Egypte

Egypte: un autre candidat présidentiel disqualifié

LE CAIRE, Egypte ” La commission électorale égyptienne a éliminé, mardi, un autre candidat à l’élection présidentielle des 23 et 24 mai, en application d’une nouvelle loi interdisant aux responsables du régime déchu d’Hosni Moubarak de participer à des élections pendant dix ans, selon l’agence de presse officielle MENA. Ahmed Shafiq, dernier premier ministre du président Moubarak avant sa démission sous la pression de la rue le 11 février 2011, est le onzième candidat présidentiel à être disqualifié. Il reste une douzaine de candidats en lice pour la présidentielle, parmi lesquels des islamistes et l’ancien secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. La loi interdisant la candidature des anciens responsables du régime Moubarak a été adoptée par le Parlement à majorité islamiste et ratifiée par le Conseil militaire qui dirige le pays jusqu’à l’élection d’un président.

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L’Egypte annule l’accord sur les fournitures de gaz en Israël

Dans la soirée du 22 avril les autorités d’Egypte ont rompu à titre unilatéral l’accord sur les fournitures de gaz en Israël. L’accord restait en vigueur depuis la signature du taité de paix entre les deux pays en 1979 et et constituait une composante économique de ce dernier.

Le chef de l’opposition, Shaul Mofaz, a déjà qualifié la rupture de l’accord sur les fournitures de gaz de « violation effrontée du traité de paix entre Israël et l’Egypte » et a appelé les autorités des Etats–Unis en tant que garant des accords de 1979 à intervenir.

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Le parlement égyptien réclame la démission du grand mufti du Caire

Le parlement égyptien a réclamé dimanche la démission du grand mufti du Caire Ali Gomaa, l’une des plus hautes autorités religieuses d’Egypte, dont la visite à Jérusalem mercredi à suscité la polémique dans le pays et dans la région.

Ali Gomaa, qui a confié s’être rendu à Jérusalem pour la première fois, s’est attiré les foudres des islamistes radicaux hostiles à toute initiative susceptible de reconnaître le contrôle d’Israël sur la ville.

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Soudan du Sud: Omar el-Béchir se fait menaçant

Mercredi, le président soudanais a menacé de renverser le gouvernement sud-soudanais, après avoir accusé le Sud de tenter de renverser son gouvernement. Omar el-Béchir a poursuivi sa rhétorique menaçante jeudi lors d’un discours devant une brigade de «défense populaire» qui doit se diriger vers Heglig. La cérémonie a eu lieu à Al-Obeid, dans l’Etat de Kordofan. «Le Soudan va couper la main qui lui fait du mal», a dit Omar el-Béchir, un ancien officier de l’armée soudanaise qui a combattu l’Armée populaire de libération du Soudan durant la guerre civile de 1983-2005. Omar el-Béchir a pris le pouvoir à Khartoum lors d’un coup d’Etat militaire en 1989. La prise d’Heglig par les troupes sud-soudanaises «a ravivé l’esprit du jihad et du martyre chez le peuple soudanais», a-t-il dit aux 2300 hommes de la brigade, selon les propos rapportés par l’agence de presse soudanaise. D’après le porte-parole du gouvernement sud-soudanais, Barnaba Marial Benjamin, le Soudan du Sud ne considère pas être en guerre contre le Soudan. Le Sud défend un territoire qu’il estime être le sien en vertu des frontières définies en 1956 par les colonisateurs britanniques, a-t-il dit. «Jusqu’à maintenant, nous ne sommes pas entrés au Soudan, a assuré M. Benjamin. Omar el-Béchir, accusé de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au Darfour par la Cour pénale internationale, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.

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La visite du mufti d’Egypte à Jérusalem fait des remous

La visite du mufti d’Egypte Ali Gomaa à Jérusalem a fait des remous dans son pays, où la normalisation des relations avec Israël reste une question ultra-sensible. L’institution islamique d’al-Azhar, la plus prestigieuse de l’islam sunnite, devait se réunir jeudi pour évoquer cette visite, tandis que les Frères musulmans l’ont condamnée en la qualifiant de “catastrophe” pour la cause palestinienne. L’Egypte est le premier pays arabe à avoir signé la paix avec l’Etat hébreu en 1979, mais la population comme l’intelligentsia restent largement opposées à toute normalisation des relations bilatérales tant que la paix n’aura pas été réalisée avec les Palestiniens.

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Egypte: trois candidats exclus font appel

LE CAIRE, Egypte ” Trois des principaux candidats à la présidentielle égyptienne ont déposé des demandes d’appel, lundi, après que la commission électorale eut invalidé leur candidature, remaniant une course présidentielle déjà tumultueuse et une transition politique toujours incertaine. Le candidat islamiste ultraconservateur Hazem Abu Ismail, l’islamiste modéré Khairat el-Shater, des Frères musulmans, et l’ancien chef du renseignement Omar Suleiman ont été exclus de la présidentielle avec sept autres candidats samedi, pour des raisons d’ordre juridique. Des représentants des trois candidats ont fait appel de la décision lundi, avant la date limite. La commission électorale devrait annoncer mardi quelles demandes d’appel elle examinera. La liste officielle des candidats sera rendue publique le 26 avril, moins d’un mois avant l’élection présidentielle, prévue les 23 et 24 mai. La décision de disqualifier les candidats et la possibilité que la décision soit renversée en appel a injecté une dose d’incertitude dans la première élection présidentielle libre de l’histoire de l’Egypte, un peu plus d’un an après le renversement d’Hosni Moubarak, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 29 ans. Plusieurs observateurs ont mis en doute l’indépendance de la commission, formée de juges nommés par l’ancien régime, et l’équité du processus électoral. La commission électorale n’a pas expliqué les raisons de l’exclusion des dix candidats. La disqualification de deux des plus importants candidats islamistes a poussé plusieurs Egyptiens à conclure que la commission est manipulée par le conseil militaire au pouvoir, qui a promis de transférer la gestion du pays à une autorité civile après l’élection d’un nouveau président. Hazem Abu Ismail, un avocat devenu militant salafiste qui compte de nombreux partisans dévoués, aurait été exclu parce que sa mère, aujourd’hui décédée, aurait détenu la double citoyenneté égyptienne et américaine. En vertu de la nouvelle loi électorale égyptienne, un candidat, sa femme et ses parents ne peuvent détenir la citoyenneté d’un autre pays que l’Egypte. M. Abu Ismail s’est demandé pourquoi la commission n’avait pas publié les documents qui prouveraient que sa mère avait la citoyenneté américaine. «Je les mets au défi de publier tout document qu’ils ont», a-t-il dit en sortant de l’édifice de la commission électorale, après avoir déposé sa demande d’appel. Il a affirmé que les documents utilisés contre lui n’avaient pas de sceau officiel. «C’est un scandale politique et juridique. (…) Nous nous élèverons contre l’injustice et la tyrannie et nous n’accepterons jamais une décision illégale et inconstitutionnelle», a déclaré M. Abu Ismail. «Le conseil militaire et les Etats-Unis ne font qu’un!» ont scandé ses partisans devant l’édifice, faisant écho à l’allégation de M. Abu Ismail, qui pense que sa disqualification est le fruit d’une conspiration des pouvoirs intérieurs et étrangers. La candidature de Khairat el-Shater a été rejetée à cause de son dossier criminel. Comme plusieurs autres militants des Frères musulmans, il a été emprisonné sous le régime Moubarak, avant d’obtenir l’amnistie cette année. Selon ses avocats, cela signifie qu’il a le droit de se porter candidat. L’analyste Yousri Ezbawy, du Centre Al-Ahram sur les études politiques et stratégiques, estime que la commission électorale n’agit pas de façon transparente et n’est pas assez claire au sujet de ses décisions. «Il y a un manque de confiance envers le système et à cause de cela, personne ne comprend vraiment ce qui se passe», a affirmé M. Ezbawy. Selon lui, la commission électorale obéit probablement aux ordres des généraux qui ont pris le pouvoir après le renversement d’Hosni Moubarak. «C’est un geste politique d’exclure Hazem Abu Ismail de la course et d’ouvrir la voie au candidat du conseil», a-t-il dit, en référence au Conseil suprême des forces armées qui dirige le pays. Malgré leur promesse de remettre le pouvoir aux civils, les généraux veulent que le ministère de la Défense et son budget soient exclus du contrôle civil. Pour cela, il auront probablement besoin d’un candidat docile. D’après M. Ezbawy, le candidat favori des militaires est probablement Amr Moussa, ancien ministre des Affaires étrangères de Moubarak et ancien secrétaire général de la Ligue arabe. Mais d’autres experts estiment que le candidat des militaires est Omar Suleiman, qui a été chef du renseignement et vice-président sous Moubarak. Sa disqualification de la course a donc été une surprise. M. Suleiman a envoyé l’un de ses collaborateurs faire appel de la décision dimanche. L’équipe de M. Suleiman affirme qu’il a été disqualifié à cause d’un problème dans la compilation des signatures de citoyens qui l’appuient. Cela signifie qu’il a peu de chances de remporter son appel puisqu’il ne peut soumettre de nouvelles signatures.

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Egypte: dix candidatures sont invalidées

LE CAIRE, Egypte ” Dix candidatures à la présidentielle égyptienne ont été invalidées, dont celle de l’ancien chef du renseignement Omar Suleiman, du responsable de la stratégie des Frères musulmans Khairat el-Shater et du prédicateur radical Hazem Abou Ismail, a annoncé samedi le chef de la Commission électorale. La décision surprise menace d’envenimer une course déjà tumultueuse et de plonger la nation la plus peuplée du monde arabe dans une nouvelle crise politique. Farouk Sultan, chef de la commission suprême à l’élection présidentielle, n’a pas donné les motifs du rejet de ces candidatures. Selon le règlement électoral, les candidats disqualifiés peuvent faire appel de la décision d’ici 48 heures. L’annonce a choqué bon nombre d’Egyptiens, puisque trois des 10 personnes exclues étaient considérées comme faisant partie des meneurs dans cette campagne très polarisée qui a divisé le pays en deux camps : les islamistes et les anciens caciques du régime qui étaient supposément appuyés par les généraux au pouvoir. Si elle est maintenue, la décision transformerait le paysage électoral en faisant disparaître les candidatures les plus puissantes et les plus controversées, pour ne laisser qu’un groupe de modérés. La liste finale des candidats sera annoncée le 26 avril. Treize autres aspirants ont vu leur candidature approuvée, incluant celles de l’ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa, de l’islamiste modéré Abdel-Moneim Abolfotoh, ainsi que de l’ancien premier ministre Ahmed Shafiq, selon M. Sultan. Un porte-parole de la campagne de M. el-Shater, Murad Mohammed Ali, a qualifié la décision de «très dangereuse» et déclaré qu’elle envoyait un message selon lequel «il n’y a pas eu de révolution en Egypte». Des responsables de toutes les campagnes ont indiqué qu’ils iraient en appel. Cette lutte de pouvoir survient plus d’un an après le renversement du président Moubarak lors d’une révolte populaire. La bataille politique s’est envenimée à l’approche de l’élection présidentielle, le mois prochain, lors de laquelle les islamistes espèrent remporter le plus important poste de l’Etat égyptien. Leurs ambitions ont toutefois été remises en question récemment lors du retour sur la scène politique de l’ancien vice-président de M. Moubarak, Omar Suleiman, après une longue disparition de l’espace public. La présidentielle est prévue les 23 et 24 mai prochain, et un éventuel deuxième tour doit avoir lieu les 16 et 17 juin.

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Egypte: une loi priverait les piliers de l’ex-régime de présidence

Le Parlement égyptien, dominé par les islamistes, a adopté jeudi une loi qui exclut les anciens responsables de haut niveau du régime d’Hosni Moubarak de la course à la présidence. Ce texte vise essentiellement à empêcher l’ancien chef des services de renseignement Omar Souleimane de se présenter.

Pour entrer en vigueur, cette loi doit toutefois être promulguée par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis le 11 février 2011, ce qui semble loin d’être acquis. Un ministre du gouvernement transitoire, nommé par l’armée, l’a qualifiée de “déviance” visant une ou deux personnalités.

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