Irak

Le Vatican lutte contre la pédophilie, mais que fait l’Eglise contre les tueurs d’enfants en Syrie ? (vidéo)

Le Vatican lutte contre la pédophilie, mais que fait l'Eglise contre les tueurs d'enfants en Syrie ? (vidéo)

L’Eglise catholique vient de lancer le centre de formation des prêtres, évêques et religieuses à la protection de l’enfance. Le lancement de cette campagne de lutte contre la pédophilie coïncide avec l’annonce de la mort de plus de 200 enfants en Syrie sous les bombes de Bachar Al-Assad. Serait-il plus toléré qu’un pédophile ? En marge du lancement du centre E-Learning (formation à distance), un symposium de quatre jours a été organisé à Rome pour mieux coordonner la lutte contre la pédophilie. Mais le Vatican, initiateur de ce projet louable, n’a pas révélé au grand public la véritable définition de la pédophilie. S’agit-il seulement des abus à caractère sexuel sur les enfants ? Ou le terme peut-il englober le massacre des enfants, à distance aussi ? Car en Syrie, aujourd’hui, l’armée syrienne, sous les ordres de Bachar Al-Assad, tue à distance avec les orgues de Staline, sans que le Vaticain ne condamne ces massacres, du moins publiquement. Cet extrait d’une vidéo tournée le 9 février 2012 à Homs, jour du lancement de la campagne contre la pédophilie, tombe à point nommé pour sensibiliser le Vatican sur le sort de l’humanité en Syrie, d’autant plus que certaines Eglises orientales, y compris celles qui dépendent de Rome, soutiennent toujours le dictateur, qui pourrait d’ailleurs être désigné, pour l’occasion, par ” Pédo Vampire “. IMG/flv/enfants_baba_amr_09022012.flv Le combat de l’Eglise est louable. Mais il le sera davantage quand il sera équilibré. Car, par quel phénomène peut-on expliquer aux générations futures que l’Eglise est devenue masochiste à ce point ? Le régime syrien a exploité l’Eglise, et toutes les autres minorités en Syrie, depuis près d’un demi siècle (1963). Il a cherché à la soumettre au Liban pendant près de 30 ans (1976-2005), en tuant plus de 100.000 de ses fidèles, en provoquant l’exode de centaines de milliers d’autres, et en détenant arbitrairement, toujours aujourd’hui, des dizaines d’autres dans ses geôles. Il a pris le sort des chrétiens d’Irak en otage (depuis 2003) pour monnayer son rôle en Mésopotamie avec les Américains, ou pour les sanctionner en s’en prenant à leur coreligionnaires sur place… Mais en dépit de cette persécution, l’Eglise s’accroche toujours au dictateur ” Pedo Vampire “, comme en témoignent les multiples prises de position du Patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient, favorables à Assad, en prenant à contre-pied les enseignements de l’Eglise, en contrevenant aux traditions de ses prédécesseurs et tout simplement au bon sens… Faut-il rappeler à cet égard comment le régime syrien a-t-il exercé ses pressions durant 24 ans pour faire plier le Patriarche Nasrallah Sfeïr, en vain ? Faut-il préciser que l’occupation syrienne du Liban a persécuté, en temps de paix, le premier résistant contre la dictature, Samir Geagea, qu’elle n’a pu vaincre en temps de guerre, après avoir éliminé ses prédécesseurs et compagnons (Bachir Gemayel…) ? Faut-il aussi rafraîchir certaines mémoires sur les nombreux cas de chrétiens achetés, soumis et exploités par le régime, dont certains sont toujours vivants (actifs et aux ordres), et d’autres, devenus encombrants, ont été éliminés par le même régime ? Face à ce phénomène inexplicable, les experts peinent à diagnostiquer la maladie de l’Eglise et hésitent entre le masochisme et le syndrome de Stockholm. Peut-être que le Vatican, à travers son E-Learning, puisse-t-il réaliser des miracles et faire taire les égarés, à défaut de les ramener dans le droit chemin de l’humanisme. Stefano B.C.

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Avec ses nouvelles propositions dans la crise syrienne, la Ligue arabe confirme sa stérilité et met le vice-président Farouk Al-Chareh en danger

La Ligue arabe, réunie ce dimanche au niveau des ministres arabes des Affaires étrangères, a une nouvelle fois étalé ses divisions. Bien que le rapport des observateurs reconnaisse un échec relatif de la mission, celle–ci sera prolongée et renforcée pour un mois supplémentaire, mais sans convaincre. Pendant la réunion au Caire, le régime syrien a poursuivi la répression. Constatant l’échec de la mission des observateurs arabes en Syrie, et regrettant le non–respect par Damas de ses engagements pris lors de la signature du protocole arabe, l’Arabie saoudite a annoncé le retrait de ses observateurs, et risque d’être suivie par les autres monarchies du Golfe, souligne ce soir l’opposant syrien Haïtham Al–Maleh. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al–Fayçal, a vivement critiqué le comportement du régime syrien et ses tergiversations. Il s’en est particulièrement pris à Damas qui, ” au lieu d’aider la Ligue arabe à résoudre la crise, il a accentué la répression et accusé les autres Arabes de comploter contre lui “. Si le ” coup de tonnerre ” saoudien est justifié, son retrait confirme surtout les divergences au sein de la Ligue arabe sur l’opportunité de poursuivre la mission d’observation en Syrie, mission stérile et inefficace mais qui est profitable au régime, dénonce cette nuit l’ancien ministre jordanien Saleh Al–Gallab. La stérilité de l’organisation panarabe n’est pas nouvelle. Elle vient de le confirmer une nouvelle fois au Caire, ce dimanche, en adoptant des propositions qui sont déjà rejetées à la fois par le régime syrien et par ses opposants. Bachar Al–Assad avait tenté de monnayer son maintien au pouvoir contre l’entrée de l’opposition au gouvernement. Il a également proposé une réforme constitutionnelle, une loi sur les partis politiques, et des élections législatives. Consciente de la manœuvre d’Assad, visant à gagner du temps, l’opposition avait récusé l’ensemble de ses propositions, réclamant purement et simplement le départ du régime. Aujourd’hui, forte de sa stérilité, la Ligue arabe s’est employée à faire cohabiter le loup et l’agneau, et à ménager le chou et la chèvre. Les ministres des Affaires étrangères ont de ce fait insisté sur la nécessité de former un gouvernement d’union nationale, intégrant l’opposition, et le transfert des prérogatives du président au vice–président afin de négocier cette sortie de crise avec l’opposition. Le plan prévoit l’élection d’une assemblée constituante dans trois mois, puis la rédaction d’une constitution suivie de l’élection présidentielle dans six mois. Le gouvernement d’union nationale aura la charge d’enquêter sur les violences et de sanctionner leurs auteurs. Selon toute logique, et fidèle à la tradition de la Ligue arabe marquée par l’échec, le plan arabe, démuni de tout mécanisme d’exécution, restera lettre morte. Car Bachar Al–Assad, érigé en Dieu par ses partisans, refusera d’enquêter sur la violence dont il est le principal commanditaire, avec son frère Maher et son beau–frère Assef Chawkate. Le régime se défendra sans doute en faisant valoir les réformes qu’il a déjà engagées (loi sur les parts et la constitution). Ensuite, le peuple syrien révolté, qui a déjà souffert dans sa vie et ses biens, n’acceptera en aucun cas une solution ne prévoyant pas le renversement du régime et de tous ses symboles, dont le vice–président. Enfin, les opposants qui risquent d’accepter cette solution seront accusés d’opportunistes. Aucun opposant digne de ce nom ne pourra donc troquer les souffrances du peuple contre un poste ministériel. De ce qui précède, la situation sur le terrain pourrait connaître une nouvelle radicalisation et une surenchère entre les deux protagonistes ; le régime voulant éradiquer rapidement ses opposants pour neutraliser le plan arabe ; le peuple souhaitant prouver l’inutilité du plan arabe. Dans un tel contexte, il n’est pas exclu que le régime, qui a fait du terrorisme et de la manipulation les principaux piliers de sa politique, ne procède à un ” grand nettoyage ” préventif : la vie du vice–président Farouk Al–Chareh serait de ce fait en danger pour l’empêcher de contribuer à ce plan. Damas pourrait l’assassiner, comme il a déjà éliminé l’ancien ministre de l’Intérieur Ghazi Kanaan, ou plus récemment l’ancien ministre de la Défense. Mais cette fois, un attentat pourrait facilement être attribué à l’opposition que le régime s’emploie à la présenter comme terroriste. Le régime se battra jusqu’au bout grâce à l’appui russe et iranien, en attendant le passage de la présidence de la Ligue arabe à l’Irak, fin mars prochain, puis les campagnes électorales en France et aux Etats–Unis. Damas espère que ces échéances lui seront profitables. Mais le peuple a déjà tranché. Il veut la chute du régime et le jugement de ses symboles. La stérilité de la Ligue arabe ne fait qu’alimenter la crise. Stefano B. C. (Rome)

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Irak : cinq missiles visent la « zone verte » à Bagdad

Après les séries d’attentats meurtriers qui ont frappé l’Irak ces derniers jours, faisant au total près de 80 morts et 200 blessés (dont 62 morts et 150 blessés hier jeudi), cinq missiles ont visé, ce vendredi matin, la « zone verte » à Bagdad, selon la télévision « Al Arabiya ». Ce quartier est considéré comme le plus fortifié depuis que les Américains y avaient installé l’essentiel de leur administration jusqu’à leur retrait, fin décembre dernier. La zone verte représente le cœur du pouvoir irakien et les tirs visent de ce fait à enfoncer l’Irak dans la crise politique qui a récemment éclaté entre le Premier ministre Nouri Al–Maliki d’une part, et le vice–président Tarek Al–Hachémi et le vice–Premier ministre Saleh Al–Motlak, d’autre part. Mais des sources irakiennes excluent que ce terrorisme soit lié à la crise politique, privilégiant une implication extérieure, faisant ainsi allusion à la Syrie. Bachar Al–Assad étant aux abois, il recourt au terrorisme transfrontalier pour démontrer ses capacités de nuisance en Irak. Assad a déjà exploité les Kurdes et les Alaouites pour déstabiliser la Turquie, comme il tente d’utiliser le dossier d’Al–Qaïda au Liban et des minorités chiites dans les monarchies du Golfe pour empêcher les pays de la région de cautionner la révolte. « Pour empêcher ou retarder sa propre chute, devenue inéluctable, Assad menace d’entraîner la chute de tous les régimes de la région », ajoutent les sources irakiennes.

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La faillite de “l’axe de résistance” passe par des aveux abracadabrantesques d’un Jordanien de Mauritanie se revendiquant du Mossad israélien

La faillite de

La politique de résistance, faussement revendiquée par la Syrie, est en faillite. Pour preuve, il vient de lancer une bataille perdue d’avance, consistant à attribuer le crash du Boeing 737-800 d’Ethiopian Airways, au Liban, le 25 janvier 2010, au Mossad israélien. Cette guerre de renseignement, engagée par médias interposés sur le terrain mauritanien, a toutes ses chances d’échouer, puisque la manœuvre ne convainc personne. Le régime syrien, qui a assuré la sécurité des frontières israéliennes dans le Golan depuis 1973, se bat ” bec et ongles ” pour survivre au soulèvement populaire. Le peuple syrien révolté récuse l’hypothèse développée par le régime sur un prétendu complot sioniste contre Assad, et accuse ce dernier d’être au contraire ” le protégé et l’allié des Israéliens et des Américains ” qui lui accordent répit sur répit. Les Syriens en veulent pour preuve ” le calme qui règne sur le Golan et les services inestimables rendus par les Assad père et fils à Tel-Aviv “. Ils rappellent en effet que ” Damas a divisé les Palestiniens, affaibli Yasser Arafat, exterminé l’OLP… “. La contrepartie de cette ” alliance tacite ” fut l’occupation du Liban et le partage du contrôle du pays du Cèdre entre la Syrie et Israël, à tour de rôle… Les Syriens estiment à cet égard que ” les guerres directes et indirectes menées par la Syrie contre les autres pays et peuples arabes (Palestiniens, Libanais, Jordaniens, Irakiens et même les Syriens eux-mêmes) ont fait beaucoup plus de victimes arabes que l’ensemble des guerres israéliennes depuis 1948 ! “. Ils sont convaincus que ” les fronts secondaires ” entretenus par Damas à Gaza et au Liban, et le terrorisme commandité par la Syrie contre Israël, depuis notamment la seconde intifada, ont justement servi à aiguiser le discours creux du régime destiné à ” commercialiser sa politique de résistance ” afin de justifier le maintien de l’état d’urgence en Syrie et étouffer toute velléité populaire de réforme et de démocratie. Pour surmonter ses difficultés actuelles, Assad serait prêt à signer un accord de paix contre son maintien au pouvoir. Des sources syriennes révèlent en effet que des contacts ont été établis récemment entre le régime syrien et les Israéliens en Jordanie, par l’intermédiaire d’émissaires libanais commandités par des proches conseillers de Bachar Al-Assad. La manœuvre vise à convaincre Israël de soutenir Assad sur la scène internationale afin de prolonger son pouvoir, moyennant des promesses de paix. Mais prudents, les responsables israéliens multiplient les déclarations prévoyant la chute d’Assad dans les mois à venir, une façon de décliner l’offre syrienne de paix. Ce qui accentue l’affolement d’Assad et de ses services, désormais aux abois. Leur échec les aurait poussés à ouvrir un nouveau front par médias interposés. Il s’agit d’une ” guerre de renseignement ” qui pourrait avoir des répercussions graves sur la région et au-delà. En effet, les médias proches du Hezbollah, de la Syrie et de l’Iran, ainsi que la blogosphère tiers-mondiste, ont relayé et amplifié, ce jeudi, une information diffusée mercredi par un site internet mauritanien, mais qui n’est toujours pas confirmée de sources officielles à Nouakchott. Selon l’agence iranienne ” IRIB ” et le site du Hezbollah ” Al-Manar ” (entre autres), ” la Mauritanie a découvert, sur son territoire, un grand réseau d’espionnage israélien, impliqué dans le crash de l’avion éthiopien au Liban, et dans l’assassinat du dirigeant du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, à Dubaï “. Selon la même version, ” le réseau du Mossad fut découvert lors d’une traque de l’un de ses membres, Farès Al-Banna, un jordanien d’origine palestinienne, accusé de vol “. Les forces de sécurité ont découvert, à son domicile, ” le brouillon d’une lettre écrite de sa main (avec un crayon à mine) et adressée à l’ambassade des Emirats Arabes Unis à Nouakchott, dans laquelle il reconnaît travailler pour le Mossad israélien “. A ce titre, ” Al-Banna affirme avoir participé à l’assassinat de Mabhouh en février 2011 et dans l’explosion de l’avion éthiopien, au Liban en janvier 2011, à bord duquel se trouvait un membre du Hezbollah “. Il convient de noter ici que l’agence iranienne ” IRIB “, le site ” Al-Manar ” et le site ” alterinfo.net ” ont repris l’information du site mauritanien sans vérifier les dates. Or, le crash de l’avion et l’assassinat de Mabhouh ont eu lieu en janvier et février 2010… Ce qui prouve l’amateurisme de l’ensemble de la chaîne de désinformation. Par ailleurs, le très probable ” faux agent ” a aussi révélé que ” le Mossad compte créer une société en Mauritanie pour planter des agents en Arabie saoudite sous prétexte d’activités liées aux pèlerinage ! “. Al-Banna ne précise pas pourquoi le Mossad a choisi le pays le plus pauvre pour faire des affaires avec le pays le plus riche !!! En définitive, ce qui convient d’appeler ” les révélations d’Al-Banna ” n’ont aucune valeur, puisque le présumé Al-Banna aurait été tué lors d’une rixe entre prisonniers, à Nouakchott (la version du site ” Elhourrya.net ” ne précise pas la date ni les circonstances de sa mort !!) Or, il est légitime de s’interroger sur le caractère abracadabrantesque de ces révélations, non-encore confirmées : D’abord sur les faits : les autorités libanaises ont conclu sur une erreur humaine dans le crash de l’avion. Pourquoi, deux ans après les faits, la piste israélienne est-elle relancée ? Les informations sur la présence de responsables du Hezbollah se sont révélées erronées, puisque le député Nawwar Al Saheli (du parti de Dieu), devant emprunter ce vol, a annulé son voyage à la dernière minute. Ce qui a d’ailleurs renforcé les soupçons sur l’implication du Hezbollah dans le crash (voir à cet égard nos informations sur le sujet : Le Hezbollah serait à l’origine du crash ou encore Le Hezbollah et le chef de la Sécurité de l’aéroport de Beyrouth seraient impliqués dans le crash de l’avion éthiopien au large du Liban ).

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