négociations

Un détracteur des Frères musulmans sous enquête

LE CAIRE, Egypte ” Le procureur général de l’Egypte a ordonné l’ouverture d’une enquête sur un ex-député anti-islamiste parce que celui-ci aurait réclamé la chute du gouvernement, selon un communiqué publié dimanche. La plainte déposée contre Mohamed Abu-Hamed par un autre ancien membre du Parlement égyptien accuse aussi l’homme d’essayer de mobiliser la minorité chrétienne copte du pays et de provoquer des conflits religieux. Si le dossier se rend en cour et que M. Abu-Hamed est reconnu coupable, il pourrait écoper jusqu’a trois ans de prison. Titulaire d’un doctorat en théologie musulmane, Mohamed Abu-Hamed était député et leader du parti libéral «Egyptiens libres» mais a quitté la formation pour siéger à titre d’indépendant avant la dissolution du Parlement. L’enquête sur M. Abu-Hamed survient deux jours après qu’il eut mené environ 3000 manifestants jusque devant le palais présidentiel afin de protester contre le président Mohammed Morsi et les Frères musulmans. La multiplication des enquêtes sur les détracteurs des Frères musulmans, dont le présentateur télé Tawfiq Okasha et le rédacteur en chef du quotidien «Al-Dostour», Islam Afifi, suscite des inquiétudes au sujet de la liberté d’expression en Egypte dans la foulée du soulèvement de l’an dernier qui a chassé le dictateur Hosni Moubarak du pouvoir. Les Frères musulmans ont remporté la majorité des sièges du Parlement ainsi que la présidence lors des dernières élections et se sont disputés avec les libéraux au sujet du comité qui doit rédiger la nouvelle constitution égyptienne, au point où les représentants laïcs ont quitté la table des négociations. Afin de calmer le jeu et prouver sa bonne foi, le président Morsi s’est entouré de gens provenant de tous les horizons. Il a récemment nommé l’ancien ministre de la Défense de Moubarak, un chrétien copte et au moins deux femmes conseillers présidentiels.

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Réponse officielle d’Israël aux conclusions du Conseil des Affaires étrangères de l’Union Européenne

Les conclusions du Conseil des Affaires Etrangères de l’Union Européenne sur le processus de paix au Moyen Orient incluent une longue liste de revendications et critiques envers Israel, basés sur des faits tronqués et une interprétation partiale, engendrant une compréhension unilatérale de la réalité sur le terrain. Une telle prise de position publique ne contribue évidement pas à faire avancer les négociations.

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Abbas appelle le nouveau gouvernement israélien à la paix

La présidence palestinienne a appelé mardi le gouvernement israélien à profiter du ralliement du parti centriste Kadima pour oeuvrer à un accord de paix, tandis que le Hamas, au pouvoir à Gaza, y a vu la fin de tout espoir de reprise des négociations. “Nous appelons le gouvernement israélien à saisir l’occasion de l’élargissement de la coalition gouvernementale pour accélérer la réalisation d’un accord de paix avec le peuple et les dirigeants palestiniens sur la base des références et des résolutions internationales”, a déclaré dans un communiqué le porte–parole du président palestinien Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina.

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Israël laisse les citoyens arabes manifester contre son existence le jour de la fête nationale

Depuis 15 ans ces citoyens israéliens manifestent contre l’indépendance de leur propre pays. Ils appellent à la destruction d’Israël par le “retour” de millions d’arabes qui transformerait Israël en un pays arabe avec une minorité juive. Donc plus de pays pour le peuple juif. C’est la négation de la formule “deux pays pour deux peuples” qui est la base des négociations. Ils manifestent avec des drapeaux d’un autre pays – l’autorité palestinienne. Dans quel autre pays au monde une telle scène est–elle possible ?

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Israël a payé cher pour récupérer l’arme d’Arad

Le quotidien israélien Yediot Aharonot révèle jeudi matin que l’Etat d’Israël a réussi, il y a dix ans, de récupérer l’arme personnelle du navigateur Ron Arad. Malheureusement, comme on peut s’en douter, il a dû payer le prix fort pour que le Hezbollah accepte de la lui restituer et a accepter de libérer 52 « détenus » palestiniens et libanais. D’après cette information, en 2000, la famille Arad a été convoquée d’urgence dans les bureaux du chef du Mossad de l’époque, Ephraïm Lévy. Ce dernier lui a alors annoncée que l’arme de Ron avait été retrouvée et rendue aux autorités israéliennes grâce à la médiation des services de renseignements allemands, à l’issue de pourparlers qui aurait duré près de huit ans. Le quotidien précise encore que la transaction a été mise en marche après l’enlèvement des trois soldats de Tsahal dans la région du Har Dov, dont les corps ont été restitués à leurs familles après de longues tractations. A l’époque, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait accepté de remettre aux Israéliens l’arme et les effets personnels de Ron Arad en échange de 12 prisonniers libanais et 40 terroristes palestiniens.

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Rencontre entre Barak et Tony Blair

Le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a remis en cause les conditions imposées par le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, en ce qui concerne la poursuite des pourparlers avec le Fatah de Mahmoud Abbas, chef de l’AP. Il a exprimé ses positions lors de sa rencontre, jeudi, avec le délégué du Quartet, Tony Blair. Pour Barak, il n’ya aurait pas lieu de s’entêter pour que l’AP reconnaisse la légitimité d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique. Pour lui, cet élément est secondaire, selon son propre raisonnement: «L’Etat d’Israël est un Etat juif, il a été fondé pour être un Etat juif et démocratique, c’est la concrétisation de la vision du sionisme, et tout le monde le comprend. A mon avis, des personnalités des autorités palestiniennes se sont dans le passé prononcées à ce sujet d’une façon positive. C’est notre position, et elle va de soi. Je pense que nous ne sommes pas obligés et que personne ne nous oblige à obtenir là-dessus une reconnaissance à chaque instant. » Il a cependant émis une réflexion montrant qu’Israël a malgré tout son mot à dire: «Israël s’attend quand même bien sûr à ce que les Palestiniens fassent preuve de responsabilité et de sérieux pour trouver un moyen de surmonter les embûches. » La présidente de l’opposition, Tzippi Livni, s’exprimant sur la chaîne de Tsahal, s’en est prise avec véhémence aux propos de Barak: «Je trouve bien curieux que nous ayons un gouvernement d’analystes politiques; les positions du Premier ministre sont floues, et chacun peut les expliquer comme il l’entend. Mais le gouvernement ne fait avancer aucune idéologie. L’attitude des ministres de Netanyahou transforme les concepts acceptés par tous en sujets qui peuvent être débattus. »

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Clinton: pas de solution miracle !

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a évoqué cette nuit le conflit israélo-palestinien en déclarant qu’elle ne disposait d’aucune « solution miracle » susceptible de résoudre la crise, alors que les discussions se trouvaient une nouvelle fois dans une impasse. Elle a ajouté: « Nous travaillons tous les jours, et toutes les heures, afin de créer des conditions favorables à la relance des pourparlers ». Et de préciser: « Ces négociations sont loin d’être une démarche aisée mais elles sont indispensables ». Mme Clinton a tenu à souligner que les Etats-Unis soutenaient l’idée de « deux Etats » sur la base des « frontières de 67″ avec un échange de territoires. Elle a ajouté qu’ils étaient également favorables à la création d’un « Etat souverain pour les Palestiniens », aux côtés d’Israël, Etat juif, qui mettrait fin à toutes les revendications et les argumentations historiques. Hillary Clinton a conclu en affirmant que le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou et le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Abou Mazen) se trouvaient toujours engagés à appliquer l’idée des deux Etats. Elle a ensuite annoncé que l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, se rendrait prochainement dans la région.

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L’AP veut se plaindre à l’Onu

L’Autorité palestinienne a indiqué qu’elle envisageait de porter plainte contre Israël au Conseil de Sécurité de l’Onu pour dénoncer la reprise des travaux dans la partie orientale de Jérusalem. Les Palestiniens ont ainsi réagi aux dernières informations concernant la construction de 238 nouveaux logements dans deux quartiers de la ville, Ramot et Pisgat Zeev. Le responsable des négociations Saeb Arekat a même prétendu que « cela prouvait clairement que Netanyahou avait donné la préférence aux implantations, au détriment de la paix ». Pour l’AP, bien évidemment, ces quartiers de la capitale, se trouvant au-delà des frontières de 67, doivent être inclus « à l’intérieur du périmètre de l’Etat palestinien ». Selon le Jerusalem Post en anglais, l’AP, qui cherche visiblement à impliquer davantage l’Onu dans les négociations, pourrait chercher, dans ce contexte, à obtenir de l’Assemblée générale et du Conseil de Sécurité une reconnaissance de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967. Les dirigeants de l’AP ont fait part de leur projet à l’issue d’une réunion au sommet qui s’est tenue à Ramallah, au cours de laquelle ils ont débattu du « processus de paix » et de la « crise » suscitée par « le refus d’Israël de reconduire le « gel » en Judée-Samarie ». Pour le moment donc, les négociations entre Israël et l’AP semblent officiellement au point mort et la presse locale a annoncé samedi soir que la rencontre prévue entre Binyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas ce jeudi à Paris avait été reportée au mois de novembre. Selon des sources diplomatiques étrangères, ce serait Netanyahou qui l’aurait ajournée mais dans l’entourage du Premier ministre, on précise que cette décision a été prise en accord avec le gouvernement français. En attendant, dans le monde, certains pays n’acceptent toujours pas qu’Israël puisse poursuivre la construction de logements dans sa capitale. C’est le cas notamment de la Russie: le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a écrit dans son site Internet que « les projets (immobiliers) d’Israël avaient été accueillis à Moscou avec beaucoup de déception et d’inquiétude ». Les Russes ne sont pas les seuls: un peu plus tôt, la France et les Etats-Unis ont publié un communiqué similaire.

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