécutant les employés», a–t–il ajouté. Par ailleurs, selon l’OSDH, au moins dix soldats ont été tués mercredi dans une embuscade, dans la province de Deir el–Zour (est). Des militants ont aussi fait état d’affrontements à Homs, Idlib, et dans la province d’Alep. Enfin, l’agence de presse turque Anadolu a annoncé que plus d’une trentaine de soldats syriens avaient déserté en Turquie avec leur famille pendant la nuit.


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