Irak

Vingt-six séparatistes kurdes tués par l’armée turque

DIYARBAKIR, Turquie (Reuters) – L’offensive en cours de l’armée turque contre les militants Kurdes a fait 26 morts en deux jours parmi les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a-t-on appris vendredi de source proche des services de sécurité. L’opération a débuté mercredi soir dans la province de Sirnak (Sud-Est), frontalière de l’Irak et de la Syrie. Elle mobilise 2.000 hommes soutenus par l’aviation qui opère des deux côtés de la frontière irakienne. “L’intense opération se poursuit”, a-t-on déclaré de source proche des services de sécurité. …

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Dix-huit militants Kurdes tués par l’armée turque

ISTANBUL (Sipa) – Dix–huit militants Kurdes ont été tués lors d’une offensive de l’armée turque dans le sud–est du pays, après une attaque des militants dans une ville de la région, a annoncé vendredi l’agence de presse Anadolu. Un soldat turc a également trouvé la mort au cours de l’attaque, selon le bureau du gouverneur de la province de Sirnak, près de la frontière irakienne, cité par l’agence de presse. Les combats se sont déroulés près de la ville de Beytussebap, où les militants kurdes avaient visé des cibles gouvernementales, tuant dix soldats et policiers, au cours de la semaine. D’après des médias turcs, l’armée a utilisé des avions de chasse et des hélicoptères contre les militants Kurdes. ljg/AP–v1057

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Quadruple meurtre en France: le mystère plane

ANNECY, France ” Les autorités françaises n’excluaient aucune piste jeudi, au lendemain de la découverte de quatre corps sur une route isolée de la Haute–Savoie. Deux fillettes ont été retrouvées vivantes sur les lieux, dont l’une, âgée de quatre ans, est restée cachée sous un cadavre pendant près de huit heures. L’autre a été grièvement blessée. Beaucoup de questions restent pour l’instant sans réponse. Les autorités n’ont pas confirmé l’identité des victimes, qui seraient membres d’une même famille d’origine irakienne établie au Royaume–Uni. Les quatre corps, soit un homme et deux femmes qui se trouvaient dans un véhicule immatriculé au Royaume–Uni, ainsi qu’un cycliste qui gisait près de la voiture, seront examinés vendredi par l’institut médico–légal de Grenoble. Les enquêteurs ont déjà pu constater que toutes les victimes avaient été «tuées de plusieurs balles, dont au moins une balle dans la tête», a déclaré le procureur d’Annecy, Eric Maillaud, dans un entretien diffusé dans la soirée par la chaîne France–2. Les enquêteurs ont constaté «un très grand nombre de tirs», a dit M. Maillaud, évoquant l’usage d’un «pistolet automatique».

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Un Américain a été arrêté au Venezuela

CARACAS, Venezuela ” Le président du Venezuela Hugo Chavez a annoncé jeudi que les forces de sécurité du pays avaient arrêté un citoyen américain et le suspectaient d’être un mercenaire qui pourrait être impliqué dans une conspiration présumée visant à déstabiliser le gouvernement si le candidat de l’opposition perd la prochaine élection présidentielle. M. Chavez a indiqué que l’homme hispanique avait été arrêté le 4 août en passant de la Colombie au Venezuela. Le président a ajouté que l’homme possédait un passeport américain avec des tampons d’entrée et de sortie de pays incluant l’Irak, l’Afghanistan et la Libye, ainsi qu’un carnet de notes contenant des coordonnées géographiques. L’identité de l’homme n’a pas été divulguée. Un responsable de l’ambassade américaine à Caracas n’a pas voulu commenter. Lors d’un rassemblement électoral, M. Chavez a déclaré que le suspect «avait tout l’air d’un mercenaire». L’individu aurait déchiré une partie de son carnet lorsqu’il a été arrêté, a ajouté le président sortant. Il a par ailleurs suggéré, sans offrir de preuves, que l’Américain aurait pu avoir été recruté par des opposants du gouvernement pour provoquer des manifestations violentes si le candidat de l’opposition à la présidentielle Henrique Capriles perdait l’élection du 7 octobre. M. Chavez a promis plusieurs fois de se faire réélire et de continuer de guider le pays vers le socialisme. Les politiciens opposés à M. Chavez ont rejeté les allégations présidentielles voulant qu’ils tentent de provoquer des troubles ou qu’ils conspirent avec des responsables américains en cas de défaite le jour du scrutin.

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Turquie: 20 morts dans des affrontements avec des militants Kurdes

ANKARA, Turkey ” ANKARA (Sipa) – Des militants Kurdes ont attaqué tôt dimanche matin trois postes militaires dans le sud–est de la Turquie, provoquant des affrontements qui ont fait 20 morts, ont annoncé les autorités et des médias. Les insurgés ont notamment attaqué un avant–poste situé près du village de Gecimili, dans la province de Hakkari, à une vingtaine de kilomètres de la frontière irakienne, selon un communiqué des services du gouverneur de la province, Orhan Alimoglu. Six soldats, deux gardes du village qui combattaient à leurs côtés, et douze militants Kurdes ont été tués dans les affrontements, précisait–on de même source. Au moins 15 soldats, un autre garde du village et cinq civils ont aussi été blessés dans l’attaque. On ne faisait en revanche pas état de victimes dans les attaques contre les autres postes militaires, situés également dans la province de Hakkari. Les insurgés disposent de bases dans le nord de l’Irak, d’où ils lancent des attaques contre des cibles turques. Selon la chaîne de télévision privée NTV, les rebelles ont tiré sur l’avant–poste avec des lance–roquettes et des fusils juste après minuit. D’après la chaîne de télévision publique TRT, l’armée a envoyé des renforts, et des hélicoptères d’attaque pilonnaient les routes empruntées par les insurgés. Les rebelles du Parti des travailleurs des Kurdistan (PKK) se battent pour l’autonomie du sud–est de la Turquie, une région à majorité kurde. Ce conflit a causé la mort de dizaines de milliers de personnes depuis 1984. Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne et les Etats–Unis. pyr/AP–v0180

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La valise ou le cercueil pour les chrétiens syriens?

Une fin de partie semble se jouer à Damas, et les chrétiens de Syrie craignent pour leur survie si le régime de Bachar el-Assad devait tomber, comme en sont désormais persuadées les chancelleries occidentales. Ils ont assisté à l’exode de leurs «frères» et «sœurs» d’Irak fuyant les assassinats et les enlèvements au lendemain de la chute de Saddam Hussein et sont convaincus que c’est ce qui les attend lorsque l’heure sonnera pour el-Assad (le lion en arabe). Les deux millions de chrétiens syriens n’appuient pas tous le dictateur, loin de là. Georges Sabra n’est-il pas le porte-parole du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition? Par contre, le ministre de la Défense, Daoud Rajha, assassiné la semaine dernière, était un chrétien. C’est surtout la hiérarchie ecclésiastique qui s’est rangée du côté de la famille Assad au pouvoir depuis 42 ans, en échange de la protection des chrétiens toujours craintifs dans un monde majoritairement musulman. Elle prie pour que Moscou continue d’opposer son veto au Conseil de sécurité aux résolutions occidentales menaçant Damas de sanctions. Elle n’a pas à s’inquiéter : la Russie, comme au XIXe siècle, se veut la puissance garante des 20 millions de chrétiens du Moyen-Orient. Dans l’ensemble, ils crai­gnent les «printemps arabes». Ils seraient les premiers à réclamer la chute des dictatures, mais ce qu’ils voient autour d’eux ne les rassure guère. En Egypte, où vivent 10 mil­lions de Coptes, le nouveau président Mohammed Morsi aurait déclaré pendant la campagne électorale qu’il voulait «parvenir à la conquête islamique de l’Egypte pour la deuxième fois, et faire convertir tous les chrétiens à l’islam, ou bien leur faire payer la jizya (taxe islamique)» (Washington Times, 30 mai). Le fait qu’un certain nombre d’insurgés sont des salafistes (sunnites revendiquant le retour à l’islam du VIIe siècle) financés par l’Arabie saoudite et le Qatar inquiète les chrétiens syriens. Ils estiment, à tort ou à raison, n’avoir pas d’autre choix que celui-ci : la valise ou le cercueil.

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Nouvelle tentative d’assassinat politique au Liban, et nouvelle innovation en matière terroriste

Après les innovations d’Al-Qaïda, qui a transformé des avions de ligne en fusées, qui a utilisé des suppositoires piégés et des chaussures explosives, et qui a développé des sous-vêtements indétectables pour détruire des avions en vol, d’autres terroristes viennent d’inventer les ascenseurs piégés. Mais malgré la sophistication des méthodes, le Liban a échappé au pire pour la sixième fois depuis le début de l’année. Depuis janvier denier, au moins six tentatives d’imploser le Liban ont miraculeusement échoué. Pourtant, leurs auteurs, qui restent officiellement inconnus, ont mis tout leur savoir-faire et leur détermination pour décapiter le camp souverainiste, pour provoquer une guerre confessionnelle, ou tout simplement pour déstabiliser le pays du Cèdre. En vain. Malgré la complicité active de certains milieux au pouvoir à Beyrouth, et la complicité passive d’autres, toutes ces tentatives ont échoué, sans pour autant décourager les auteurs, qui viennent de récidiver, ce jeudi 5 juillet 2012. Les commanditaires de ces attentats visent des objectifs multiples : pulvériser le Liban pour détourner l’attention et occulter la répression qui se poursuit en Syrie ; permettre au Hezbollah, le mieux équipé et armé, de contrôler le pays et soulager Damas ; mettre à exécution les menaces de Bachar Al-Assad qui a promis de répandre le chaos dans la région ; et décapiter les souverainistes libanais à moins d’un an des élections législatives de juin 2013. Ainsi, un double attentat visant le général Ashraf Rifi, commandant des Forces de sécurité intérieure (FSI) et le colonel Wissam El-Hassan, chef du service de renseignement des FSI, a été déjoué de justesse en janvier 2012 . Rifi et Al-Hassan sont tout simplement accusés d’avoir remonté les pistes dans l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, impliquant des responsables du Hezbollah. Une découverte qui a déjà coûté la vie à Wissam Eïd, mort dans un attentat à la voiture piégée en janvier 2008 . En février, le fils de l’ancien président de la République Amin Gemayel, député souverainiste du parti Kataëb, Sami Gemayel, qui a échappé à la mort . Le 4 avril, ce fut le tour de Samir Geagea d’être la cible d’un attentat au «sniper» . Parallèlement à ces attentats, les menaces n’ont pas épargné Saad Hariri et ses adjoints, poussant l’ancien premier ministre à s’exiler, et plusieurs de ses proches à se réfugier à Paris notamment. Ces derniers mois, le Liban a vécu au rythme des accrochages ambulants qui ont fait plusieurs dizaines de victimes, notamment à Tripoli et à Beyrouth, sans oublier l’assassinat de deux imams par des militaires en faction. La justice, qui en a arrêté 19 pour les besoins de l’enquête, mais surtout pour résorber la colère de la population, s’apprêtent à les libérer sans que la lumière soit faite sur ces meurtres, très vraisemblablement commandités. Les accrochages ont systématiquement impliqué des pro-syriens, comme les Alaouites de Rifaat Ali Eïd à Tripoli, ou le ” Sunnite de service “, Chaker Al-Berjaoui à Beyrouth, armé et financé par le Hezbollah. Après ces multiples échecs, les commanditaires des assassinats ont innové, en piégeant, jeudi 5 juillet, l’ascenseur qu’emprunte tous les jours le député souverainiste de la région de Batroune, Boutros Harb. L’attentat a été déjoué fortuitement quand l’un de ses voisins est tombé, nez à nez, sur trois individus. Deux parmi ces derniers se sont enfuis, avant que l’équipage d’une voiture ne se présente comme relevant des services de renseignement, et ne reparte en toute quiétude avec le troisième homme, arrêté un instant par les gardiens de l’immeuble. Il faut dire que le bureau de Boutros Harb est situé sur l’avenue Sami Solh (Badaro), à moins d’un kilomètre de la banlieue sud, fief du Hezbollah. Le ministre de l’Intérieur, Marwane Charbel, a confirmé cette nuit que ” les trois individus avaient bien eu le temps de piéger la cage d’ascenseur “. La tentative d’assassinat de Harb, l’un des principaux piliers de l’alliance du 14 mars, vise plusieurs objectifs : à court terme, son élimination déstabilise le Liban et le plonge dans un nouveau cycle de violence ; à moyen terme, l’opération aurait été attribuée aux radicaux sunnites liés à Al-Qaïda afin de justifier une incursion syrienne au Liban au nom de la lutte contre le terrorisme qui a pris du Akkar un fief, selon la propagande syrienne ; à plus long terme, l’absence de Boutros Harb favorise, du moins selon les commanditaires, l’élection de son rival à Batroune, le ministre Gebran Bassil, candidat à la députation, battu en 2005 et 2009, et dont les chances pour 2013 sont infiniment réduites. Cette série d’attentats manqués inquiète le Liban, otage de l’insurrection en Syrie et de la répression sanglante qui s’y déroule. A ces facteurs s’ajoutent le risque d’une fuite en avant du Hezbollah, pour soulager Assad, et les liens de plus en plus avérés entre Al-Qaïda, l’Iran et la Syrie. Des liens qui permettent à ces derniers d’utiliser le terrorisme sunnite comme un écran de fumée pour occulter le terrorisme chiite. A cet égard, le quotidien ” Al Hayat ” de dimanche 1er juillet 2012 , a révélé que ” le nouveau chef des brigades «Abdallah Azzam» – relevant d’Al-Qaïda – est le saoudien Majed Al-Majed, très actif entre l’Iran et le Pakistan. Il a été choisi pour succéder à Saleh Al-Karaoui, blessé dans l’explosion d’un engin et désormais inapte au combat “. ” Al-Hayat ” a également rappelé que ” Saleh Al-Karaoui avait reçu une formation militaire (en explosifs et électronique) en Iran, le pays qui l’héberge au même titre que plusieurs autres dirigeants de l’organisation terroriste “. Selon le quotidien, ” la République islamique s’est ainsi transformée en centre de commandement d’Al-Qaïda pour ses opérations en Irak, mais aussi en Arabie saoudite et au Liban “. Confirmant ces informations, le quotidien ” Asharq Al Awsat ” du jeudi 5 juillet est revenu sur les complicités entre l’Iran et Al-Qaïda, mais aussi sur les divergences entre les deux parties, notamment en Syrie. Si, selon le journal, ” Téhéran souhaite garder la Syrie comme sa chasse gardée “, il n’en demeure pas moins qu’il continue de manipuler et d’exploiter les ter
roristes sunnites pour s’en servir comme un écran de fumée. Bien que les attentats manqués au Liban puissent de ce fait être revendiqués par Al-Qaïda ou lui être attribués, leurs vrais commanditaires

sont désignés et leurs objectifs sont connus de tous. Un ancien officier libanais, interrogé à ce sujet, nous a déclaré cette nuit que ” le plus inquiétant est sans conteste l’innovation et l’ingéniosité dont font preuve les terroristes, qu’ils soient iraniens, syriens, d’Al-Qaïda ou du Hezbollah “. Et de conclure, notre interlocuteur estime que ” le Liban survit par miracle. Pourvu que cette situation perdure “. Stefano B..n

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