Le Liban, comme la Russie, sera absent de la conférence des « Amis de la Syrie »
« Aucune invitation n’a été adressée au gouvernement syrien », souligne l’ambassadeur Zassypkine….
« Aucune invitation n’a été adressée au gouvernement syrien », souligne l’ambassadeur Zassypkine….
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, avoue percevoir un changement de la politique syrienne de Pékin et Moscou. Ce changement résulte de la certitude des Chinois et des Russes que le régime de Bachar Al-Assad est à bout de souffle. Ses promesses jamais tenues et sa répression sanglante ont embarrassé ses alliés. Dans une conférence de presse tenue ce lundi au Caire par le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi (Egypte), et le président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Nassir Abdulaziz Al-Nasser (Qatar), Al-Arabi a déclaré ” avoir perçu un début de fléchissement de la politique de Pékin concernant la crise syrienne, et à moindre degré un possible changement de la politique de Moscou ” (MediArabe.info avait évoqué le changement chinois et celui de la Russie ). Ces évolutions laissent penser que les Russes et les Chinois pourraient mieux coopérer avec la communauté internationale au sein de l’ONU et du Conseil de sécurité, et comme le souligne l’opposant syrien réfugié au Liban, Omar Idlebi (porte-parole des Comités de coordination de la révolte syrienne), ” le fléchissement de Moscou et de Pékin pourrait avoir lieu lors de la conférence des amis du peuple syrien, qui se tiendra en Tunisie le 24 février “. Assad est victime de ses propres mensonges Pour nombreux opposants syriens, ” les voltes-faces de la Russie et de Pékin attestent de l’échec de la politique de Bachar Al-Assad basée sur le mensonge, la manœuvre et l’usage excessif de la force “. En effet, la succession des promesses du régime jamais tenues, et ses massacres, a embarrassé les principaux alliés de la Syrie sur la scène internationale et les a mis en difficulté avec leurs partenaires politiques (occidentaux) et économiques (Golfe). Parmi les mensonges, l’exemple de la nouvelle Constitution est flagrant. Non seulement elle a été rédigée sans concertations, par un Comité nommé par le régime, et dont la majorité des membres est issue du Baath, mais surtout, la Constitution ne sera pas débattue avant le référendum fixé le 26 février en l’absence des conditions de sécurité minimales pour l’organiser. Selon plusieurs sources, la Constitution a été dictée par le Palais présidentiel aux rédacteurs. Le premier scandale lié à cette Constitution est que le ministère des Affaires étrangères a adressé une correspondance officielle aux ambassades et consulats, demandant l’envoi des pièces d’identité des employés à l’administration centrale du ministère, afin de ” les faire voter en faveur du texte proposé “. Le deuxième scandale a éclaté ce lundi, quand Kadri Jamil, chef du Front Populaire pour le Changement, un parti d’opposition toléré à Damas et membre du Comité de rédaction de la Constitution, a dénoncé ” les pressions exercées par le régime sur le Comité pour tailler la Constitution sur mesure, avec quelques légers arrangements “. Kadri Jamil dénonce essentiellement l’article 3 de la nouvelle Constitution (article inchangé qui stipule notamment que ” la religion du président de la République est l’islam ” et que ” la Charia est une principale source de la loi “…). Ainsi, l’un des rédacteurs du texte appelle les Syriens à organiser un sit-in devant le Conseil du peuple (Parlement) ce mardi pour dénoncer ce même texte !! Le basculement de Damas est déterminant D’autres opposants se félicitent des possibles changements russo-chinois et les attribuent d’ores et déjà à deux facteurs : la résistance des villes rebelles face à l’appareil répressif ; et le basculement de Damas et Alep dans la révolte. Or, les villes rebelles n’auraient pu faire face à la puissance de feu des forces du régime sans la résistance de l’Armée Syrienne Libre, elle-même adoubée par une majorité populaire qui rejette catégoriquement Bachar Al-Assad et qui est décidée à poursuivre son combat pour le renverser. Cette détermination a désormais encouragé les Damascènes à rejoindre massivement la contestation. Ils sont entrés en scène vendredi dernier, et défilé samedi à moins d’un kilomètre du palais présidentiel. Cette nuit, au moins trois manifestations sont enregistrées à Damas en dépit du renforcement du dispositif répressif. Une lecture de la carte de déploiement des unités d’élite dans et autour de Damas atteste de la crainte du régime de perdre la capitale. Outre les services de renseignement qui ont saucissonné Damas, la 4ème division, les brigades 101 et 72… ont été stationnées à l’ouest et au sud-ouest (Kisswah et Jisr Kisswah ; Al-Moadamyeh ; Qudssaya) et la Garde républicaine à l’est (tout le long de la route de l’aéroport ; Zebdine ; Jarmana ; Zamalka…). En outre, 30.000 soldats renforcent l’encerclement de Zabadani qui compte près de 40.000 habitants. La répression a fait 33 morts à travers le pays, ce lundi, dont la majorité est tombée à Homs, où les bombardements ont repris lundi matin pendant que trois divisions blindées ont été dépêchées sur place pour tenter de donner un nouvel assaut, le énième depuis le 4 février dernier. Les habitants, privés d’eau, d’électricité, de nourritures et de soins, redoutent un assaut sanglant mais refusent d’abandonner leur résistance, à deux doigts de la victoire. MediArabe.info
Daniel Bellemare, le procureur en chef du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL), a déjà transmis un nouvel acte d’accusation au juge de la mise en état, Daniel Fransen, rapporte aujourd’hui al-Akhbar. Un acte d’accusation concernant l’assassinat de Georges Haoui, ex-secrétaire général du Parti communiste libanais, en juin 2005, et les tentatives d’assassinat de l’ancien ministre de la Défense Élias Murr, en juillet 2005, et du député Marwan Hamadé, en 2004. Trois dossiers liés à celui de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
BEYROUTH – Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a estimé jeudi que la répression de la contestation en Syrie constituait «presque certainement un crime contre l’humanité». Les forces gouvernementales continuaient à bombarder Homs (centre) et ont attaqué Deraa (sud), d’où est parti le mouvement contre le président Bachar el-Assad à la mi-mars 2011, selon des militants.
Alors que la capitale économique de la Syrie, Alep, prend de plus en plus ses distances avec la dictature de Bachar Al-Assad, la capitale politique du pays, Damas vit au rythme des manifestations, comme le prouve la vidéo ci-dessous, tournée le 16 février dans le quartier Mazzeh, pourtant de “haute sécurité”. Le régime syrien se fait déborder de toutes parts. L’armée est victime d’une forte hémorragie, et elle est épuisée par 11 mois de répression féroce et de massacres qui, sans nul doute, laisseront des séquelles graves sur la relation future entre l’appareil militaire et le peuple. Les miliciens du régime sont également au bord de l’effondrement, tant par épuisement que par démoralisation. Leur mobilisation s’avère particulièrement onéreuse pour le régime. Composés majoritairement d’ancien prisonniers, des bandits et autres repris de justice, les miliciens sont payés plus de dix fois le salaire moyen pour faire le sale boulot ! Sur l’autre versant de l’échiquier, le peuple est plus que jamais déterminé à en finir avec la dictature. Il a complètement surmonté la peur imposée depuis l’arrivée du Baath au pouvoir. Sa révolte est irréversible et ses résultats sont d’ores et déjà prévisibles : ” plus rien ne sera comme avant ” affirment les activistes, avant d’ajouter que ” la seule condition permettant aux Syriens de surmonter le traumatisme est de renverser Assad “. Partant de ce constat, les Syriens commencent à manifester en masse, y compris à Damas, bravant le dispositif répressif, comme en atteste cette vidéo tournée ce jeudi 16 février dans le quartier Mazzeh à Damas, connu pourtant pour être l’un des plus sécurisés. Des milliers de citoyens ont transformé les obsèques d’une jeune victime de la répression en manifestation géante. IMG/flv/mazzeh_1602012.flv Il faut rappeler que Mazzeh abrite plusieurs administrations militaires et les sièges des principaux Services syriens, ainsi qu’un aéroport militaire. Le quartier avait été rendu tristement célèbre par sa prison de ” haute torture “, où des dizaines de Libanais, enlevés arbitrairement par l’occupation syrienne du Pays du Cèdre, y ont laissé leur vie… Avant de fermer la prison et de transférer ses pensionnaires vers Saidnaya et Palmyre (Tadmor), le régime y avait développé ses plus ” performantes ” méthodes de torture : l’arrachage des ongles, l’électrocution ou encore les bacs à acide… Mediarabe.info
L’opération était prévue pendant la visite du ministre israélien à Singapour, selon un journal koweïtien.
“Je paye le prix d’une guerre qui n’est pas la mienne”, affirme Zeinab Yaghi, une sunnite de Tripoli. Les habitants de la “capitale” du Liban–nord redoutent une escalade après les affrontements confessionnels entre quartiers favorables et hostiles au régime syrien. Aux abords de la rue séparant les sunnites de Bab el–Tebbaneh des alaouites de Jabal [...]
La tension montait samedi à Alep au lendemain d’un double attentat sanglant dans cette ville, la deuxième de Syrie, jusque là peu touchée par la contestation, pendant que le régime poursuivait son pilonnage sur Homs (centre) et Zabadani. Evènement Lire l’article complet sur TV5 Monde
La chaîne Future News a annoncé, citant “plusieurs sources informées”, que les corps de deux membres du Hezbollah, qui auraient trouvé la mort en Syrie, ont été rapatriés à Tyr, au Liban–Sud aujourd’hui. Toujours selon ces sources, le mouvement chiite aurait interdit aux autorités et aux médecins légistes d’examiner les corps des deux hommes dont [...]
Les trois hommes, qui ignoraient visiblement le contenu des caisses entreposées dans ce dépôt, avaient allumé un feu pour se réchauffer, ce qui a provoqué l’explosion et un incendie. Le dépôt était situé dans une propriété privée dont les autorités ne connaissaient pas le propriétaire. Lire l’article complet sur lorientlejour.com
Tsahal observe avec sérieux et inquiétude la dégradation de la situation en Syrie avec son corollaire prévisible : de nombreux mouvements d’acheminement d’armement conventionnel et non-conventionnel depuis la Syrie vers le Liban au profit du Hezbollah. Ce phénomène n’ira qu’en augmentant à mesure que Bachar El-Assad sentira que la terre tremble sous ses pieds et [...]