
Adaptation française de Sentinelle 5772 ©
Jerusalem Post 02/08/2012
Pourquoi Obama et ses adjoints font–ils maintenant d’Israël une question partisane et attaquent–ils les Républicains pro–Israël.
Moins de 100 jours avant les élections présidentielles aux USA, le gouvernement Obama dénie ouvertement à Israêl la souveraineté sur Jerusalem. Cela peut–il conquérir des électeurs ?
La semaine dernière, le Comité d’Urgence pour Israël a publié une publicité titrée : « Ô Jerusalem ». Cette pub montrait des officiels du gouvernement se tortillant si on leur demandait de nommer la capitale d’Israël, et soulignait les refus récents des porte–parole de la Maison Blanche et du département d’Etat de reconnaître que Jerusalem est la capitale d’Israël. Le message sous–jacent de la pub était que la politique du gouvernement est à côté de la plaque par rapport à l’opinion de la majorité des Américains.
La position de Barack Obama est certainement un mensonge outrancier. L’acte de 1995 sur l’ambassade de Jerusalem, adopté presque à l’unanimité par les deux chambres du Congrès, a déclaré explicitement que la politique des Etats–Unis est que Jerusalem est reconnue comme la capitale d’Israël. La loi autorisait le président à retarder le transfert de l’ambassade des USA de Tel Aviv à Jerusalem pour des raisons de sécurité nationale. Mais la reconnaissance de Jerusalem comme capitale d’Israël par la loi était inconditionnelle.
Pendant sa visite en Israël au début de cette semaine, le candidat présidentiel Républicain présumé Mitt Romney a souligné le fait qu’il considère l’avis du consensus sur Jerusalem du public américain.
Dans son discours à Jerusalem dimanche après–midi, Romney a dit simplement : « C’est une expérience profondément émouvante d’être à Jerusalem, la capitale d’Israël ».
De façon prévisible, les Palestiniens enragèrent.
De façon aussi prévisible, les Palestiniens reprochèrent à Romney une autre déclaration qu’il fit, également enracinée dans le consensus bipartisan américain.
Romney remarqua que toutes choses égales par ailleurs, les cultures qui font respecter et protègent les libertés politiques et économiques sont plus prospères que les cultures qui ne le font pas.
Lors d’une réunion à un petit déjeuner avec ses partisans américains à Jerusalem mardi, Romney nota que le revenu par tête en Israël est significativement plus élevé que celui des Palestiniens dans des zones gouvernées par l’Autorité Palestinienne, exactement comme le revenu par tête aux USA est plus élevé que celui du Mexique, et le revenu par tête au Chili par rapport à l’Equateur.
Il est difficile de songer à une critique plus anodine de la société palestinienne que la comparaison de Romney entre l’économie palestinienne et les économies du Mexique et de l’Equateur. Romney aurait pu facilement aller beaucoup plus loin sans même quitter les confins de la sagesse convenue. Par exemple, il aurait pu mentionner – comme Obama le fit dans son discours au Caire en juin 2009 – que les sociétés musulmanes investissent bien moins dans l’éducation que ne le font les sociétés non musulmanes.
Ou il aurait pu souligner – comme la secrétaire d’Etat Hillary Clinton l’a souvent fait pendant son mandat au Sénat des USA – que les institutions officielles palestiniennes endoctrinent les enfants palestiniens dans une culture de mort, leur enseignent la haine des Juifs et l’aspiration à devenir des islamikazes à la bombe dans un jihad destiné à l’éradication physique d’Israël.
Il était prévisible que les Palestiniens condamnent Romney pour son soutien habituel à Israël et sa critique molle des Palestiniens, parce qu’il rejettent toute critique de leur comportement et prennent ombrage de toute mesure que quelqu’un prend pour suggérer l’acceptation de l’Etat juif ou la reconnaissance de l’histoire juive.
Ce comportement est commun à tous les groupes de la société palestinienne, du Hamas au Fatah jusqu’aux soi–disant réformateurs libéraux. En prolongement de cela, alors que le Hamas sa condamné des visites à Auschwitz comme aidant « Israël à répandre le mensonge de l’Holocauste… et de se gagner la sympathie internationale… aux dépens des Palestiniens », les présumés modérés, l’Organisation palestinienne libérale pour la Dignité a condamné l’Union Européenne pour avoir augmenté ses liens commerciaux avec Israël.
L’UE est le plus gros soutien financier de l’AP. Sa politique à l’égard d’Israël est en alignement total avec ce que les Palestiniens soi–disant modérés proclament vouloir dans un accord de paix avec Israël, y compris la partition de Jerusalem, et l’expulsion de 600.000 juifs de Juifs de Judée et de Samarie et des quartiers construits en dehors des lignes d’armistice de 1949 à Jerusalem. Pourtant, comme Shoshana Bryen du ‘Jewish Policy Center’ l’a rapporté, pour avoir seulement relevé les liens commerciaux entre l’UE et Israël, les Palestiniens pour la Dignité ont annoncé à ses membres qu’ils vont « organiser une protestation contre la dernière manifestation de la complicité de l’UE et remettre en question leur présence et leurs opérations en Palestine ».
Suivant la nature routinière de l’hystérie palestinienne contre Romney, et le consensus bipartisan sur lequel les remarques de Romney étaient fondées, il n’y avait aucune raison pour que ses remarques ou la réponse des Palestiniens à ses remarques puissent déclencher la moindre controverse aux USA. En fait, suivant le fait qu’aussi bien la loi des USA et la majorité des Américains respectent la détermination d’Israël pour que Jerusalem soit leur capitale, on aurait pu considérer comme acquis qu’Obama acquièsce et espérer éviter une nouvelle discussion sur la question.
Certainement, étant donné qu’il a fait des déclarations semblables – en fait plus fortes que – les déclarations de Romney sur les origines culturelles de la prospérité économique, on aurait pu supposer qu’Obama et ses adjoints n’auraient pas tenu compte de la description ridicule de la déclaration de Romney par le porte–parole de l’AP Saeb Erekat, comme « raciste ».
Comme c’est la période des élections, et que le candidat Obama a déclaré son soutien à Jerusalem comme capitale d’Israël en 2008, le gouvernement Obama pourrait raisonnablement avoir adopté Jerusalem comme capitale d’Israël.
Mais étonnamment, le gouvernement Obama a choisi la tactique opposée. Obama et ses adjoints des media ont saisi la critique des Palestiniens sur Romney comme la preuve qu’en adoptant le consensus sur Israël, Romney avait commis un impardonnable faux pas diplomatique.
D’abord il y a eu la déclaration de la Maison Blanche lundi sur Jerusalem. Plutôt que de rester tranquille, Obama a redoublé. Dans un échange avec la presse, le porte parole adjoint de la Maison Blanche Josh Earnest n’a pas seulement refusé de reconnaître que Jerusalem est la capitale d’Israël. Mais Il a attiré l’attention sur la différence entre la position de Romney et celle du gouvernement et nia qu’Israël ait une capitale.
Selon les termes d’Earnest : « Notre avis est que [la position de Romney sur Jerusalem capitale d’Israël] est une position différente de celle du gouvernement. L’avis du gouvernement est que la capitale doit être déterminée dans les négociations sur la statut final entre les deux parties ».
Dans le même temps, les adjoints aux media d’Obama ont concentré leur rage sur la déclaration de Romney sur les sources culturelles de la prospérité économique.
David Rothkopf dans ‘Foreign Policy’ a condamné la déclaration de Romney comme raciste.
Thomas Friedman du ‘New York Times’ a accusé Romney de « ne pas savoir de quoi il parlait ».
Rothkopf et Friedman – et un choeur de leurs collègues de la Gauche encore plus hystérique – lâchèrent leurs attaques contre Romney avec des assauts frontaux contre le principal donateur Républicain Sheldon Adelson et d’autres Juifs américains partisans de Romney. Ces dénonciations étaient – pour le moins – perfusées d’insinuations antisémites.
Rothkopf écrivit qu’en adoptant Israël lors « d’une levée de fonds pour complaire aux gros donateurs – y compris Sheldon Adelson, Romney a montré sa volonté de sacrifier les intérêts des USA en échange d’argent frais politique ».
Le totalité de l’article de Friedman était une épître contre les Juifs américains pro–Israël qui contribuent aux campagnes des candidats qui soutiennent Israël. Il argumenta que dans la recherche des dollars de ces Juifs américains, les politiciens Républicains avaient abandonné l’intérêt national de l’Amérique. En d’autres mots, Friedman prétendit que l’argent juif américain entraîne les Républicains à trahir leur pays.
Friedman a écrit : « Le principal lobby pro–Israël, l’AIPAC, s’est transformé en arbitre redouté de quels législateurs sont ‘pro’ et lesquels sont ‘anti–Israël’, et en conséquence, lesquels doivent recevoir des donations et lesquels non ».
De leur côté, les attaques répétées d’Obama sur la souveraineté israélienne sur Jerusalem, et les attaques de ses adjoints sur les politiciens pro–Israël, n’ont aucun sens. Au cours des deux dernières années, les dirigeants Démocrates ont insisté sur le fait que le soutien à Israël est bipartisan.
L’an dernier, la présidente du Comité National Démocrate, la représentante Debbie Wasserman Schultz a exigé que ses collègues Républicains évitent de faire d’Israël une « question barrage » qui distinguerait les Démocrates des Républicains.
Mais de nouveau, les déclarations de Romney sur Jerusalem n’ont rien fait de la sorte. Elles étaient l’incarnation du consensus bipartisan. C’est Obama qui fait la distinction entre les positions des deux Partis sur Israël.
C’est Obama qui fait de son hostilité envers Israël une question qui coince.
Alors que les Républicains répètent des positions traditionnelles, les Démocrates transforment les déclarations conventionnelles de bonne entente avec l’Etat juif en une controverse. C’est la Maison Blanche avec Obama et ses adjoints qui accusent ceux qui ont reconnu la capitale d’Israël d’être des pyromanes diplomatiques. Ce sont les Démocrates qui diabolisent les partisans américains d’Israël comme déloyaux.
L’attaque d’Obama contre Romney est une extension et une amplification de la campagne de ses mandataires de ‘J Street’ contre les membres du congrès Allen West de Florida et Joe Walsh de l’Illinois. Le mois dernier, J Street a publié des pubs attaquant West et Walsh comme étant encore plus pro–Israël que la plupart de leurs collègues. Après le retour de Romney d’Israël, J Street a publié une nouvelle pub attaquant Romney pour être presque aussi pro–Israël que West et Walsh.
Qu’est–ce qui a changé ? Pourquoi Obama et ses adjoints soulignent–ils aujourd’hui l’hostilité d’Obama ? Pourquoi font–ils de l’hostilité à Israël une question partisane et attaquent–ils les Républicains pour être pro–Israël ?
La plus grande part de la réponse a été apportée par le président de J Street, Jeremy Ben Ami, la semaine dernière. Dans un entretien avec le ‘New York Times’ Ben Ami explique : « Chaque résultat démontre qu’il n’y a tout simplement rien de tel qu’un problème juif pour le président. Les gens qui ne votent que sur Israêl n’ont pas voté pour Obama la dernière fois et savent déjà pour qui ils voteront ».
En d’autres termes, Obama a abandonné le vote pro–Israël. Il se consacre au vote anti–Israël et au vote indifférent à cet égard. C’est vrai, Obama vend outrageusement sa plateforme anti–Israël comme pro–Israël. Par exemple, les pubs de l’attaque de J Street sur les membres du Congrès pro–Israël West et Walsh les présentent ridiculement comme « anti–Israël ».
De même, Friedman et Rothkopf écrivent qu’en soutenant Israël, Romney nuit à Israël, parce que c’est l’intérêt vital d’Israël d’être diplomatiquement contraint à céder à ses ennemis palestiniens.
Bien que cela semble tout simplement ridicule, c’est véritablement insidieux. Ces arguments sont des messages implicites destinés à trois groupes. Pour les antisémites purs et durs, ils renforcent la vision paranoïaque que les Juifs et Israël sont si puissants que même le président a peur de dire ouvertement ce qu’il pense de nous.
Pour ceux qui haïssent Israël de façon consciente socialement, le message les autorise à continuer de dénigrer Israël sans crainte d’être accusés des antisémites.
Et pour les Juifs américains indifférents à Israël, les messages leur donnent une couverture pour voter Obama sans avoir à admettre qu’ils ne peuvent moins se soucier d’Israël.
La stratégie de campagne pour la réélection d’Obama a mystifié beaucoup d’observateurs. Pourquoi, se demandent–ils, joue–t–il vers sa base plutôt que de se tourner vers le Centre ? De même que ses attaques contre la libre entreprise et les Catholiques, ses attaques contre Israël semblent indiquer qu’il ne se soucie pas d’être réélu.
Mais ce n’est pas le cas. A l’évidence, la stratégie de campagne d’Obama est de conduire de multiples micro campagnes plutôt qu’une seule campagne nationale. Apparemment ses données indiquent qu’il gagnera ou perdra l’élection selon la façon dont quelques districts clés des ‘Etats bascules’ voteront. S’appuyant sur ces données, les stratèges de sa campagne en ont simplement conclu que certains de ces districts décisifs sont peuplé d’antisémites, de gens qui haïssent Israël et de Juifs pour qui ses positions anti–Israël absurdes résonnent.
A côté de cela, ces positions résonnent clairement pour lui. Par conséquent, elles formeront certainement la base de sa politique envers Israël s’il gagne un second mandat à son poste.
BR>caroline[at]carolineglick.com

2 Responses to Caroline Glick- Ca coince entre Israël et Obama
observatoiredumensonge August 5, 2012
Obama est musulman ce qui explique sa politique car contrairement aux juifs qui expriment des idées incompatibles, l’Islam n’a qu’une voix et poursuit sa croisade. Le drame occidental est de ne pas voir qu’Israel n’est qu’un avant-poste et que c’est bien tout l’Occident, les blancs quoi, qui sont visés. Soit ils deviendront des “shimmys” ou sous-hommes soit ils périront et exit le blanc…
barenfeld August 5, 2012
» Si je t’oublie, ô Jérusalem,
que ma main droite se dessèche!
Que ma langue s’attache à mon palais
si je perd ton souvenir,
si je ne mets Jérusalem
au plus haut de ma joie! »
Je ne pourrais jamais t’oublier ,tu es ma chair ,mon sang et mon avenir .
Yeroushalaim ,capitale d’Israel ,une et indivisible.