Irak

Nouvelle passe d’armes entre Maliki et Erdogan

BAGDAD (Reuters) – Le Premier ministre irakien a qualifié vendredi la Turquie d’”Etat hostile”, après que le chef du gouvernement turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Nouri al Maliki d’attiser les tensions entre les communautés chiites, sunnites et kurdes à cause à cause de sa gestion “auto–centrée”.

“Les dernières déclarations de M. Erdogan constituent une nouvelle ingérence flagrante à l’encontre des affaires intérieures irakiennes”, a déclaré Maliki dans un communiqué diffusé sur son site internet.

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Un réseau islamiste démantelé à Nice

En 2005, déjà, Nice avait été le théâtre d’une impressionnante descente de la DST : dans les quartiers de la Californie et de Bon-Voyage ainsi qu’à Vence, plusieurs membres présumés d’une filière irakienne avaient été interpellés.Un prédicateur d’un islam radical devaient partir de Nice direction l’Afghanistan. Un contrôle d’identité le jour du départ a mis fin au projet. Omar Diaby devait être leur guide. Le 9 décembre dernier cet habitant des quartiers Est de Nice avait donné rendez-vous à une trentaine de “frères fidèles à Allah” pour l’ultime Choura (réunion) avant le grand départ. Le grand voyage.

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Le Hezbollah dans la tourmente : impliqué dans toutes sortes de trafics, il perd sa popularité

Le Hezbollah dans la tourmente : impliqué dans toutes sortes de trafics, il perd sa popularité

Drogues, viandes avariées, lait pour enfants périmés et armes

Le Hezbollah confirme de plus en plus son statut d’organisation terroriste, perdant celui de résistance depuis la fin de l’occupation israélienne au Liban, en 2000. Son implication dans la répression en Syrie, la production de drogues, ainsi que les crimes et délits perpétrés par ses partisans lui font perdre sa popularité. Il vient d’être pris en flagrant délit, au cours de cette nuit, dans une affaire de transfert d’armes sophistiquées au sud–est du Liban.

Plusieurs scandales liés au Hezbollah ont récemment éclaté au grand jour au Liban, accentuant le malaise au sein de la communauté chiite. L’élite chiite refuse la suprématie d’un Hezbollah qui s’est imposé de facto au nom de la « Résistance » contre Israël. Il est vrai que le mouvement n’a plus rien de résistant depuis le retrait de Tsahal, en 2000. Une majorité de Libanais affirme à cet égard que « depuis que les armes du Parti se sont retournées contre les Libanais, elles ont perdu leur valeur ». Depuis la banqueroute de ses argentiers, dont les escroqueries ont fait perdre plus d’un milliard de dollars aux épargnants, le Hezbollah est en perte de vitesse. De plus en plus de Libanais le considèrent désormais comme une « organisation terroriste » qui s’apparente davantage à « un gang armé du grand banditisme ».

Les sanctions qui frappent l’Iran ont contraint la République islamique à réduire le budget alloué au Hezbollah (plus d’un milliard de dollars par an, sans compter les armes et les munitions), poussant le parti de Hassan Nasrallah à diversifier ses ressources. Mais la vigilance de la communauté internationale a considérablement réduit le flux d’argent depuis l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique du Sud, dont l’origine reste douteuse (trafic, blanchiment…). Face à ces pressions, le Parti de Dieu mène une contre–offensive à plusieurs niveaux :

Il a principalement développé l’industrie de la drogue, en installant plusieurs unités de production de Captagon (près de 500.000 pilules par jour) dans des mosquées chiites dans la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. Selon l’hebdomadaire libanais « Al–Shiraa », une partie de cette industrie était gérée par deux frères d’un député du Hezbollah. Après la saisie du matériel par les forces de sécurité, ces deux frères ont disparu. Grâce aux chefs de la sécurité du parti, ils ont réussi à s’enfuir par avion vers l’Irak.

Pour des « impératifs sécuritaires », et au nom de la « Résistance », il a installé ses hommes dans les institutions sensibles : Sûreté générale (pour délivrer de vrais–faux passeports et gérer les frontières) et douane (pour couvrir les trafics aux frontières). Ce maillage a permis au Hezbollah de constituer une véritable mafia alimentaire. Grâce à la complicité du ministre de l’Agriculture (membre de la direction du parti), qui délivrait des attestations sanitaires, cette mafia importait de la viande avariée, du poisson périmé, des médicaments falsifiés et du lait en poudre pour enfants dont la date est expirée. Les agents du parti au sein de la Sûreté général laissaient ainsi transiter ces produits par l’aéroport, les ports ou les postes frontaliers, et ses douaniers exemptaient ces produits des taxes dues en déclarant les produits comme du matériel pour la Résistance.

Ironie du sort, il aura fallu que Randa Berri, l’épouse du président du Parlement libanais Nabih Berri, s’empoisonne, avec une cinquantaine d’autres invités de marque, lors d’un dîner officiel donné dans un restaurant 5 étoiles pour que les services de renseignement se mobilisent. Depuis, des dizaines de tonnes de produits sont découvertes tous les jours, et des grossistes liés au Hezbollah sont arrêtés. Le ministre de l’Agriculture tente de minimiser l’affaire et de rassurer les consommateurs, affirmant que « 85% des produits distribués au Liban sont sains ! »

La perte de popularité du Hezbollah s’est accélérée à la faveur de sa participation à la répression en Syrie, et à sa défense acharnée de Bachar Al–Assad. Car les Chiites, indignés, ayant souffert de l’occupation israélienne, affirment qu’« il est inconcevable que leur résistance au Liban puissent se transformer en force d’occupation en Syrie ». Au fil des jours, la colère monte au sein de la communauté chiite qui assiste, impuissante, aux obsèques de dizaines de combattants morts en Syrie, sans pouvoir demander des explications, ou réclamer des comptes.

Face à la dégradation de son image, particulièrement dommageable pour le parti à un an des législatives, le Hezbollah tente de ressouder la communauté et de la mobiliser autour de thèmes confessionnels. Avec la complicité directe du Courant Patriotique Libre du général Michel Aoun, et profitant de la passivité complice du Patriarche maronite, les militants du Hezbollah jouent la provocation. Lundi dernier, des dizaines d’étudiants de l’université catholique des pères Antonins ont exigé une salle de prière en violation des règles de la faculté. Ne l’ayant pas obtenu, ils ont fait la prière dans la cour, devant la direction, soulevant de vives critiques. En réalité, cet acte avait pour objectif de provoquer un incident pour démontrer à la communauté chiite qu’elle est victime de ségrégation, afin de mieux ressouder ses rangs. Peine perdue. La manœuvre était tellement grossière qu’elle a échoué.

Il tente de contrôler le secteur bancaire. Plusieurs médias libanais ont relayé, non sans inquiétude, des informations sensibles qui auraient justifié le déplacement d’un responsable du Trésor américain, David Cohen au Liban. Selon ces informations, le Hezbollah contrôle désormais plusieurs banques libanaises et tente d’en accaparer d’autres. Cette OPA sur le secteur bancaire lui permet de contourner les sanctions sur la Syrie et d’en faire profiter les régimes alliés de Damas et de Téhéran.

Le Hezbollah tente de récupérer ses armes stockées en Syrie, craignant qu’elles ne tombent aux mains de l’opposition après la chute du régime. La télévision libanaise « MTV » affirme qu’un camion transportant des armes sophistiquées est tombé en panne, ce vendredi, dans le village de Kherbet Kanafar (sud–est du Liban). Immédiatement, des unités du Hezbollah ont encerclé les lieux, empêchant l’armée libanaise d’intervenir. Selon d’autres sources, le camion transportait des armes très sensibles nécessitant la plus grande discrétion.

Mais en violant les résolutions de l’ONU et en poursuivant ses efforts en matière d’armement, le Hezbollah joue avec le feu et prend le Liban tout entier en otage. Car Israël a déjà prévenu qu’il ne tolérerait aucune provocation, et que sa riposte détruirait tout le Liban, contrairement à 2006 où Tsahal avait essentiellement visé le Hezbollah et ses infrastructures. La communauté chiite refuse de supporter les conséquences de l’aventurisme et de la politique hasardeuse du Parti dont elle se désolidarise. Plusieurs personnalités chiites affirment que « les agissements du parti relèvent davantage du grand banditisme que d’un mouvement politique. Ils précipitent sa chute dans le sillage de celle d’Assad en Syrie ». Dans tous les cas, ajoute un universitaire proche du Courant Libanais (un mouvement chiite de la troisième voie), « le Hezbollah ne trouvera plus personne pour le défendre et l’accueillir, s’il provoquait une nouvelle guerre avec Israël. Les Chiites sont excédés par son comportement, les Sunnites s’en méfient depuis la Razzia de Beyrouth en mai 2008, et les Syriens le vomissent depuis qu’il les réprime ».

Stefano B.C.

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Mais qui a mandaté le Patriarche maronite Bechara Raï de choisir entre la peste et le choléra et d’encenser le Hezbollah, la Syrie et l’Iran ? Des vidéos accablent son choix !

Mais qui a mandaté le Patriarche maronite Bechara Raï de choisir entre la peste et le choléra et d'encenser le Hezbollah, la Syrie et l'Iran ? Des vidéos accablent son choix !

Le Patriarche maronite Bechara Raï, soutenu par le général Michel Aoun et son Courant Patriotique Libre (CPL), semble avoir tranché et opté pour le soutien au régime syrien et à l’alliance des minorités. Il l’a confirmé à travers ses nombreuses déclarations depuis l’été dernier. Contre toute logique, le chef de l’Eglise maronite s’est mis dans l’embarras du choix entre la peste et le choléra. Après son élection à la tête de l’Eglise maronite, le 15 mars 2011, le Patriarche Bechara Raï a fait l’unanimité au sein de sa communauté et au-delà. Il s’est montré très ouvert au dialogue, et les Libanais voyaient à l’occasion de cette succession une possibilité de tourner la page avec la Syrie. Car, en raison de son hégémonie sur le Liban, la confiance était rompue avec Damas. Lors de ses premières déclarations, et sans désavouer son prédécesseur, Raï annonçait sa volonté de se rendre dans toutes les paroisses de son Eglise, et surtout en Syrie. Mais cette normalisation n’a pas eu lieu. Car le jour de l’élection de Raï, à Bkerké, le régime syrien réprimait les enfants de Deraa, déclenchant la révolte de la dignité, transformée en révolution généralisée, puis en quasi guerre civile. Dès lors, l’objectif initial de Raï de normaliser avec Damas n’avait plus lieu d’être. Mais au lieu de s’adapter aux changements intervenus en Syrie, le Patriarche a maintenu le cap avec le risque de dilapider les acquis et de mettre les chrétiens de Syrie en danger. En effet, au lieu de prendre ses distances avec l’actualité brûlante en Syrie, et au lieu de défendre le droit du peuple syrien à réclamer sa liberté, et d’accompagner la révolution conformément aux souhaits des chrétiens de ce pays pour les protéger, le Patriarche a choisi de soutenir le régime oppresseur. Et ce, alors qu’à l’exception de certains opportunistes, les chrétiens de Syrie sont en grande majorité engagés dans la révolution. Les fidèles et les prêtres ont transformé les églises en dispensaires, les mosquées étant bombardées. Plusieurs personnalités chrétiennes figurent parmi les dirigeants du Conseil National Syrien. Dans l’esprit des activistes, l’Eglise doit, au mieux, s’engager dans la lutte pour la liberté et la dignité conformément aux valeurs de la chrétienté ; au pire, s’abstenir de défendre le régime. Ils affirment que Bachar Al-Assad s’est autoproclamé défenseur des minorités, mais qu’en réalité, il les prend en otage et se protège derrière elles. Malgré tous les reproches qui lui ont été faites, et pour des raisons que lui seul et les Services syriens connaissent, le Patriarche a tenu à défendre l’option du régime syrien. Il s’est même rapproché de l’Iran à travers un responsable du Centre Catholique d’Information, devenu une agence de presse du régime syrien. Au nom du dialogue entre les religions, ce prêtre proche de Raï s’est rendu à Téhéran à l’automne dernier ! Cette politique incompréhensible pour la majorité des Chrétiens d’Orient, pour les souverainistes libanais et pour la classe politique y compris en Occident, a délié les langues. Depuis plusieurs mois, les rumeurs se succèdent aux révélations pour tenter d’expliquer l’attachement du Patriarche au régime syrien. Pour les uns, le Patriarche est victime d’un chantage exercé par les Services d’Assad qui disposeraient de dossiers compromettants. Pour les autres, le Patriarche est convaincu de la nécessité de renforcer l’alliance des minorités entre les Chrétiens, les Chiites et les Alaouites, l’option chère au général Michel Aoun. Il convient de rappeler que depuis plus de 40 ans, les dictatures arabes en général et la Syrie en particulier ont décapité les Frères musulmans, au prix de milliers de morts, de prisonniers et de disparus, favorisant indirectement l’émergence d’un courant bien plus dangereux représenté par Al-Qaïda. Mais depuis la chute de Tora-Bora en Afghanistan, les principaux dirigeants d’Al-Qaïda se sont réfugiés en Iran qui les a exploité, avec la Syrie, en Irak et au Yémen notamment. Accessoirement, la Syrie a implanté le groupe palestinien Fatah Al-Islam au Liban, sous le label Al-Qaïda. De ce fait, il ne fait plus aucun doute que les djihadistes sunnites commandés depuis Téhéran et Damas rendent d’inestimables services à l’axe syro-iranien. Au Yémen, Al-Qaïda armée par la République islamique, encerclent l’Arabie saoudite. Au Liban, les radicaux sunnites, bénéficiant des lignes rouges de Hassan Nasrallah , servent de couverture pour déstabiliser le Liban et pousser les Chrétiens terrorisés à demander la protection du Baath laïc. Les Brigades Abdallah Azzam d’Al-Qaïda viennent à cet égard de confirmer que ” le régime syrien et le Hezbollah leur avaient commandité des attentats et des assassinats au Liban “. En Irak, Téhéran et Damas ont mis en échec la démocratisation du pays et provoqué la défaite américaine tant vantée par la Syrie. Mais la médiatisation de la menace d’Al-Qaïda a aussi et surtout permis à l’Iran d’exporter sa révolution chiite, bien plus radicale et plus dangereuse. Les attentats et tentatives d’attentats à travers le monde (Amérique du Sud et Asie centrale et sud-est asiatique notamment) en attestent, ainsi que l’infiltration chiite en Afrique . Pour s’en convaincre, il convient de lire ou relire ” la complémentarité entre Al-Qaïda et le Hezbollah ” , et de revoir les déclarations de Hassan Nasrallah dans les années 1980 (vidéos ci-dessous), quand il confirmait son adhésion au projet iranien de ” Wilayat el-Faguih “, son appartenance à l’armée du Guide iranien, et son objectif à long terme de faire du Liban un Etat islamique intégrant le grand Etat islamique iranien. Dans ces deux premières vidéos sous-titrées, Nasrallah expliquait son objectif ultime.

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L’aide militaire iranienne à la Syrie ne suffit pas à rassurer le dictateur

L'aide militaire iranienne à la Syrie ne suffit pas à rassurer le dictateur

Alors que les Américains mettent en garde contre les livraisons d’armes iraniennes à la Syrie, via l’Irak, un général de l’Armée Syrienne Libre affirme que “Bachar Al-Assad a peur et change souvent de lieu de résidence, en dépit de l’aide militaire iranienne”. Cette peur ne cesse de croître au rythme des défections. Le chef des opérations de l’Armée Syrienne Libre, le général Hussam Al-Awak, affirme dans une interview publiée dans un journal égyptien, que ” des unités des Pasdarans” target=”_blank” class=”external external_icon” rel=”nofollow”>Gardiens de la Révolution iranienne dirigent la répression en Syrie, sous le commandement du général Hassan Mhidawi, installé dans un camp d’entraînement situé à la frontière syro-libanaise à Deïr Al-Achaër. Le coordinateur entre ces unités iraniennes et les brigades 101, 102 et 103 du Hezbollah s’effectue grâce au général Mohammed Redha Zahedi et Wafik Safa, Talal Hamiyeh et Mustapha Badreddine, les trois principaux responsables militaires et sécuritaires du Hezbollah “. Le général Hussam Al-Awak ajoute que ” des éléments de l’Armée du Mahdi (Irak) et du PKK sont également associés à la répression. Ils fournissent l’essentiel des snipers, particulièrement meurtriers “. Notons à cet égard qu’un combattant du Hezbollah a été enterré ce vendredi au Sud-Liban. Hussein Abbas al-Maalouf (36 ans) a été tué dans les combats en Syrie. Plusieurs dizaines d’éléments du Parti de Dieu ont déjà été tués en Syrie (plus de 120 selon l’opposition syrienne), mais le parti de Hassan Nasrallah dément, et achète le silence des familles en leur versant d’importantes indemnités. Alors que le général Al-Awak affirme que ” des experts iraniens aident le régime syrien à développer des missiles à tête chimique “, il souligne que ” Bachar Al-Assad change souvent de lieu de résidence, craignant l’assassinat ou le bombardement de son palais, pourtant doté d’un tunnel le reliant à un héliport où deux appareils de type Gazelle sont toujours prêts pour faciliter sa fuite “. Généralement, la peur ne quitte pas le dictateur, quel qu’il soit. Elle lui colle à la peau, comme son ombre. Dans le cas de Bachar Al-Assad, la peur est d’autant plus justifiée que la contestation a franchi le cap de sa première année, et ne donne aucun signe d’essoufflement malgré la puissance de feu utilisée. Cette peur est naturellement amplifiée par les pleurs des orphelins, les larmes des veuves, les cris de douleur des torturés, le sang des mutilés et des civils massacrés, et par le désir incompressible de vengeance, scandé depuis 365 jours à travers le pays. La peur du dictateur est également justifiée par la poursuite des défections. Deux nouvelles désertions ont été annoncées ce vendredi. A Al-Raqqah, des éléments de la Sûreté de l’Etat se sont retournés contre le régime, pour protester contre l’usage excessif de la force contre les civils. Dès le ralliement de ces éléments à la révolution, des explosions ont été entendues à l’intérieur du siège central de la Sûreté de l’Etat de la province. A Ar-Rastan, ce sont deux hauts officiers issus de l’Ecole militaire et de l’Armée de l’air qui ont annoncé leur ralliement à l’Armée Syrienne Libre, avec une dizaine de soldats. Ils ont formé une brigade dont les éléments sont essentiellement issus des tribus de la région. Ce qui devrait entraîner un retournement de situation, avec le basculement des tribus. La peur a désormais changé de camp. Le peuple a surmonté cet obstacle, dressé depuis 1963. Les Syriens sont aidés en cela par les révélations particulièrement embarrassantes pour le régime à travers la publication des échanges de courriers électroniques de Bachar et Asma Al-Assad. Certaines de ces révélations confirment d’une part l’irresponsabilité du couple présidentiel – qui dépense sans compter – et accentuent d’autre part la haine du citoyen – appauvri, meurtri et pillé – à l’encontre du pouvoir. Certaines correspondances piratées, relatives aux commandes sur internet de plusieurs dizaines de milliers d’euros, livrées via les Emirats arabes unis ou la Jordanie, affectent davantage le peuple que les tirs à balles réelles, avoue une source libanaise, jadis proche du régime. Notre source tend, depuis plusieurs mois, à prendre ses distances de Damas pour éviter que Bachar ne l’entraîne dans sa chute, se distinguant ainsi d’autres (ir)responsables libanais ! Un opposant syrien ironise à cet égard, affirmant d’une part que ” la fin d’Assad est scellée “, et que d’autre part, ” plus le couple expose son irresponsabilité et sa richesse, plus sa chute sera douloureuse “. Dario S.

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Kofi Annan et Valérie Amos, présents en Syrie, n’ont pu empêcher les crimes. Une vidéo interdite aux âmes sensibles

Kofi Annan et Valérie Amos, présents en Syrie, n'ont pu empêcher les crimes. Une vidéo interdite aux âmes sensibles

Les activistes syriens ont mis en ligne, ce dimanche, une vidéo prise dans le quartier Joubar de Homs, ” nettoyé ” par le régime de Bachar Al-Assad, alors que Valérie Amos, responsable des actions humanitaires de l’ONU, séjournait en Syrie. Ni Amos, ni Kofi Annan qui a passé deux jours à Damas, n’ont pu empêcher la poursuite du massacre. Cette vidéo, fortement déconseillée aux âmes sensibles et aux moins de 18 ans, prouve que le régime a achevé ce groupe de civils à bout portant, et avec des balles explosives particulièrement meurtrières. Il s’agit, sans l’ombre d’un doute, d’exécutions sommaires dans le cadre de la politique ” d’épuration confessionnelle ” suivie par le régime. IMG/flv/Joubar_homs_08032012.flv D’autres cas semblables se produisent tous les jours en Syrie. Comment peut-il en être autrement, puisque le régime se nourrit du sang et de la chair des Syriens, après avoir sévi contre les Libanais (occupation entre 1975 et 2005), les Palestiniens (siège de Yasser Arafat à Tripoli), et contre les Irakiens depuis 2003 (soutien à Al-Qaïda en Mésopotamie) ? La vidéo se passe de tout commentaire. Mediarabe.info

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La dérive totalitaire de certains islamistes inquiète le Maroc

A peine les islamistes du PJD installés au pouvoir, au Maroc, que certains radicaux semblent d’ores et déjà échapper à leur discours, rodé par le Premier ministre Abdelilah Benkirane et voulu ” modéré, moderniste et tolérant “. Or, ces radicaux seraient tentés par une dérive totalitaire ! Si leur hostilité à l’encontre de l’alcool, de la drogue, et de la prostitution paraît logique pour certains, voire louable pour d’autres, leur lutte contre la ” culture occidentalisée ” inquiète en revanche beaucoup plus largement. Leur pouvoir risque, à terme, de menacer l’économie du pays. En effet, dans une déclaration au quotidien ” Akbar Al-yaoum “, le ministre des Relations avec le Parlement et de la Société civile, Habib Choubani, s’est interrogé sur la question de ” la compatibilité ” de l’organisation d’un festival (annuel) avec les valeurs du pays et avec la situation économique. Il s’est interrogé : ” Est-il compatible avec la bonne gouvernance qu’un festival financé par des deniers publics soit organisé alors que des diplômés sont au chômage et que des régions enclavées n’ont même pas de quoi se chauffer ? “. Le directeur artistique du festival, Aziz Daki, a réagi mardi soir, en affirmant qu’il était faux d’affirmer que le festival Mawazine est financé par des deniers publics. ” Car seulement 6% du budget global du festival provenaient de subventions publiques. Grâce à ces revenus, le festival a cessé de percevoir les infimes subventions publiques depuis 2010 “. Daki a ajouté que ” Ni la ville, ni la région ne donnent un seul dirham au festival, organisé par Maroc Cultures, une association à but non lucratif “. Qualifiant la logique du ministre islamiste de démagogique, Daki a estimé que ” les discours qui subordonnent la culture à d’autres secteurs prioritaires visent au bout du compte à rendre accessoire tout événement artistique ou culturel dans le pays et à rendre suspect tout dirham investi dans la culture “. Le directeur du festival a poursuivi son raisonnement, affirmant que ” si l’on suit cette logique, qui relève davantage de la démagogie, jusqu’au bout, il n’y aura pas de musée pour préserver le patrimoine, ni de théâtre et encore moins de salles de concert. On peut même annuler les activités sportives qui coûtent de l’argent aux contribuables ! “. Il ne s’agit pas du premier incident inquiétant qui atteste qu’une partie de Marocains est ” bien travaillée ” par les doctrinaires de l’islamisme radical, tel l’imam Khattab . Grâce à cette ” islamisation par la base “, le Maroc a fourni un important contingent de kamikazes à Al-Qaïda en Irak notamment. Cliquez ici pour lire ou relire l’exemple de la mosquée de Mazouak , transformée de lieu de culte en centre de recrutement, quand l’autoroute qui mène au jihad en Irak passait par Tétouan, au Maroc. Les exemples de la radicalisation islamiste au Maroc ne manquent pas. Les Marocains n’ont pas encore oublié les attentats de Casablanca en mai 2003, visant essentiellement des Européens, des Juifs et des consommateurs d’alcool. Un illuminé avait récidivé en avril 2011 contre un café de Marrakech, confirmant que les bidonvilles fabriquaient et exportaient les terroristes . Aujourd’hui, ces radicaux semblent déborder le PJD du premier ministre Abdelilah Benkirane, qui tient à développer un discours modéré, affirmant que le Maroc est ouvert sur l’Occident et ne peut pas se passer des touristes et des investisseurs occidentaux. Or, les plus radicaux ne semblent pas de cet avis, et luttent ouvertement contre les ” valeurs importées ” de cet Occident. Vendredi dernier, la presse marocaine avait fait état de ” comités de vigilance ” créés par des jeunes islamistes dans le nord du Maroc, afin de ” lutter contre les dérives de la société “. Ils affichent publiquement leur hostilité à la consommation de drogue et d’alcool, et mènent une campagne contre la prostitution. Pourtant, en autorisant le mariage des jeunes filles , faisaient indirectement le lit de la prostitution. Il faut dire que ce phénomène est devenu au Maroc, ces dernières années, ” une industrie qui rivalise avec la Thaïlande “. En 2008, le journal marocain ” Choc hebdo ” avait affirmé que certaines villes marocaines comptaient plus de 20.000 prostituées, qui sont souvent des jeunes étudiantes. Certains pays arabes, comme la Jordanie , avaient pris des mesures drastiques contre l’entrée des Marocaines sur leur territoire, pour lutter contre ce fléau… Mediarabe.info

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Des religieux iraniens abattent les masques et appellent au djihad chiite en Syrie

Des religieux iraniens abattent les masques et appellent au djihad chiite en Syrie

L’Ayatollah Ahmad Jannati, qui avait appelé à envahir et annexer le Bahreïn, et à renverser la dynastie saoudienne, vient d’inviter les Chiites arabes à se rendre en Syrie pour défendre le régime de Bachar Al-Assad. Une fatwa en bonne et due forme qui risque de nourrir la guerre en Syrie et dans la région, en impliquant officiellement les Chiites contre les Sunnites. Les liens intrinsèques, renforcés par une alliance stratégique entre le régime syrien et la République islamique d’Iran, ne sont désormais plus à démontrer. Le régime vit sous perfusion économique iranienne, et s’appuie sur les Pasdarans” target=”_blank” class=”external external_icon” rel=”nofollow”>Gardiens de la Révolution , sur les combattants du Hezbollah libanais, et sur les partisans de l’irakien Moqtada Sadr, pour réprimer le peuple syrien et réaliser l’Empire perse . Depuis plusieurs années, les Syriens ne cessaient de dénoncer l’infiltration iranienne dans le pays, et particulièrement à travers les nombreuses conversions au chiisme, accusant le régime d’avoir définitivement tourné le dos à l’environnement arabe du pays . Ils accusaient Téhéran de verser jusqu’à 10.000 dollars à chaque famille convertie. Le régime persistait à démentir ces informations… Mais aujourd’hui, les masques sont tombés. L’ayatollah Ahmad Jannati, membre du clergé, homme politique iranien et président du Conseil des Gardiens n’y est pas allé par quatre chemins. Lors de son prêche à Téhéran, il a appelé ” tous les chiites arabes (Irak, Liban, monarchies du Golfe) à se rendre en Syrie et à y décréter le djihad aux côtés du régime syrien, pour que la Syrie ne tombe pas entre les mains des ennemis de Dieu “. Jannati avait reconnu, à plusieurs reprises, souhaiter l’annexion du Bahreïn par l’Iran. Il avait également appelé les Chiites dans les monarchies du Golfe à se soulever et à renverser les régimes en place. L’appel de Jannati sera sans l’ombre d’un doute utilisé par le Hezbollah comme une Fatwa, afin de justifier l’injustifiable. En effet, le parti de Dieu, qui a réitéré ce vendredi son engagement dans la défense de Bachar Al-Assad, envoie de plus en plus de combattants en Syrie. Or, la population chiite libanaise commence à se rebeller contre le parti de Hassan Nasrallah, non seulement en raison de son soutien illogique au dictateur, mais surtout à cause du nombre important des tués parmi ses enfants, ” des jeunes qui ont porté les armes pour se défendre contre Israël, et non pas pour assassiner les Syriens “, disent de plus en plus les Chiites libanais. Comme les Syriens, les Chiites libanais s’estiment aussi victimes de la dictature de Hassan Nasrallah, et sont de plus en plus tentés par la ” troisième voie “, un mouvement qui tend à ” libaniser la communauté “. La Fatwa de Jannati servira ainsi le Hezbollah à réprimer cette tendance au nom de la religion. Stefano B.C.

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Hassan Nasrallah transpose la crise syrienne sur le Liban, et défend Bachar Al-Assad

Hassan Nasrallah transpose la crise syrienne sur le Liban, et défend Bachar Al-Assad

Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah et ardent défenseur du régime syrien et du concept iranien de Wilaya e-Faguih, a démenti ce soir toute implication de son parti dans les derniers attentats et tentatives d’attentats contre des intérêts israéliens en Asie (New Delhi, Tbilissi et Bangkok). Le chef de la “Résistance” a cependant promis de venger Imad Moghnieh ” un jour ou l’autre, comme il se doit “. Dans un discours télévisé commémorant les ” dirigeants martyrs ” du Hezbollah, dont Imad Moghnieh, le secrétaire général du parti de Dieu, Hassan Nasrallah, a déclaré ce jeudi soir qu’Israël représente un danger pour toute la région. ” L’ennemi sioniste représente un danger pour toutes les communautés ethniques au Proche-Orient, de l’Irak, au Yémen, en passant par la Jordanie et les autres pays de la région “. Nasrallah a démenti toute implication de son parti dans les derniers attentats ou tentatives d’attentats contre des diplomates israéliens en Inde et en Géorgie, estimant que, ” pour venger un dirigeant de la trempe de Moghnieh, le Hezbollah ne se contente pas d’assassiner des diplomates israéliens à l’étranger “, promettant que l’Etat hébreu n’échappera pas à cette vengeance. Autrement dit, Nasrallah menace ” d’assassiner des gros calibres “. Nasrallah a tiré à boulet rouge sur les souverainistes libanais de l’alliance du 14 mars, qui ont commémoré, mardi, le 7ème anniversaire de l’assassinat de Rafic Hariri. Ils les a accusés d’attiser la guerre civile en Syrie, en finançant et armant l’opposition syrienne, et en lui apportant leur soutien médiatique. Nasrallah a également accusé les dirigeants du 14 Mars d’entraîner le Liban dans la crise syrienne, les conseillant de ” rester à l’écart de cette crise “. Selon lui, l’alliance du 14 mars contribue au complot contre la Syrie, estimant que ” les Israéliens ont peur depuis la chute de Hosni Moubarak, et misent sur la chute du président syrien Bachar Al-Assad. C’est leur seul espoir de changer les règles du jeu dans la région “. Il n’a pas épargné les opposants syriens, accusés d’être ” sponsorisée par les États-Unis “, ni les pays arabes, ” responsables des défaites palestiniennes et irakiennes “. Mediarabe.info

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Syrie : les chrétiens sont de plus en plus engagés dans la révolution

Syrie : les chrétiens sont de plus en plus engagés dans la révolution

Engagés depuis la première heure dans la révolte syrienne, mais à titre individuel, les chrétiens prennent de plus en plus leur distance avec le régime, à titre collectif. Ils découvrent les supercheries du Baath, autoproclamé défenseur des minorités, alors qu’il ne fait qu’exploiter leur peur. Après les minorités, Assad perd aussi la carte irakienne et est plus que jamais fragilisé. Le Nonce apostolique à Damas, Monseigneur Mario Zenari, l’a reconnu dans une interview à Radio Vatican, vendredi dernier. Il a déclaré que ” Les chrétiens de Syrie pourraient jouer un rôle de pont entre les protagonistes du conflit, car ils sont jusqu’ici respectés “. L’ambassadeur du Saint-Siège en Syrie a ajouté que ” jusqu’à aujourd’hui, les chrétiens n’ont pas été pris pour cible en tant que tels. Aucune église n’a reçu même une éraflure. Cette situation, si on compare avec d’autres pays de la région, donne un peu d’espérance “. Cette mise au point est un démenti cinglant aux propagandistes du régime syrien, comme Agnès-Mariam de la Croix, la religieuse de service, ou encore Nadia Khost, pour ne citer que celles-ci… Ces deux soutiens indéfectibles du régime sont relayées en Occident par des sites créés et financés par le régime, ou des sites altermondialistes… Par ailleurs, les chrétiens syriens, qui se sont engagés dans la révolte à titre individuel depuis le 15 mars à Deraa, où ils ont ouvert les églises pour accueillir leurs compatriotes musulmans dont les mosquées ont été bombardées, commencent à s’organiser de façon collective dans la révolte. En effet, l’évêque et les prêtres de Wadi Al-Nassara (la Vallée des Chrétiens), dans la région de Homs (Marmarita, Safita, Al-Hosn…), se sont réunis le 9 février pour réitérer leur attachement à la vie commune dans leur région et dans le pays et pour tirer la sonnette d’alarme contre les tentatives du régime d’attiser leur peur à travers des tentatives d’intimidation. Ils ont insisté sur ” le sort commun qu’ils partagent avec l’ensemble du peuple syrien, la détresse et la joie “. La réunion, à laquelle ont également participé des dignitaires musulmans de la région, a dénoncé l’agression à Marmarita, par un milicien du régime, contre un chrétien originaire d’Al-Hosn, après la manifestation de soutien à la ville de Homs martyrisée par le régime. Les dignitaires chrétiens accusent les services syriens d’avoir commandité l’agression pour punir les Chrétiens, solidaires des victimes de Homs, et qui ont ouvert leurs maisons pour accueillir les déplacés ( Cliquez ici pour voir la déclaration des dignitaires ) Le régime qui se présente comme le protecteur des minorités, les exploite en propulsant des officiers Chrétiens, Druzes et Alaouites aux postes de commandement, d’une part pour les impliquer davantage dans la répression, et d’autre part, pour s’abriter derrière eux. Mais les statistiques sont formelles. Selon l’intellectuel druze Farès Al-Choufi, ” les Chrétiens sont passés de 25 à 9% de la population, entre 1963 et 2010. Pendant la même période, plus de 400.000 Druzes ont immigré en Amérique du Sud, fuyant la dictature du Baath “. L’économiste alaouite Mouzer Makhos renchérit que ” le régime a spolié la Syrie au nom des Alaouites, les mettant en porte-à-faux. La communauté Alaouite est la principale victime du régime “. Aujourd’hui, les intellectuels alaouites prennent leur distance avec le clan Assad. Les druzes de Souwaida manifestent, les kurdes sont de plus en plus présents dans la révolte, et les chrétiens se rebellent et dénoncent le régime pour la première fois à visage découvert. Le plus grave pour le régime n’est pas seulement sa mutation de ” protecteur fictif des minorités ” à ” exterminateur du peuple “, mais surtout l’émergence d’une faction radicale au sein du régime qui rejette toute solution politique et qui s’emploie à prolonger la crise et à la militariser pour protéger ses privilèges. En effet, selon le site de la télévision Al-Arabiya (alarabiya.net), les attentats de Kafar Soussa en décembre dernier, celui de Damas en janvier, et celui d’Alep, vendredi 10 février, sont l’œuvre d’officiers des renseignements qui échappent au contrôle de Bachar Al-Assad. Ils font tout pour alimenter la contestation et empêcher toute sortie de crise qui leur fera perdre leur pouvoir et les privilège qui vont avec. Ces révélations sont fatales pour le régime qui se retrouve coupé de ses bases traditionnelles et divisé sur lui-même. Et pour ne rien arranger, l’Irak n’a pas invité la Syrie au prochain sommet arabe qui doit s’y tenir fin mars. Selon le porte-parole du gouvernement de Bagdad, ” cette décision est conforme à la décision de la Ligue arabe suspendant la participation de la Syrie à ses institutions “. Bachar Al-Assad, qui comptait sur ce sommet pour contre-attaquer les ” dirigeants arabes comploteur “, est plus que jamais fragilisé. Dario S.

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