Caroline Glick – La Syrie menace Israël de ses armes chimiques, Obama met la pression sur Israël

24/07/2012, sur son Blog

Je voyage en ce moment et me suis trouvée hors circuit pendant ces derniers jours. Mais j’ai remarqué deux choses qui méritent d’être soulignées. D’abord, la Syrie. On a rapporté aujourd’hui que le régime syrien menace Israël avec des armes chimiques.

Selon l’article de Reuters :

Le porte–parole du ministre des affaires étrangères Jihad Makdissi a déclaré que l’armée ne pourrait pas utiliser des armes chimiques pour écraser des rebelles mais pourrait les utiliser contre des forces étrangères au pays.

« Aucune arme chimique ou bactériologique ne sera jamais utilisée… pendant la crise en Syrie, quels que soient ses développements » a dit Makdissi. « Ces armes sont stockées en sécurité par les forces militaires syriennes et sous leur supervision directe et ne seront jamais utilisées, à moins que la Syrie ne soit confrontée à une agression extérieure ».

Bien sûr Israël n’a pas menacé d’attaquer la Syrie. Au contraire Israël a fait savoir clairement qu’il se réserve le droit d’user de la force pour empêcher le parrain du terrorisme assiégé Bashar Assad de transférer ses armes chimiques et biologiques au Hezbollah en Iran.

Et maintenant la Syrie répond en menaçant d’attaquer Israël avec des armes chimiques.

Je ne veux pas banaliser cette menace en la minimisant au niveau politique. Ainsi dès le début, il est crucial que nous reconnaissions exactement à quel point ces choses sont devenues sérieuses.

D’abord il y a l’Iran. L’Iran, via le Hezbollah, vient de massacrer des touristes israéliens en Bulgarie.

L’Iran a probablement dépassé de point de non retour pour son programme d’armes nucléaires.

Ainsi désormais, quand nous parlons d’option militaire pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, la seule option viable est de tuer la vaste majorité des scientifiques nucléaires d’Iran.

Un ou deux types de haut vol ne seront pas assez.

Aujourd’hui, tous ceux ayant connaissance du savoir–faire nucléaire en Iran devraient être marqués d’une cible sur la tête et être tués. Rien de moins que cela ne marchera si nous sommes déterminés à empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire.

J’ignore s’il est possible de réaliser cela. Et j’ignore s’il est possible de trouver et de détruire les armes chimiques et biologiques de Syrie. Mais exactement comme l’Iran l’a fait avec son programme d’armes nucléaires, la Syrie a pointé ses armes sur la tête d’Israël.

Nous savons où ils veulent en venir. Et si Israël doit survivre à ce tsunami islamiste, les choses vont sûrement devenir hideuses, très violentes et très vite.

Pour faire face à ces menaces massives, Israël pourrait véritablement utiliser le soutien des USA même si cela n’est que rhétorique.

Maintenant que nous avons éclairci cela, nous devons reconnaître comment il se fait que nous soyons parvenus à cette période incroyablement dangereuse. Commençons par la Syrie.

Au cours de la fin de semaine, le principal titre au sujet de la réponse des USA à la guerre en Syrie a été que les USA sont préoccupés par une action unilatérale d’Israël.

Le gouvernement syrien commet chaque jour des massacres. Ses opposants, de leur côté, affirment de plus en plus ouvertement leur idéologie jihadiste, poussant les Chrétiens de Syrie à fuir leurs foyers, et la minorité alaouite à craindre pour sa vie.

Mais ce qui inspire le plus de crainte aux Américains, c’est que ces groupes concurrents des parrains du terrorisme et d’assassins de masse trouveront leurs arsenaux détruits par Israël par un acte d’autodéfense. Si cela résonne familièrement, c’est bien le cas. C’est après tout le principal souci d’Obama au sujet de l’Iran et de son programme d’armes nucléaires.

S’adressant à des journalistes lors d’une conférence de presse lundi, les adjoints à la politique étrangère d’Obama ont proclamé qu’il « reste du temps et de l’espace » (quoi que cela signifie), pour parvenir à une sorte d’accord avec l’Iran.

Il est important de noter que dans le meilleur des cas, cet accord ne mettrait pas fin au programme d’armement nucléaire de l’Iran. Il pourrait temporairement ralentir l’enrichissement de l’uranium de l’Iran mais ne le ferait probablement même pas. A ce stade, l’accord le plus probable n’aurait aucun impact quoiqu’il en soit sur la progression de l’Iran vers un arsenal nucléaire mais servirait à ralentir l’imposition de sanctions sur les exportations de pétrole iranien.

C’est à dire qu’à ce point, si l’on parvient à un accord avec tout le « temps et l’espace » disponible pour Obama, un tel accord bénéficiera seulement à l’Iran, y compris en faveur de son programme d’armes nucléaires, qui je le répète, ne sera pas annulé, arrêté ou diminué.

Beaucoup de gens ont critiqué Obama en arguant qu’il n’a aucune politique pour la Syrie. Mais en vérité, il en a une. Il considère la Syrie comme il voit l’Iran. Dans les deux cas, son principal souci est d’empêcher Israël de se défendre.