Hier, la médaille des Justes parmi les nations a été remise, à titre posthume, à Lucile Godrie pour avoir sauvé une famille juive à Niort pendant la guerre.
Quiconque sauve une vie sauve l’Univers tout entier. En citant la phrase du Talmud, qui figure sur la médaille des Justes parmi les nations, le représentant de l’ambassade d’Israël en France a donné toute la mesure de la cérémonie qui a honoré une famille, hier matin à l’hôtel de ville. Luce Psaltis Godrie a reçu en main cette distinction, la plus haute de l’Etat juif, décernée à titre posthume par le Mémorial Yav Yashem à sa mère Lucile Marie Godrie, pour avoir sauvé pendant la Seconde Guerre la famille Bodenheimer. Au 110, rue de Grange à Sainte–Pezenne, la famille Godrie a hébergé et protégé, au péril de sa vie, le couple et leurs deux enfants qui avaient échappé de peu à la rafle du Vel’d’hiv à Paris.

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