Liban : des accrochages à Beyrouth ravivent la mémoire, à la veille du triste célèbre anniversaire du 13 avril 1975

Après les accords du Caire de 1969, financés par les pays arabes et armés particulièrement par la Syrie, les Palestiniens de l’OLP ont souvent violé la souveraineté libanaise, particulièrement en 1973, poussant les souverainistes Chrétiens à s’armer. Le 13 avril 1975, leur ultime provocation à Aïn El-Remaneh a constitué l’étincelle qui a mis le feu aux poudres. Alors que le Liban retient son souffle, à la veille du 37ème anniversaire du déclenchement de la guerre, le 13 avril 1975, à Aïn El-Remaneh, entre les souverainistes chrétiens représentés à l’époque par le parti chrétien Kataëb, ancêtre des Forces Libanaises (toujours les mêmes), et les Palestiniens (remplacés aujourd’hui par d’autres alliés et agents de la Syrie et de l’Iran), des accrochages ont opposé, ce 12 avril 2012 au soir, des miliciens du Mouvement Amal (Chiite) et du Hezbollah (Chiite également), alors que les deux organisations sont alliées à la Syrie et à l’Iran.

Les deux parties utilisent des armes légères et moyennes à Chiyah (quartier proche de Aïn El-Remaneh) et à Ghbeïry. Selon plusieurs sources libanaises, les combats de rues ont déjà fait au moins 3 blessés. Après les agressions syriennes répétitives à la frontière nord du Liban, dont la dernière a fait un mort ( cameraman de la télévision  » New TV  » ), les enlèvements et tentatives d’enlèvement d’opposants syriens réfugiés au Liban par des agents de la Syrie, et après la tentative d’assassinat sur Samir Geagea , chef du parti des Forces Libanaises et principal pilier des souverainistes de l’Alliance du 14 mars, les Libanais redoutent une exportation de la crise syrienne vers le Liban. Les accrochages de ce soir entre deux alliés chiites de Damas, seraient ainsi commandités pour détourner l’attention, le régime de Bachar Al-Assad cherchant une diversion lui permettant de ne pas respecter le cessez-le-feu . A travers ses mensonges, ses manœuvres et ses tergiversations, le régime syrien prouve qu’il n’est pas réformable. Toute réforme significative provoque sa chute. A Damas, les stratèges estiment que leur dernière carte pouvant encore les sauver est de transférer leur crise. Le Liban, malade de ses dirigeants et victime des milices, est ainsi un terrain fertile susceptible de sauver la République héréditaire des Assad. L’obstacle unique à ce plan syrien reste à présent Samir Geagea. Ce qui accentue les menaces sur lui et ses proches. Cliquez ici pour revoir comment l’histoire se répète au Liban : un document de la Télévision Suisse Romande de 1969 le prouve Stefano B.C.

Lire l’article complet sur MediArabe.info

Share This

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>