Mais qui a mandaté le Patriarche maronite Bechara Raï de choisir entre la peste et le choléra et d’encenser le Hezbollah, la Syrie et l’Iran ? Des vidéos accablent son choix !

Mais qui a mandaté le Patriarche maronite Bechara Raï de choisir entre la peste et le choléra et d'encenser le Hezbollah, la Syrie et l'Iran ? Des vidéos accablent son choix !

Le Patriarche maronite Bechara Raï, soutenu par le général Michel Aoun et son Courant Patriotique Libre (CPL), semble avoir tranché et opté pour le soutien au régime syrien et à l’alliance des minorités. Il l’a confirmé à travers ses nombreuses déclarations depuis l’été dernier. Contre toute logique, le chef de l’Eglise maronite s’est mis dans l’embarras du choix entre la peste et le choléra. Après son élection à la tête de l’Eglise maronite, le 15 mars 2011, le Patriarche Bechara Raï a fait l’unanimité au sein de sa communauté et au-delà. Il s’est montré très ouvert au dialogue, et les Libanais voyaient à l’occasion de cette succession une possibilité de tourner la page avec la Syrie. Car, en raison de son hégémonie sur le Liban, la confiance était rompue avec Damas. Lors de ses premières déclarations, et sans désavouer son prédécesseur, Raï annonçait sa volonté de se rendre dans toutes les paroisses de son Eglise, et surtout en Syrie. Mais cette normalisation n’a pas eu lieu. Car le jour de l’élection de Raï, à Bkerké, le régime syrien réprimait les enfants de Deraa, déclenchant la révolte de la dignité, transformée en révolution généralisée, puis en quasi guerre civile. Dès lors, l’objectif initial de Raï de normaliser avec Damas n’avait plus lieu d’être. Mais au lieu de s’adapter aux changements intervenus en Syrie, le Patriarche a maintenu le cap avec le risque de dilapider les acquis et de mettre les chrétiens de Syrie en danger. En effet, au lieu de prendre ses distances avec l’actualité brûlante en Syrie, et au lieu de défendre le droit du peuple syrien à réclamer sa liberté, et d’accompagner la révolution conformément aux souhaits des chrétiens de ce pays pour les protéger, le Patriarche a choisi de soutenir le régime oppresseur. Et ce, alors qu’à l’exception de certains opportunistes, les chrétiens de Syrie sont en grande majorité engagés dans la révolution. Les fidèles et les prêtres ont transformé les églises en dispensaires, les mosquées étant bombardées. Plusieurs personnalités chrétiennes figurent parmi les dirigeants du Conseil National Syrien. Dans l’esprit des activistes, l’Eglise doit, au mieux, s’engager dans la lutte pour la liberté et la dignité conformément aux valeurs de la chrétienté ; au pire, s’abstenir de défendre le régime. Ils affirment que Bachar Al-Assad s’est autoproclamé défenseur des minorités, mais qu’en réalité, il les prend en otage et se protège derrière elles. Malgré tous les reproches qui lui ont été faites, et pour des raisons que lui seul et les Services syriens connaissent, le Patriarche a tenu à défendre l’option du régime syrien. Il s’est même rapproché de l’Iran à travers un responsable du Centre Catholique d’Information, devenu une agence de presse du régime syrien. Au nom du dialogue entre les religions, ce prêtre proche de Raï s’est rendu à Téhéran à l’automne dernier ! Cette politique incompréhensible pour la majorité des Chrétiens d’Orient, pour les souverainistes libanais et pour la classe politique y compris en Occident, a délié les langues. Depuis plusieurs mois, les rumeurs se succèdent aux révélations pour tenter d’expliquer l’attachement du Patriarche au régime syrien. Pour les uns, le Patriarche est victime d’un chantage exercé par les Services d’Assad qui disposeraient de dossiers compromettants. Pour les autres, le Patriarche est convaincu de la nécessité de renforcer l’alliance des minorités entre les Chrétiens, les Chiites et les Alaouites, l’option chère au général Michel Aoun. Il convient de rappeler que depuis plus de 40 ans, les dictatures arabes en général et la Syrie en particulier ont décapité les Frères musulmans, au prix de milliers de morts, de prisonniers et de disparus, favorisant indirectement l’émergence d’un courant bien plus dangereux représenté par Al-Qaïda. Mais depuis la chute de Tora-Bora en Afghanistan, les principaux dirigeants d’Al-Qaïda se sont réfugiés en Iran qui les a exploité, avec la Syrie, en Irak et au Yémen notamment. Accessoirement, la Syrie a implanté le groupe palestinien Fatah Al-Islam au Liban, sous le label Al-Qaïda. De ce fait, il ne fait plus aucun doute que les djihadistes sunnites commandés depuis Téhéran et Damas rendent d’inestimables services à l’axe syro-iranien. Au Yémen, Al-Qaïda armée par la République islamique, encerclent l’Arabie saoudite. Au Liban, les radicaux sunnites, bénéficiant des lignes rouges de Hassan Nasrallah , servent de couverture pour déstabiliser le Liban et pousser les Chrétiens terrorisés à demander la protection du Baath laïc. Les Brigades Abdallah Azzam d’Al-Qaïda viennent à cet égard de confirmer que  » le régime syrien et le Hezbollah leur avaient commandité des attentats et des assassinats au Liban « . En Irak, Téhéran et Damas ont mis en échec la démocratisation du pays et provoqué la défaite américaine tant vantée par la Syrie. Mais la médiatisation de la menace d’Al-Qaïda a aussi et surtout permis à l’Iran d’exporter sa révolution chiite, bien plus radicale et plus dangereuse. Les attentats et tentatives d’attentats à travers le monde (Amérique du Sud et Asie centrale et sud-est asiatique notamment) en attestent, ainsi que l’infiltration chiite en Afrique . Pour s’en convaincre, il convient de lire ou relire  » la complémentarité entre Al-Qaïda et le Hezbollah  » , et de revoir les déclarations de Hassan Nasrallah dans les années 1980 (vidéos ci-dessous), quand il confirmait son adhésion au projet iranien de  » Wilayat el-Faguih « , son appartenance à l’armée du Guide iranien, et son objectif à long terme de faire du Liban un Etat islamique intégrant le grand Etat islamique iranien. Dans ces deux premières vidéos sous-titrées, Nasrallah expliquait son objectif ultime.

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