Hezbollah

«Cellule de Cannes» : un terroriste présumé remis en liberté

Yann Nsaku, l’un des membres de la cellule terroriste dite de Cannes (Alpes–Maritimes), a été remis en liberté ce mardi, après six mois passés en détention. Le jeune homme avait été arrêté début octobre 2012 avec onze autres personnes dans le cadre de l’enquête sur l’explosion d’une grenade dans une épicerie casher à Sarcelles (Val–d’Oise) en septembre dernier.

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Le Parisien  Les réactions

Israël-Gaza : en criant victoire, le Hamas fragilise la trêve

Après une semaine de raids israéliens, en échange de missiles iraniens tirés depuis Gaza, l’Etat hébreu et les Palestiniens viennent de conclure une trêve au Caire, qui est entrée en vigueur à 21h00 (heure du Caire). Mais tout porte à croire que la trêve est très fragile, et qu’elle sera de courte durée. Car les commanditaires de cette guerre, basés à Damas et Téhéran, tentent de parasiter la trêve à travers le Liban. Dès l’annonce de la trêve, lors d’une conférence de presse conjointe tenue au Caire par le ministre égyptien des Affaires étrangères, Mohammed Kamel Amr, et la Secrétaire d’Etat américain, Hillary Clinton, les Palestiniens ont crié victoire. Le Numéro 2 du Hamas, Moussa Abou Marzouk, s’est réjoui, dans une interview à la télévision ” Al Arabiya “, que ” l’Etat hébreu ait accepté toutes les conditions imposées par les Palestiniens “. Selon Abou Marzouk, ” Israël cessera toutes ses agressions, ses raids et les assassinats ciblés, et ouvrira tous les points de passage à la frontière avec Gaza devant la circulation des personnes et des biens. Dès lors, l’utilité des tunnels sous la frontière avec le Sinaï n’aura plus lieu “, a-t-il précisé. Abou Marzouk a ajouté que ” les pêcheurs palestiniens seront autorisés à pratiquer leur profession dans les eaux territoriales de Gaza “. Israël et le Hamas ont conclu la trêve sous l’égide de la nouvelle Egypte, dirigée par les Frères musulmans. Mais ce succès de Mohamed Morsi et de sa diplomatie ne satisfait nullement l’Iran. La République islamique, qui revendique haut et fort l’acheminement de missiles et des techniques de fabrication des Fajr-5 vers Gaza, multipliera sans l’ombre d’un doute ses tentatives d’occuper Israël sur son front sud (Gaza), sur son front nord (Liban), ou sur le flan est (Judée et Samarie), ou sur tous les fronts simultanément. L’objectif est de retarder toute action militaire israélienne contre le programme nucléaire iranien, et pour influencer les électeurs et provoquer la chute de Benyamin Nétanyahou, donné favori pour les législatives de janvier prochain. Cette escalade iranienne s’est exprimée par le tir, ce soir, de deux roquettes depuis le Liban vers le nord d’Israël. Deux autres roquettes de type Katioucha, prêtes à l’emploi, avaient été découvertes et saisies par l’armée libanaise, lundi 19 novembre. Il s’est agi, selon des sources libanaises, d’une tentative avortée du FPLP-CG d’Ahmed Jibril, commandité par Damas et Téhéran, de parasiter les efforts diplomatiques menée par et au Caire, en vue de conclure la trêve. Ce soir, la même organisation terroriste, basée à Damas, semble avoir réussi son coup, sans pour autant réussir à déclencher une riposte israélienne au Liban (mais pour combien de temps ?). De même, l’attentat contre un bus de Tel-Aviv, qui a fait une vingtaine de blessés ce mercredi, semble viser le même objectif : prolonger la crise de Gaza. Outre l’attentat de Tel-Aviv et les tirs de roquettes depuis le Liban, les propos de Hassan Nasrallah, affirmant mardi que ” l’Iran, la Syrie et le Hezbollah ne laisseront pas tomber Gaza, qui fait partie de l’axe de résistance “, sont pris au sérieux. L’axe syro-irano-hezbollahi fera tout pour harceler Israël. C’est aussi l’interprétation des propos des palestiniens les plus radicaux, qui se félicitent ce soir de ” la défaite israélienne “. Khaled Mechaal vient de réitérer ces propos, en affirmant depuis le Caire que ” ce qui vient de se passer est une leçon pour Israël, et prouve que seule la résistance fait plier l’Etat sioniste “. Il est vrai que la trêve, dans ces conditions, atteste de la fin d’une époque où Tsahal était invincible (la guerre de l’été 2006 avec le Hezbollah, puis celle de décembre 2008-janvier 2009 à Gaza avaient déjà entamé la supériorité de l’armée israélienne). Fort de sa ” victoire “, Khaled Mechaal prend d’ores et déjà une option sur l’Autorité palestinienne et appelle à la réunification palestinienne, pour soumettre l’OLP et la Judée et Samarie. Les Palestiniens sont conscients de la fragilité de la trêve. Ils affirment que ” certains groupes radicaux sont incontrôlables à Gaza, et risquent de tirer des roquettes sur Israël pour mettre la trêve en échec “. Les auteurs de ces propos reconnaissent indirectement que ” les factions radicales, liées à l’Iran et à la Syrie, débordent le Hamas et constituent une menace pour la trêve “. Les observateurs estiment d’ores et déjà que cette trêve sera de courte durée. Il s’agirait du calme qui précède la tempête. Dario S.

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Premières spéculations sur la taille et l’origine du drone « espion » abattu hier au dessus de la forêt de Yatir par l’IAF


Pour certains experts internationaux comme « The Avionist » le drone abattu hier par un F16 Soufa israélien au dessus de la forêt de Yatir, est plus grand que le drone oiseau, inconnu, qui s’est crashé l’an dernier au Pakistan.

Et dont un exemplaire assez ressemblant avait été capturé intact par le Kata’ib Hezbollah irakien deux ans plus tôt (Le Kataib Hezbollah, proxy irakien de l’Iran, est composé d’un millier de miliciens).

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Syrie : défection collective d’officiers alaouites, au moment où le régime envoie des renforts à Qardaha

Les combats entre les partisans du régime d’une part, et plusieurs familles alaouites hostiles à la politique du dictateur et à ses retombées sur la communauté, se poursuivent dans la montagne des Alaouites, y compris à Qardaha, ville natale de la famille Assad. Selon des sources bien informées, plusieurs hauts officiers alaouites ont fait défection et s’apprêtent à intégrer l’Armée Syrienne Libre dans les prochains jours. La fin du régime de Bachar Al-Assad semble s’approcher à grande vitesse. Hussam Al-Assad, l’un des cousins du président, a été capturé à Homs. Deux autres proches, Hilal et Haroun Al-Assad, des chefs de la milice Chabbiha, ont péri dans la région de Haffeh, non loin de Lattaquié, et à Qardaha. Mohammed Al-Assad a été grièvement blessé, fin septembre, dans les accrochages qui ont éclaté à Qardaha entre les partisans de Bachar Al-Assad et les familles de la montagnes, hostiles à la politique suicidaire du dictateur. Les accrochages qui se poursuivent et s’étendent ont déjà fait une vingtaine de morts, et les jeunes alaouites appellent la population à se soulever contre le régime, lequel envoie des renforts et tentent de négocier un retour au calme, au nom de la sauvegarde des intérêts de la communauté. Mais les notables ne font plus confiance à un clan parvenu au pouvoir par le feu et le sang, et n’hésite pas à éradiquer toute la population pour s’y maintenir. La coupe des alaouites a débordé après la perte de plus de 260 officiers, tous originaires de la région de Qardaha, morts dans les combats durant le mois de septembre. Avec la multiplication des enterrements, la population s’est révoltée. En outre, des informations ont confirmé la mort du colonel Ali Khazzam, bras droit de Maher Al-Assad à la tête de la Garde présidentielle, tué à Idlib. Ce qui semble justifier le recours, de plus en plus, aux combattants du Hezbollah libanais pour défendre le régime. Ce dimanche, alors que des informations faisaient état de la mort d’au moins 75 membres du parti chiite libanais (100 selon d’autres sources) dans une embuscade à Zabadani, la télévision ” Al Jazeera ” a déclaré que le parti de Hassan Nasrallah a violemment pilonné les zones frontalières avec les orgues de Staline. Hassan Nasrallah craint lui aussi un soulèvement de la communauté chiite contre son implication en Syrie, et s’engage dans une fuite en avant. Car de plus en plus nombreux sont les chiites qui critiquent le Hezbollah, estimant à juste titre que ” ceux qui n’ont pas été tués dans la guerre inutilement provoquée contre Israël, en 2006, sont tués dans une guerre stérile et perdue d’avance, en Syrie “. En outre, la télévision ” Al Arabiya ” affirme ce soir que l’Iran a rappelé près de 250 membres de ses unités d’élites, qui étaient jusque-là déployés en Syrie. Selon la télévision, ” ce retrait atteste que l’Iran a pris conscience que la bataille de Bachar Al-Assad est perdue “. Selon les observateurs, ” l’effondrement du régime devrait s’accélérer les prochains jours, notamment en raison de la multiplication des opérations qualitatives de l’Armée Syrienne Libre (ASL) “. Ces sources ajoutent que ” les conditions seraient ainsi favorables à l’accélération des défections collectives “. A cet égard, le site ” Youkal.net ” croit savoir cette nuit que ” plusieurs hauts officiers alaouites ont fait défection. Ils ont réussi à parvenir à la frontière jordanienne, et s’apprêtent à rejoindre l’ASL “. ” Youkal.net ” s’appuie sur des sources généralement bien informées, crédibles mais non-encore confirmées, pour ajouter qu’il s’agit de ” quatre généraux et trois colonels, occupant jusque-là des postes sensibles dans le dispositif de Bachar Al-Assad “. Ils se sont retournés contre le régime, en collaboration avec l’ASL à Homs et à Deraa, et sans doute après le soulèvement des alaouites à Qardaha, Lattaquié et Banias. L’ASL a placé les officiers et leurs familles en lieu sûr. ” Dans les prochaines jours, ces officiers devraient annoncer solennellement leur défection et leur ralliement à l’ASL “, ajoutent les mêmes sources. Bien que cette information ne soit pas encore confirmée, les circonstances, les antécédents et l’évolution sur le terrain tendent à la crédibiliser. En tout état de cause, les prochains jours devraient faire la lumière sur ces développements. Les Syriens sauront alors s’il s’agit d’une info ou de l’intox. Mediarabe.info

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La Turquie prive Assad de la guerre qu’il recherche et refuse de la déclarer à la Syrie. Le Hezbollah cherche à provoquer Israël. Car seule une guerre régionale peut encore sauver le régime syrien

Le régime de Bachar Al-Assad entame sa défaite. L’armée syrienne perd du terrain, tous les jours, et le dictateur est contesté par une partie des Alaouites. Son allié iranien vit une crise économique majeur et sa monnaie s’effondre face aux devises. Seule une guerre régionale peut sauver les régimes de Damas et Téhéran. D’où les provocations à la frontière turque, et l’incursion du drone de fabrication iranienne dans l’espace aérien israélien. Les médias libanais affirment, ce dimanche soir, que l’aviation israélienne a violé l’espace aérien libanais. Plusieurs appareils ont survolé, à moyenne altitude, le Sud du Liban, jusqu’à Iqlim Al-Touffah au nord, et Marjyoune à l’est. Ces survols, accompagnés de ” raids fictifs “, selon les sources libanaises, interviennent au lendemain de l’incursion d’un drone de fabrication iranienne dans l’espace aérien israélien. L’appareil sans pilote a été abattu par la chasse israélienne au nord du Néguev, samedi. Selon les médias israéliens, le drone est de fabrication iranienne. Tel-Aviv soupçonne le Hezbollah d’être à l’origine de cette incursion. Les Israéliens craignent que l’opération ne visait la centrale nucléaire de Dimona, et promettent de riposter. Notons que la télévision ” Al Mayadine “, proche du Hezbollah, de la Syrie et de l’Iran, avait indirectement revendiqué cette incursion en se réjouissant, tard dans la nuit de samedi à dimanche, que ” le drone du Hezbollah ait réussi à survoler plus de 100 kilomètres, dans l’espace aérien israélien, avant d’être détecté et abattu “. Notons que le Hezbollah a déjà perdu, en toute discrétion deux drones dans le nord de la Békaa libanaise, au cours des derniers mois, pendant les entraînements. A chaque fois, le parti interdisait l’accès du lieu du crash aux forces de sécurité libanaise. Aujourd’hui, la question légitime est de savoir pourquoi le Hezbollah, embourbé dans la répression en Syrie et souffrant d’une baisse de popularité au Liban et dans les pays arabes en raison de sa politique et des trafics dont il est responsable, cherche-t-il à provoquer Israël ? ” La réponse se trouve déjà dans la question “, affirme un ancien diplomate libanais. Il explique qu’” une guerre régionale est désormais l’unique bouée de sauvetage des régimes syrien et iranien, et du Hezbollah. L’armée de Bachar Al-Assad perd du terrain de façon irréversible. Le dictateur syrien est contesté depuis une semaine par une partie non négligeable de sa communauté alaouite, et les combats entre ses partisans d’une part, et les familles de sa ville natale Qardaha d’autre part, ont déjà fait une vingtaine de morts. L’Iran est de son côté secoué par une nouvelle contestation sur fond de crise économique et de l’effondrement de la monnaie. Le Hezbollah est contesté au sein de sa communauté chiite qui n’apprécie pas son implication dans la répression en Syrie, et par l’explosion du nombre des morts parmi ses combattants. Les Chiites refusent de payer le prix de la chute d’Assad en continuant à soutenir le Hezbollah. Ce dernier redoute que cette évolution ne se traduise par une perte cuisante lors des prochaines élections législatives, prévue au printemps 2013, et fait tout pour imposer une nouvelle loi électorale et un découpage des circonscriptions qui le favorisent, au risque de reporter le scrutin. Pour toutes ces raisons, l’axe composé par l’Iran, la Syrie et le Hezbollah a plus que jamais besoin d’une guerre extérieure qui lui procurerait une diversion et une nouvelle légitimité “. Notre interlocuteur rappelle à cet égard que ” l’incursion du drone du Hezbollah en Israël, samedi, constitue cette provocation destinée à attirer Israël dans une nouvelle guerre salutaire ! “. Il ajoute que ” cette incursion intervient après les tentatives syriennes de provoquer une guerre avec la Turquie, restées vaines “. Mais selon le quotidien libanais ” Annahar “, ” la Turquie refuse de se lancer dans une guerre contre la Syrie, bien que le Parlement ait autorisé le gouvernement Erdogan à la livrer. Le premier ministre turc refuse de donner à Assad cette chance et de contribuer à son sauvetage ” conclut le quotidien de Beyrouth. Après l’échec des multiples provocations syriennes directes à travers les bombardements du territoire turc, et indirectes à travers le terrorisme du PKK, Téhéran et Damas auraient choisi de provoquer Israël à travers le drone. En le dirigeant vers Dimona, le Hezbollah veut s’assurer d’une riposte israélienne immédiate, la cible étant particulièrement sensible. Pour étayer son analyse, notre interlocuteur affirme que les Syriens et le Hezbollah sont particulièrement embarrassés par les révélations des dernières semaines. La télévision ” Al Arabiya ” publie en effet des documents classés ” top secret “, détournés par des officiers syriens déserteurs. Ces documents dévoilent, entre autres, l’implication syrienne dans les tentatives de déstabiliser le Liban (affaire de Michel Samaha) et dans les assassinats politiques au pays du Cèdre ; l’implication de Damas dans la déstabilisation de la Jordanie et du Qatar (incendie du Villagio Mall, au printemps dernier) ; la présence de combattants du Hezbollah en Syrie pour défendre la dictature ; l’assassinats des pilotes turcs dont l’appareil a été abattu en juin dernier et capturés vivants… Les documents attestent également de l’implication du Hezbollah dans les assassinats et tentatives d’assassinats politiques au Liban (des soupçons sur les tentatives contre Marwane Hamadé, May Chidiac, Boutros Harb et Samir Geagea, une implication présumée dans les assassinats de target=”_blank” class=”external external_icon” rel=”nofollow”>Rafic Hariri, ss=”external external_icon” rel=”nofollow”>Georges Haoui Gébran Tuéini, Walid Eïdo, Pierre Gemayel, Antoine Ghanem notamment). Après leur acharnement à imploser le Liban et à exporter la guerre en Turquie, ces pays bandits se livrent à une fuite en avant en provoquant Israël. Notre source espère que ” l’Etat hébreu ne tombe pas dans ce piège, au risque de prolonger Assad au pouvoir et de confirmer les soupçons sur une collusion entre les deux camps, officiellement ennemis jurés “. Stefano B. C.

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L’espoir n’est pas interdit. Ils se radicalisent et se ridiculisent : comment les islamistes précipitent-ils leur chute ?

En Egypte, berceau des Frères musulmans, Gamal Abdel Nasser les a combattus sans relâche. Anouar Sadate les a exploités pour réduire la gauche – comme l’avait fait Hassan II au Maroc – mais l’égyptien en a payé le prix de sa vie. Après la chute de Hosni Moubarak, les Frères prennent leur revanche. Leur priorité, depuis les années 1950, demeure le contrôle de la société à travers les femmes, au détriment des vrais défis. Comme en Tunisie et en Libye, ils préparent leur prochaine chute. Quant à la Syrie, elle est le théâtre de deux islam radicaux, l’un sunnite, l’autre chiite. Ils se neutralisent pour le plus grand bonheur des Syriens. Cette vidéo, qui a fait le tour du monde, vue plusieurs centaines de milliers de fois, est révélatrice. Gamal Abdel Nasser y explique avoir voulu négocier avec les Frères musulmans, mais que ces négociations ont échoué en raison de la priorité exigée par les islamistes : imposer le voile islamique à toutes les femmes. Pourtant, le pays était, et reste toujours confronté à des problèmes économiques, politiques, sociaux et démographiques bien plus importants que le voile. Ce qui confirme que la question du code vestimentaire n’est que l’expression visible d’une volonté de conquête politique et idéologique de la société (Cliquez ici pour lire ou relire notre analyse de novembre 2006 : le foulard : premier acte d’une conquête politique de l’Occident , toujours d’actualité) IMG/flv/Nasser_freres_musulmans_voile.flv Depuis, l’Egypte a évolué. Mais une évolution ne signifie pas nécessairement une avancée dans le bon sens. Dans le cas du pays du Nil, les femmes libérées du milieu du siècle dernier, vêtues de robes courtes, maquillées et attirantes, avaient largement contribué au développement du cinéma arabe et de la danse. Dans le 21ème siècle, elles sont de plus en plus nombreuses à abandonner la carrière artistique pour se conformer aux exigences des islamistes, en se drapant de leur voile, de leur niqab, voire de leur burqa. Le contrôle de la société par les Frères musulmans passe ainsi par la domination des femmes à travers la loi islamique exploitée pour imposer le port du voile, pour autoriser voire encourager la polygamie. Les exemples de la Libye qui, au lendemain de la chute de Kadhafi, tolère la polygamie, ou celui de la Tunisie qui autorise désormais la commercialisation du Viagra, prouvent que la priorité des islamistes est de s’occuper des femmes. Mais de quelle manière ?? Cependant, l’espoir n’est pas interdit. En Tunisie, la société civile s’organise pour ” résister ” contre les islamistes. L’affaire du viol d’une jeune femme par deux policiers, qui l’ont accusée de porter atteinte à la pudeur, a mobilisé la société qui a fini par obtenir gain de cause, obligeant le président Mounsef Marzouki à présenter les excuses de l’Etat à la victime. La radicalisation des salafistes, qui défient Ennahda, embarrasse sérieusement ce dernier, qui devra trancher dans son choix, en tenant compte des aspirations de la majorité de la population, foncièrement libérale. Les prochaines élections devront, selon toute vraisemblance, rééquilibrer le jeu politique et réduire l’influence des islamistes, toutes tendances confondues. L’espoir vient également de Syrie, où les rebelles tentent de limiter l’influence des djihadistes. Plusieurs accrochages ont opposé l’Armée Syrienne Libre aux groupes islamistes armés, et plusieurs chefs de cette mouvance ont été tués. L’ASL est composée en effet de militaires syriens déserteurs, donc foncièrement hostiles aux religieux. L’espoir réside dans le fait que les rebelles syriens utilisent les islamistes djihadistes comme chair à canon, en les envoyant mourir au front et accéder directement à leur paradis ! Ainsi, l’ASL gagne sur plusieurs tableaux : elle se débarrasse des djihadistes encombrant, les utilise pour pulvériser les positions du régime, tout en leur rendant service ! Certes, le régime de Bachar Al-Assad mise sur la radicalisation des révolutionnaires pour les diaboliser et se présenter comme le protecteur des minorités. Mais cette manœuvre touche ses limites. Car en s’appuyant de plus en plus sur les radicaux du Hezbollah et sur les Gardiens de la révolution iranienne pour réprimer les Syriens, le jeu d’Assad finit par être dévoilé. Dans ce cadre, il convient de rappeler que les Iraniens et le Hezbollah rivalisent avec Al-Qaïda. La République islamique était la première à introduire le kamikaze dans la guerre, en envoyant des adolescents sur les champs de mines irakiens, en leur promettant un accès direct au Paradis. Le Hezbollah a également initié les attentats suicides, bien avant Al-Qaïda, en pulvérisant le QG israélien à Tyr (Tsor) (Tsor), en 1983, puis les ambassades américaine et irakienne au Liban, puis les forces américaines et françaises de l’ONU, à Beyrouth… Il faut dire aussi que le mythe du martyre est historiquement bien plus développé chez les Chiites, depuis la mort de Hassan et Hussein à Karbala, commémorée dans le sang et l’autoflagellation, tous les ans à l’occasion de la fête de Ashoura… (Cliquez ici pour lire ou relire notre analyse de décembre 2006 : l’idéologisation haineuse du Hezbollah qui dépasse le nazisme et ici pour revoir notre analyse sur la complémentarité entre le Hezbollah et Al-Qaïda, de mars 2008 ) La radicalisation pousse la société civile, dans les pays du printemps arabe, à se désolidariser avec les nouveaux pouvoirs issus de la chute des dictatures. La jeunesse arabe, et plus particulièrement les femmes, affirment qu’ils n’ont pas fait la révolution pour remplacer une dictature militaire par une dictature théocratique et religieuse. De ce fait, les intellectuels arabes espèrent qu’après une courte expérience des islamistes au pouvoir, l’heure des comptes arrivera très vite et le tir sera rectifié. Théoriquement, cette analyse est plausible. Il reste à la concrétiser pour faire vivre et fructifier cet espoir fondé. Dario S.

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Des combattants du Hezbollah tués en Syrie

BEYROUTH ” Un commandant du Hezbollah et plusieurs autres combattants de ce mouvement chiite libanais ont été tués en Syrie, ont annoncé mardi un responsable des services de sécurité libanais et des militants de l’opposition syrienne. Le Hezbollah a longtemps été accusé par l’opposition syrienne de soutenir le régime du président Bachar el-Assad depuis le début du conflit, ce qu’a récemment nié le mouvement. Le corps du commandant Ali Hussein Nassif a été rapatrié au Liban dimanche et plusieurs autres dépouilles de combattants du Hezbollah ont été rapatriées ces derniers jours, a déclaré le responsable des services de sécurité libanais, qui a requis l’anonymat. Les conditions dans lesquelles ils ont été tués ne sont pas connues. Selon Samer al-Homsi, un militant de l’opposition établi dans la province de Homs, Ali Hussein Nassif et d’autres personnes ont été tuées samedi lorsqu’une bombe a explosé au bord d’une route près de la ville de Qusair.

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