A Antakya, la colère de la rue, contre l’ingérence turque, en Syrie
Comme chaque jour, les habitants d’Antakya ont pris la rue, pour demander des comptes, après l’attentat meurtrier de Reyhanli.
A grand renfort de sifflets, d’applaudissements ou de slogans, ils dénoncent la présence toujours croissante des réfugiés syriens et le soutien d’Ankara aux rebelles en guerre contre le Président Bachar al-Assad. Ils scandent “Nous ne voulons pas de tueurs jihadistes, dans notre ville“ et, à l’adresse des autorités turques, “Ne vous mêlez pas de la Syrie“.
“Tout ce que nous voulons, c’est que le gouvernement abandonne son soutien aux rebelles islamistes“, résume Mahir Mansuroglu, le porte–parole du centre communautaire de la province d’Hatay, un rassemblement hétéroclite de partisans de la gauche, de nationalistes, de musulmans ou de chrétiens qui tente de fédérer la protestation.
La cohorte des manifestants observe à distance un autre cortège. Celui–là est constitué de quelques centaines de personnes qui exigent, elles, une “meilleure sécurité“ à la frontière.





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