arabe

Pratiques barbares chez les Arabes palestiniens

Une émission à une station de radio palestinienne a permis de révéler au public une pratique qui est en cours chez les Arabes palestiniens de Judée-Samarie : l’ablation de l’utérus chez les filles handicapées mentales ou marginales, afin d’éviter « le déshonneur de la famille » en cas de viol ou de relations consentantes suivis de grossesse.

« Nous ne pouvons pas passer notre temps à surveiller nos filles, alors nous préférons leur couper l’utérus », a témoigné une mère de famille ! Cette pratique a bien entendu obtenu l’autorisation religieuse du mufti de Sichem, « si cela permet de mettre fin à un problème social ». Un gynécologue présent à l’émission a certifié « que cette opération permet d’éviter une grossesse mais ne porte pas atteinte à la vie sexuelle ». La législation en vigueur dans la population arabe palestinienne de Judée-Samarie ne fait rien contre cette pratique, alors qu’elle interdit par ailleurs « de retirer des parties du corps d’une personne dans son assentiment ». Le Dr. Sahar Kawasmeh, membre du « parlement palestinien », se dit « opposé à cette pratique, car à ce moment là, pourquoi ne pas enlever des organes des jeunes hommes handicapés ?! » Il y voit une discrimination envers ces jeunes filles, « qui ne pourront pas forcément éviter d’ôter violées, mais qui en plus, sont punies alors que c’est à l’agresseur de l’être plus sévèrement ». Pour le moment aucune ONG internationale ou association féministe n’ont cru bon d’intervenir sur cette question…

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Pérès prend la parole à l’Onu

Des chefs d’Etat du monde entier se sont réunis ce lundi à New York à l’occasion d’une conférence consacrée aux « objectifs du millénaire » fixés par l’Onu en 2000, ayant notamment pour but de réduire la pauvreté et la mortalité infantile dans le monde. Parmi les participants, on comptait notamment le président des Etats-Unis Barack Obama, le président français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre chinois Wen Jiabao et également, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Le président Shimon Pérès faisait partie des orateurs. Lorsqu’il est monté à la tribune, il a tenu à souligner dans son discours que la science était universelle et a ensuite dénoncé l’action des terroristes qui propageaient la violence dans le monde ». Pérès a ensuite parlé de la situation d’Israël au Proche-Orient, déclarant qu’il « parlait au nom d’un petit peuple vivant dans un petit pays ». Il a ensuite évoqué la renaissance d’Israël après la Shoah « alors qu’un tiers de notre peuple avait été massacré », et a rappelé qu’Israël avait été attaqué sept fois en 62 ans d’existence. « Malgré cela, a-t-il ajouté, nous avons signé un traité de paix avec l’Egypte puis avec la Jordanie et réglé la crise territoriale avec le Liban avec l’assentiment de l’Onu ». Pérès a précisé qu’Israël était actuellement en pourparlers avec l’Autorité palestinienne en vue de « concrétiser la vision de deux peuples: un Etat juif, Israël, et à ses côtés, la Palestine, Etat arabe ». Profitant une fois de plus de l’occasion pour exposer ses propres perspectives politiques, il a prétendu qu’il n’existait pas d’alternative à la paix et a conclu en affirmant : « Je crois que nous réussirons dans cette voie ». Pérès a ensuite adressé un message à Damas, déclarant qu’Israël « était prêt à ouvrir immédiatement des pourparlers directs avec la Syrie ». Il a ensuite souligné qu’Israël s’engageait à œuvrer pour la réalisation des objectifs que s’était fixés l’Onu pour sauver le monde de la faim. Mais il a ajouté que le monde devait se mobiliser contre le terrorisme. C’est dans cette ambiance de bonne volonté que le président iranien, qui continue à défier le monde entier avec son programme nucléaire, a été invité à prendre mercredi la parole. Pérès a fait allusion au président Ahmadinejad dans son allocution, indiquant qu’il avait encore tout récemment appelé à la destruction d’Israël. Dénonçant cette nouvelle manifestation de haine, Pérès a déclaré qu’Israël « continuerait à exister et à aspirer à la paix avec ses voisins ».

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Propos contre les localités juives

L’organisation d’extrême gauche Shalom Ahshav, la Paix Maintenant, qui comme on le sait est financée par des organismes européens, a organisé lundi après-midi un survol aérien de la Judée-Samarie afin de constater l’extension des localités juives de la région, dans le cadre de sa campagne en faveur du maintien du « gel » de la construction. Les invités étaient essentiellement des députés de gauche mais il y avait également, parmi les participants, Arieh Eldad, du Ihoud Leoumi. Il y avait aussi des personnes n’ayant aucune activité politique et parmi elles, le metteur en scène Yoshoua Sobol. Ce dernier, questionné sur ce vol, a répondu par la provocation, n’hésitant pas à déclarer par exemple qu’il avait eu l’impression de faire des examens d’IRM, constatant notamment les problèmes de sécheresse. Il a ajouté que « sur chaque point d’eau avait été construit un village (arabe) et qu’une implantation (juive) s’y était alors collée, comme des tiques sur un chien ». La comparaison a fortement déplu au chef du conseil de Judée-Samarie Dany Dayan qui a déclaré que les propos de Sobol « prouvaient qu’on pouvait être un metteur en scène réputé et un petit démagogue ». Et de poursuivre avec la même imagerie: « Les chiens aboient, les tiques provoquent et la caravane des localités juives passe ». Eldad a lui aussi déploré les propos de Sobol retransmis par les médias, alors que l’ambiance pendant le vol avait été cordiale.

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AP: peine de mort

Les pourparlers suscitent souvent des réactions optimistes. Après l’annonce du Premier ministre Netanyahou, au moment de la reprise des pourparlers, de la possibilité de parvenir à un accord de paix ferme et définitif d’ici un an, Mahmoud Abbas, chef de l’AP, vient de déclarer qu’un tel accord était envisageable dans les deux mois. Sur le terrain, la tension ne semble pas confirmer cette ambiance. Aucun relâchement n’est perceptible, et les efforts des forces de police et des tribunaux en vue de retrouver les coupables du crime de vente de terrains à des Juifs se font plus intenses. Le tribunal de Ramallah est déterminé, et il a répondu favorablement à l’appel de l’avocat Ahmad Al-Mughani, qui a jugé trop laxiste le traitement des «traîtres». La réclusion criminelle lui semblait trop indulgente, et le tribunal a validé sa requête. Mahmoud Abbas et l’ensemble des instances du pouvoir dont il dispose, considèrent comme extrêmement grave toute vente de terrain à des Juifs, et tout particulièrement à Jérusalem. Les autorités de l’autonomie s’investissent tout particulièrement dans la recherche, les enquêtes, les arrestations et les condamnation des «contrevenants». Le 28 avril 2009, un habitant arabe de Hébron a été condamné à mort pour avoir vendu des terres à des Juifs. Son jugement, en tant que «traître», a été expédié en deux jours. Le procureur avait fourni des plans montrant les emplacements des terrains vendus aux Juifs, à proximité de la ville de Hébron. La personne ainsi interpelée croupit en attendant l’apposition de la signature du chef de l’AP, comme le stipule leur loi. Les tribunaux de l’AP ont la main longue. Des Arabes israéliens ont ainsi été littéralement kidnappés pour passer en jugement pour le même type de motif. Parfois, loin des caméras, une intervention israélienne permet de faire libérer les prévenus et de fermer les casiers les concernant. Le conseiller de l’AP pour les affaires de Jérusalem, un certain Abd El-Kader, gros bonnet du Fatah, et directement lié à Salam Fayad, n’a rien de rassurant: «La procuration palestinienne poursuit des dizaines d’affaires de ventes de terrains à des Juifs », rappelle-t-il fréquemment. Il reconnait toutefois: «Ces enquêtes sont parfois difficiles, en raison de la pression d’Israël qui empêche le bon déroulement des affaires de la justice. » Concrètement, les condamnations à mort n’ont pas été entérinées depuis 2004, bien que les condamnés soient toujours en sursis.

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Olmert et la paix

L’ancien Premier ministre, Ehoud Olmert, a pris la parole lors d’un colloque de l’Initiative de Genève, mouvement subventionné par des fonds étrangers pour tenter de promouvoir la création d’un Etat arabo-musulman au centre de la terre d’Israël. Il a raconté qu’il était parvenu à un accord avec les Etats-Unis: «J’avais réussi à obtenir des Américains qu’ils accueillent sur leur sol 100 000 réfugiés arabes palestiniens. J’étais même parvenu à un accord avec Abou Mazen qui prévoyait qu’Israël en accepte 20 000, comme geste humanitaire. SI nous avions réussi à parvenir à un accord, la face du monde en eût été changée, ainsi que celle de l’ensemble du Moyen-Orient. Mais nous ne sommes pas coupables, et s’il n’y a pas eu d’arrangement, c’est à cause du côté palestinien qui a refusé de se lancer dans une démarche décisive, contrairement à ce que nous avons accepté.»

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Visite de maires israéliens annulée en Hollande

Les chefs des conseils locaux de Judée-Samarie semblent être devenus persona non grata dans certaines rencontres européennes dont l’objectif devrait être purement professionnel. On le constate cette fois en Hollande, où une visite de maires israéliens a été annulée lorsque le ministère néerlandais des Affaires étrangères a découvert sur la liste des participants les noms de responsables de localités se trouvant « au-delà de la ligne verte ». Ce voyage, qui devait avoir lieu le mois prochain, était organisé par le « Israël American Jewish Joint Distribution Committee » ( Joint ), association juive humanitaire basée aux Etats-Unis, en coopération avec le centre des pouvoirs locaux des deux pays. Côté israélien, il devait y avoir une trentaine de maires de petites communes, affiliés à une association qui compte 45 membres représentant des localités comptant jusqu’à 20 000 habitants. Parmi elles, on peut citer Kfar Shmaryahou, Savyon, Kfar Veradim, Bet Arieh, Har Hadar, Kiriat Arba, Oranit, Elkana, Efrat et quelques villages arabes. Oded Revivi, maire d’Efrat, dans le Goush Etsion, a dénoncé la décision des autorités hollandaises, qui selon lui, « décidaient quelles devaient être les frontières de l’Etat d’Israël ». Déplorant cette prise de position déplacée, il a annoncé que vu la situation, aucun représentant israélien ne ferait le déplacement. Revivi a encore précisé que la visite du forum des chefs de conseils régionaux était prévue au départ en Espagne mais elle avait été annulée à cause de l’affaire de la Flottille pour Gaza. C’est à la suite de ce refus qu’une rencontre avait été organisée avec l’ambassadeur de Hollande en Israël. C’est dans le cadre des préparatifs que le problème s’est posé, lorsque les représentants diplomatiques hollandais ont demandé la liste des participants. Il faut savoir que le gouvernement néerlandais suit la ligne politique adoptée par l’Union européenne, qui réclame le maintien du gel dans les « implantations », et considère donc comme problématique de devoir accueillir des maires représentants des communes se trouvant de l’autre côté de la « ligne verte ». Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Yossi Lévy a fait part de sa déception, dénonçant surtout la politisation d’une initiative qui devait être enrichissante pour les participants des deux pays. Il a estimé que cela réduisait à néant un dialogue important entre des maires qui voulaient seulement discuter de questions liées à la qualité de la vie et à l’environnement. Et de souligner: « Quand on veut promouvoir le dialogue, on ne doit surtout pas envisager de boycott ni d’exclusion d’aucune sorte ».

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Tony Blair : « Laissez-moi vous dire pourquoi je suis un fervent défenseur d’Israël »

Tony Blair salue le redémarrage des pourparlers de paix directs dans son discours de Herzliyah

Il existe deux formes de délégitimation. L’une est de type traditionnelle, évidente et attendue si l’on considère les milieux d’où elle provient. Il est facile de faire face à ce premier type qui se présente sous la forme d’une attaque constante de la part de ceux qui remettent ouvertement en question le droit d’Israël à exister. S’il est facile d’y faire face, c’est parce que ses méthodes sont particulièrement limpides. Quand le président de l’Iran dit qu’Israël doit être rayé de la carte, nous savons tous ce qu’il en est. Je ne dis pas ça, bien sûr, pour minimiser la menace. Cette menace reste constante et sérieuse. Je dis juste que si c’était là la seule forme de délégitimation à laquelle nous serions confrontés, elle ne nécessiterait pas de convoquer une conférence d’analyse mais simplement d’engager un processus d’action.

L’autre forme de délégitimation est plus insidieuse, plus difficile à définir, plus difficile à anticiper et plus difficile à contrer. Principalement parce que beaucoup de ceux qui la pratiquent nient férocement qu’ils le font. C’est cette forme qui menace aujourd’hui de se développer et son impact est potentiellement très important, partant notamment du fait qu’elle n’est pas évidente.

Je définirais cette forme de délégitimation de la façon suivante : il s’agit d’une résistance, parfois consciente mais souvent inconsciente, quelquefois à la limite du refus, à accepter qu’Israël peut avoir un point de vue légitime. Veuillez noter que j’ai parlé d’un refus d’accepter qu’Israël a un point de vue légitime. Je ne parle pas d’un refus d’approuver son point de vue. Les gens sont parfaitement en droit d’être en accord ou en désaccord avec Israël, mais il s’agit plutôt ici d’un manque de volonté à écouter l’autre partie, à admettre qu’Israël a des arguments probants, à embrasser la notion que le sujet est complexe et que cette complexité exige que l’on comprenne le point de vue de l’autre.

Le défi par rapport à cela est que cette forme de délégitimation ne provient pas de personnes malintentionnées mais au contraire bien intentionnées. Ces personnes nieraient vigoureusement une telle caractérisation de leur état d’esprit. Ils évoqueraient immédiatement la souffrance injuste des Palestiniens, les actes injustifiables de l’armée ou du gouvernement israélien et diraient, d’ailleurs avec raison, que le fait de critiquer Israël ne veut pas dire le délégitimer. De telles opinions sont monnaie courante en Occident.

Ces gens vous diront qu’ils sont en faveur d’une solution à deux Etats et brandiront cela comme la preuve positive qu’ils acceptent pleinement l’existence d’Israël.

Le problème est que, bien que leur thèse soit correcte en théorie, en pratique, ils utilisent l’œil en bandoulière de l’Amiral Nelson lorsqu’il s’agit de pointer la longue-vue de leur jugement sur le cas d’Israël. A proprement parler, le cas d’Israël se trouve totalement en dehors de leur champ de vision.

Ainsi, pour prendre l’exemple de Gaza, ils n’accepteront pas qu’Israël ait le droit de contrôler les navires transportant une livraison vers Gaza, même si rien que cette année plus de 100 roquettes aient été tirées depuis ce territoire sur Israël, sans parler des multiples enquêtes relatives à la flottille, à propos desquelles il y aura naturellement un débat très virulent. Je veux ainsi parler de ce genre de refus d’accepter que, quelque soit la façon dont on voit la chose, aucun gouvernement israélien ne pourrait être indifférent à la possibilité que des armes et des missiles soient importés à Gaza.

Je me retrouve souvent dans un type de discussion spécifique à propos de la Cisjordanie qui se déroule de la manière suivante : Quelqu’un dit : « alors vous soutenez l’occupation ». Je réponds : « Ce n’est pas vrai : je souligne simplement le fait que si un Hamas avec le même état d’esprit qu’actuellement envers Israël venait à prendre le contrôle de la Cisjordanie, Israël aurait légitimement le droit d’être inquiet pour sa sécurité ».

Un certain type d’échange continuel que j’ai avec certains de mes collègues européens, de loin pas tous, consiste à leur présenter l’argument suivant : n’appliquez pas au gouvernement israélien des règles que vous n’appliqueriez même pas en rêve à vos propres pays. Dans chacune de nos nations, si nos voisins directs se mettaient à tirer des roquettes contre nous ou à commettre des actes de terrorisme, notre opinion publique se déchaînerait. Et tout leader politique qui suivrait une ligne préconisant la modération de nos réactions ne survivrait pas longtemps, politiquement parlant. Israël est une démocratie. Ce pays a payé 1000 de ses citoyens en tribut au terrorisme durant l’intifada. En proportion de la population britannique, cela équivaudrait à 10’000. Je me souviens des attentats à la bombe perpétrés par le terrorisme républicain dans les années 70. On ne trouvait pas beaucoup de monde pour soutenir une politique de calme flegmatique.

Ainsi, quand on parle de délégitimation d’Israël, la chose va plus loin que la simple négation explicite de l’Etat d’Israël. Le problème touche principalement à l’application de ce préjugé qui ne permet pas qu’Israël puisse avoir un point de vue vaillant la peine d’être considéré. Une chose que je répète constamment quand on m’interroge sur Gaza, malgré le fait que je suis en désaccord avec l’ancienne politique à ce propos, c’est d’affirmer à l’adresse des organes médiatiques européens : « Essayez juste de comprendre pourquoi Israël se sent ainsi. En 2005, il s’est retiré de Gaza, c’est-à-dire qu’il a cessé d’occuper ce territoire, emmené 7000 colons avec lui et en retour a reçu des roquettes et des attentats. »

Maintenant, je connais tous les contre-arguments sur la nature unilatérale du désengagement, de l’accord de 2005 sur les accès et les mouvements et sur la fermeture des points de passage. Mais cela ne change pas les faits : il existe un autre point de vue et vous ne pouvez pas le qualifier d’illégitime.

Les choses se retrouvent énormément amplifiées par la façon qu’ont les médias de rapporter les événements. Les images télévisées, que ce soit au Liban, à Gaza ou à vrai dire dans n’importe quelle zone de conflit au monde, par exemple en Afghanistan, sont tellement choquantes qu’elles en arrivent à subjuguer le débat sur le comment et le pourquoi du départ du conflit. Parce qu’Israël, de même que les Etats-Unis ou le Royaume Uni, possède une force supérieure et parce que dans de telles situations l’horrible réalité est que les innocents meurent, ces images provoquent de la colère, de la compassion et un dégoût qui, à un certain degré, est complètement compréhensible mais qui a également pour effet d’occulter les difficiles choix auxquels les nations comme les nôtres sont confrontées lorsqu’elles se retrouvent agressées.

Il résulte de cette combinaison de facteurs une curieuse disjonction de la perception. Je passe beaucoup de temps en Israël et hors de ce pays, dans différents endroits du monde. Pour les gens de l’extérieur, Israël est régulièrement perçu comme arrogant, dominateur et agressif. Les Israéliens ont eux le sentiment que le monde est en train de les isoler de façon injuste et perverse, refusant de voir qu’eux aussi ont droit à ce que leur voix soit entendue. C’est le pourquoi de cette conférence.

Le problème est maintenant
de savoir comment répondre à cet état de fait. Il y a premièrement un principe clair et essentiel qui doit être établi : le fait de critiquer ne signifie pas per se qu’on délégitime. Il y a à vrai dire de nombreuses voix juives et israéliennes qui se trouvent être passionnément en désaccord avec la politique israélienne. Je suis un ami d’Israël et je l’avoue ouvertement. Je suis moi-même critique sur bien des points. Mais la délégitimation est quelque chose de qualitativement différent. Parfois, il peut sembler qu’il s’agit de la même sorte de chose. Ce n’est pas le cas. La critique est légitime. La délégitimation ne l’est pas. Les amis d’Israël devraient être les premiers à faire la distinction.

Cela étant dit, il nous faut pourtant souligner le fait que la délégitimation est à l’œuvre en ce moment-même et qu’il faut être vigilant et vigoureux à l’identifier et à contrer ses manifestations. Il ne faut pas le faire de façon claironnante. Mais la chose devrait être réalisée de façon insistante. Le but n’étant pas de parvenir à ce que les gens approuvent obligatoirement le point de vue d’Israël, mais d’insister pour qu’ils l’écoute et les amener au moins vers une position de compréhension. Dès que vous voyez un cas de provocation, exposez-le. Lorsque vous tombez sur un compte-rendu partial, argumentez le point de vue opposé. Ayez toujours votre mot à dire à ce sujet, et je ne m’adresse pas seulement aux politiciens mais aussi au peuple. Faîtes-le de façon systématique et dans l’unité.

Deuxièmement, Israël se doit d’être toujours un fervent et acharné avocat et acteur de la paix. J’entends par là qu’Israël ne doit pas se contenter d’être pour la paix, il doit la promouvoir et agir pour la réaliser. Les négociations menées par Ehoud Olmert et Tzipi Livni lors du précédent mandat du gouvernement israélien et de l’administration américaine, ont contribué de façon extrêmement importante à montrer au monde que quoique l’on puisse dire, l’on doit convenir que le gouvernement d’Israël était sincèrement en train de tenter d’apporter la paix. Le redémarrage des négociations directes, qui doivent être lancées la semaine prochaine est en soit important. Important parce que, en indiquant un cadre de réalisation d’une année, il démontre qu’il existe une sincère aspiration de la part du peuple d’Israël à vivre dans une paix durable et honorable avec leurs voisins palestiniens. Je sais que certains sont cyniques. Je sais que certains disent que tout cela est pour la galerie. Je rejette cette vision des choses. Je pense que si Israël peut recevoir des garanties réelles et effectives sur sa sécurité, il sera désireux et prêt à inclure dans la négociation la création d’un Etat palestinien viable et indépendant. C’est une courageuse décision de la part du Premier Ministre et c’est la bonne.

Troisièmement, il s’agit de dire qu’il n’y aura pas de réussite des négociations si toutes les questions concernant le statut final ne sont pas sur la table. Je ne suis pas en train de négocier des solutions ici et maintenant. Tout cela est pour plus tard. Nous pouvons réfléchir de façon créative et constructive. Et en fait nous le devons. Mais les propositions qui viendront sur ces questions en rapport au statut final seront une épreuve de vérité quant à la sincérité des uns et des autres.

Ceci m’amène à un quatrième point. Une réponse cruciale à donner à la délégitimation consiste à traiter correctement les critiques légitimes. Laissez-moi répondre à ce point en vous parlant de mon expérience. Le fait est que nous avons le pouvoir et le devoir de réaliser mieux et plus vite une amélioration de la vie quotidienne des Palestiniens. Il y a eu dans ce domaine de réels progrès l’année passée. Nous devons poursuivre cet effort. Je suis personnellement persuadé des bienfaits de l’approche « de bas-en haut ». Je continue à croire qu’aucune négociation de « haut-en bas » ne peut réussir sans cette première. Je pense également que des preuves empiriques existent qui soutiennent cette thèse : les améliorations à Jenin et l’ouverture du point de passage de Jalameh aux Arabes israéliens, les changements vers A&M en réponse aux capacités considérablement augmentées des forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne, la grande réussite du PIC à Bethléem, qui a engrangé des dizaines de millions de dollars d’investissements, le modus operandi avec le nouveau département sous la gouvernance du Vice Premier Ministre Shalom qui a permis des bénéfices significatifs, et j’espère à terme de nouvelles perspectives pour le tourisme et le développement pour les Palestiniens de la zone C.

De tels changements ne conduisent pas seulement à des améliorations de la vie des Palestiniens, ils s’attaquent aussi à ce qui est le plus puissant moteur de haine (particulièrement dans les médias arabes) contre Israël. Je veux parler de la conception selon laquelle les Palestiniens ne souffrent pas seulement de l’injustice mais également d’une forme d’humiliation. La dignité est un concept très important. La dignité va de pair avec la sécurité et Israël devrait constamment chercher des moyens de compenser l’indignité qui résulte inévitablement des mesures de sécurité qui sont prises et devrait chercher à éviter toute indignité inutile.

J’ai été satisfait et réconforté quand le gouvernement a changé sa politique à Gaza. La vérité est que vous pouvez justifier des restrictions sur Gaza qui sont prises pour des raisons de sécurité. Mais avec une population gazaouie qui compte une moitié de jeunes de moins de 18 ans et 300’000 personnes de moins de quatre ans, la sécurité est la seule base légitime d’imposition de telles restrictions. Bien sûr que Gilad Shalit devrait être libéré immédiatement. Sa détention est un profond déni des droits humains, de même que la façon dont il est traité. Mais une politique basée sur les menaces à la sécurité d’Israël est la seul que ses amis peuvent défendre.

Ceci me conduit à mon dernier point. Il est de notre devoir collectif, le mien et le vôtre, d’argumenter vigoureusement contre la délégitimation d’Israël. Il est également de notre devoir collectif de nous armer d’arguments et de données que nous pouvons défendre et avec lesquels nous pouvons répondre avec fierté et confiance aux plaidoyers contre Israël.

Laissez-moi vous dire pourquoi je suis un fervent défenseur d’Israël. Israël est une démocratie. Son parlement est particulièrement vivant. Sa sphère politique est, dirons-nous, pas notablement restreinte. Sa presse est libre. Ses citoyens ont des droits et ses droits sont appliqués. J’ai eu une fois une discussion sur Israël avec un ami. Je lui ai dit : « D’accord, imaginons que vous avez été condamné à 20 ans de prison pour un crime que vous n’avez pas commis. Et vous êtes un opposant au gouvernement. Dites-moi : par le système légal de quel pays, dans cette région, voudriez-vous être jugé ? » Mon ami a tenté un moment d’argumenter mais a fini par dire : « Là n’est pas la question ». J’ai répliqué que « oui, en fait, c’est là toute la question ».

Faisons un tour du monde pour voir ce que nous admirons concernant le peuple juif : sa contribution aux arts, à la culture, à la littérature, à la musique, au commerce et à la philanthropie. Il y a là un esprit qui es
t identifiable, ouvert et plutôt remarquable. Quelque soit la bigoterie qui puisse exister, cet esprit en est l’opposé. C’est un esprit de liberté. Sur mes vacances, j’ai lu la nouvelle biographie d’Einstein. Bien qu’il n’ait, dans son jeune âge, pas porté beaucoup d’intérêt à la question, il est devenu par la suite un ardent supporter d’Israël. Mais il faut considérer l’aspect d’Israël qu’il soutenait : un aspect qui était celui d’Einstein lui-même, celui d’un esprit libre, voire même rebelle, mais un esprit suprêmement bien en phase avec l’avenir.

C’est cet esprit que le peuple d’Israël, comme moi, soutenons. Alors préservez-le, conservez-le. Je suis moi-même une personne religieuse. Mais la société dans laquelle je veux vivre, est une société qui ne me traite pas mieux que les autres parce que je suis religieux, qui fait de mon opinion une parmi d’autres, et qui continue dans la voie de la science, de la technologie, du progrès, avec vigueur et sans préjugés. La meilleure réponse à la délégitimation d’Israël tient au caractère même d’Israël et dans l’ouverture, l’intégrité et la créativité du peuple israélien. C’est ce caractère et ces gens qui ont bâti l’Etat d’Israël. Ils restent ses gardiens. Ils sont la raison pour laquelle, délégitimer Israël n’est pas seulement un affront aux Israéliens mais à tous ceux qui partagent les valeurs de la liberté de l’esprit humain.

(Traduction: Ambassade d’Israël à Berne)

Source: Office of the Representative of the Quartet Tony Blair

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La Ligue arabe et Israël

Lors d’une rencontre au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont confirmé leur résolution établissant qu’il ne fallait pas reconnaître Israël en tant qu’Etat juif. Ils ont en outre adressé un appel aux Etats-Unis, leur demandant de faire pression sur le gouvernement israélien pour que celui-ci maintienne le « gel » de la construction dans les localités juives de Judée-Samarie. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a réaffirmé, au cours de sa conférence de presse, que les pourparlers seraient interrompus si le « gel » n’était pas prolongé.

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Tsahal abat un terroriste du Hamas

Lors d’une opération de routine, menée par les forces de sécurité à Kfar Nour A-Shams, village arabe situé près de Qalqilia, un terroriste du Hamas a été tué. Les soldats, qui recherchaient une dizaine de suspects, ont vu l’un d’entre eux courir à leur rencontre, une main derrière le dos sans réagir à leurs injonctions. Se sentant à juste titre menacés, les militaires ont ouvert le feu et l’ont abattu. Par la suite, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un homme du Hamas, Iad Abou Shaalabiya, incarcéré à plusieurs reprises dans des prisons israéliennes et impliqué récemment encore dans des actions terroristes. Mis à part cet accrochage, Tsahal a pu procéder sans problème aux arrestations des autres suspects. Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur ce grave incident.

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Nétanyahou refuse la proposition d’Hillary Clinton

Les premiers pourparlers directs entre Israël et l’Autorité palestinienne, relancés cette semaine sous la férule de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, se heurtent à de nombreux obstacles, comme on pouvait s’y attendre. Et s’il est de bon ton de sourire et de plaisanter devant les caméras, on sait que derrière les coulisses, les discussions se passent dans une atmosphère beaucoup plus tendue, vu les enjeux. Pour le moment, c’est la question du « gel » de la construction en Judée-Samarie qui semble être le point de discorde principal. Le Premier ministre Netanyahou a indiqué clairement qu’il refusait la proposition d’Hillary Clinton, qui demandait de suspendre les travaux dans les localités juives pendant trois mois supplémentaires. En revanche, le gouvernement israélien semblerait prêt, pendant cette période, à débattre en profondeur des questions de « frontières » et de dispositifs sécuritaires. De leur côté, les Palestiniens se montreraient beaucoup moins conciliants et menaceraient une fois de plus de tout arrêter si la construction reprend en Judée-Samarie. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre un haut responsable palestinien citant les propos tenus par Mahmoud Abbas juste après sa rencontre, ce jeudi, avec Binyamin Netanyahou à Jérusalem. Dans ce contexte, les Etats-Unis multiplient leurs efforts diplomatiques. L’émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell, qui a assisté aux discussions de ces derniers jours, a décidé de se rendre à présent à Damas et à Beyrouth pour tenter d’inciter d’autres leaders arabes à entamer eux aussi des pourparlers de paix avec Israël. De son côté, Hillary Clinton s’est rendue à Amman pour une série de rencontres avec les dirigeants jordaniens. Avant d’entreprendre son voyage, Mitchell a déclaré mercredi à Jérusalem que « si Israël reprenait son dialogue avec la Syrie, cela permettrait de faire avancer favorablement le processus entrepris avec les Palestiniens ». Un avis qui ne sera certainement pas partagé par un grand nombre d’Israéliens …

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Le Hamas recourt aux services du bureau londonien de “l’Organisation arabe des Droits de l’Homme” dans ses activités contre l’Autorité Palestinienne.

Il s’agit d’un nouvel exemple de la façon dont le Hamas profite de la Grande-Bretagne et des “organisations des droits de l’Homme” pour ses activités politiques, juridiques et de propagande. La plupart des activités visent Israël, mais également l’Autorité Palestinienne et l’Egypte

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Meili Faille confirme être allée aux Émirats arabes unis pour faciliter l’ouverture d’un centre islamique géré par la MAC à Montréal

Durant une entrevue réalisée par Benoît Dutrizac, la députée bloquiste Meili Faille a confirmé avoir fait des démarches auprès de la Muslim Association of Canada (MAC) afin que les responsables de l’organisation facilitentet financent son voyageaux Émirats arabes unis en 2009. La députée a déclaré (à 12:37 dans l’entrevue) qu’au moment où elle planifia son voyage, « la MAC (ne) représentait aucune controverse ».

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