Turquie

Victor Perez – Leçon d’antisémitisme sur TV5MONDE

La télévision est, à n’en pas douter, un moyen éducatif sensationnel. Chacun, au gré de ses envies, peut, par ce biais, s’enrichir intellectuellement en développant ses connaissances dans le domaine scientifique, animalier, politique, culinaire, sportif ou autres. TVMONDE, quant elle, a enrichi son offre en proposant à ses téléspectateurs de développer une nouvelle spécialité : l’hostilité envers les Juifs. Soit, selon tout dictionnaire sérieux, l’antisémitisme.

Sa dernière émission dominicale, Maghreb–Orient Express (1), avait comme sujet « Israël–Palestine : Apartheid, la fin d’un tabou ? ». « Maghreb–Orient Express donne la parole aux Israéliens qui dénoncent le système ségrégationniste mis en place par Israël. Longtemps tabou, le mot « apartheid » est désormais ouvertement employé, notamment par des ex–Premiers ministres comme Ehud Olmert ou Ehud Barak, pour désigner la situation des Palestiniens des territoires occupés et celle des Arabes israéliens. Quelles sont ces discriminations ? »

Pour en parler, la rédaction du magazine a donc convié trois personnes dont deux israéliens. Le premier d’entre eux est Michel Warschawski qu’il est inutile de présenter. La deuxième invitée est Tal Dor qui prépare actuellement une thèse sur le « processus de libération d’une conscience anticoloniale ». Faut–il préciser que pour le présentateur Mohamed Kaci et TVMONDE ces deux israéliens sont évidemment des « pacifistes » ?

Le troisième invité n’est pas, comme on pourrait l’envisager, un opposant portant la contradiction aux deux premiers mais Michel Bôle–Richard qui vient d’écrire un livre intitulé… « Israël, le nouvel apartheid ». Soit, en fait, un plateau d’extrémistes de gauche ayant comme objectif politique de salir l’Etat d’Israël en le faisant passer pour un état colonial et raciste ayant installé un régime ségrégationniste envers les “Palestiniens” mais aussi envers les arabes israéliens, « citoyens de seconde zone ».

Rien de moins et qui se vérifie tout au long de l’émission.

S’il est inintéressant de répondre à toutes les énormités annoncées comme vérités, il est saint toutefois de démontrer combien s’est fourvoyée cette chaîne française en assurant l’existence d’un apartheid en Israël et dans les territoires disputés.

Contrairement à l’énoncé du programme cité plus haut, jamais les ex–Premiers ministres Ehud Olmert ou Ehud Barak ont confirmé l’existence d’une quelconque ségrégation israélienne envers les arabes israéliens et/ou les “Palestiniens”. Des “Palestiniens” pas même gérés par l’administration israélienne. Le terme fut utilisé par ces derniers pour décrire ce que deviendra, selon leur propre vision, l’Etat d’Israël si un état “palestinien” n’est pas créé à ses côtés. La formulation de cette chaîne et donc malhonnête et a bien comme dessein de servir la haine d’Israël.

S’il est inutile d’analyser le contenu de l’émission car par trop mensongère, il est saint toutefois de constater que la seule solution réaliste pour ces trois invités au conflit proche–oriental est, ni plus ni moins, l’éradication de l’état du peuple juif. Une conclusion évidente si l’on s’en remet à cette demi–heure de pure haine.

Un état qui, selon ces trois “experts”, a refusé la création d’un état “palestinien”. Faut–il rappeler les conditions du monde musulman. A savoir, les « frontières de 1967 », Jérusalem–est –incluant la vielle ville– comme capitale du nouvel état, ainsi que le droit de retour de centaines de milliers de « réfugiés » en son sein.

Solution que tout quidam un tantinet honnête reconnaîtra comme étant un appel à la fin d’Israël comme état du peuple juif.

Un état qui, toujours selon ces trois “experts”, devra dans l’avenir compenser ce “refus” par la « fin de l’apartheid » en acceptant l’équation « un homme, une voix ». Autrement dit, accorder la citoyenneté israélienne aux “Palestiniens” des territoires mais aussi à ceux se trouvant en diaspora “désireux de revenir chez eux “.

Autre “solution” menant, là encore, par la loi du nombre à la fin des droits du peuple juif à s’autodéterminer librement sur sa propre terre.

Deux “solutions” donc qui seront incontestablement rejetées car l’envie de redevenir apatride n’est plus au goût du jour du peuple juif.

Deux “solutions” symptomatiques de l’Autorité palestinienne refusant toute existence d’un état pour le peuple juif mais qui ne dérange nullement ces trois “spécialistes”.

Deux “solutions” distillées comme uniques par TV5MONDE, pointant un doigt, a contrario, vers le fauteur de guerre, le juif.

Une chaîne où le pro–israélien, voire l’honnête et neutre intellectuel sont interdits de toutes expressions à l’antenne. Le débat contradictoire n’est plus de mise sur ce sujet. La “vérité”, cette messe idéologique fétide de gauche est dite !

La France est l’un des pays occidentaux où l’antisémitisme s’est le plus étendu ces dernières années. Faut–il s’en étonner ? Cette situation ira en s’aggravant tant que le ghetto formé autour des visions différentes du conflit proche–oriental ne sera détruit et que celles–ci retrouvent leurs droits de cité.

Il est vrai qu’en ce beau pays des droits de l’homme, les Juifs ont été souvent dépossédés de ce droit.

Liens :

(1) : http://www.tv5mondeplus.com/video/12-05-2013/maghreb-orient-express-466837

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Nouvel attentat à Damas, la Russie interdit les vols au dessus de la Syrie

DAMAS (Syrie) (AFP) – Un nouvel attentat a ensanglanté mardi à une heure de grande affluence la capitale syrienne, tuant au moins 13 personnes, au lendemain d’une attaque ayant visé en vain le Premier ministre.

Réagissant avec célérité à deux tirs de missiles sol–air lundi en direction d’un avion de ligne russe qui survolait la Syrie avec environ 200 passagers à son bord, Moscou a décidé d’interdire le survol de ce pays à son aviation civile.

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Turquie: la campagne anti-alcool du Premier ministre fait des vagues

Le parti du gouvernement turc, l’AKP, fait campagne contre l’alcool. Cela devient un sujet de discorde entre laïcs et partisans d’une société plus respectueuse de la religion. Et cela risque d’avoir des effets pervers.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a récemment ravivé les inquiétudes des milieux laïcs sur sa vision islamique de la société en accusant les fondateurs de la République d’avoir fait de la bière la boisson nationale alors que selon lui le peuple turc préfère l’ayran, à base de yaourt et sans alcool.

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Nucléaire : la Turquie sur le point de choisir, Areva tient la corde

Le gouvernement turc a annoncé, ce lundi 29 avril, qu’il dévoilerait d’ici la fin de la semaine le nom du consortium retenu pour construire la deuxième centrale nucléaire de Turquie, un projet estimé à 22 milliards de dollars (16,8 milliards d’euros). Pour cette offre, le réacteur de moyenne puissance Atmea, développé par Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et le français Areva, semble partir favori.

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Victor Perez – Quand Elie Arié pense…ça empeste

Elie Arié est chroniqueur associé à Marianne, mais tient également un blog dans lequel il affirme « L’avenir perdu du sionisme » (1). S’il est grotesque de donner à cet individu une quelconque importance, il est en revanche intéressant de se pencher sur sa vision du conflit proche–oriental. Regard commun à tant d’autres cachés derrière le paravent de l’antisionisme et braillant à “l’illégitimité” de l’Etat d’Israël.

Soixante–cinq années après sa renaissance, il y a encore des individus se posant cette question ! Interrogation absente sur tout autre pays évidemment !

D’entrée il assure « La création de l’Etat d’Israël a été une mauvaise réponse à un vrai problème : le vrai problème, c’est l’antisémitisme ; la mauvaise réponse, c’est la création d’un Etat (on voit bien, d’ailleurs, que, sans antisémitisme, il n’y aurait jamais eu d’Etat d’Israël, et que les antisémites sont les plus grands sionistes de fait, même s’ils ne l’ont jamais compris) ».

Devant ce constat, le lecteur cherche vainement sa solution de rechange à l’Etat d’Israël pour solutionner le « vrai problème » ? Elie Arié n’en a pas !

Par contre, tout au long de son texte il s’attache à confirmer son allégation première. A savoir, Israël état « colonial », « nazi », « s’inventant une mythologie pour justifier son passé », « délégitimant sa légitimité juridique elle–même en ne respectant pas les nombreuses résolutions de cette même ONU l’enjoignant de réintégrer ses territoires à l’intérieur de ses frontières d’avant la guerre de 1967» et « entrainant la radicalisation ethnique et religieuse de ses adversaires ».

Il ne conclut pas son article en soutenant que l’antisémitisme, de par le monde, est la résultante des actions israéliennes, mais presque : « Chaque jour qui passe illustre bien la phrase d’introduction de cet billet : la création de l’Etat d’Israël a été une mauvaise réponse à un vrai problème ».

Un problème qu’il entretient par cette vision qu’un antisémite ne renierait en rien !

Elie Arié, et ses clones, n’ont évidemment rien à redire à la création de la Jordanie, pays attribué au peuple arabe de la Palestine sous mandat anglais et étendu sur près de quatre–vingt pourcent de ce territoire. Ce partage unilatéral anglais en 1946 n’est apparemment pas une réponse suffisante à la nécessité et au souhait du peuple juif de s’autodéterminer librement, après tant de centenaires de galères, sur une terre chargée des vestiges d’un riche passé que l’on découvre encore de nos jours.

Ce vœu humain, logique, est, il le dit, « colonial » car l’Etat d’Israël « n’a pas demandé l’avis des populations habitant la région où il a été édifié ».

Une population devenue depuis 1967, et non 1948 année du renouveau de l’état juif, “palestinienne” pour les besoins de la cause musulmane en vigueur depuis… le XIXème siècle. A savoir le refus de tout renouveau d’un état juif sur sa terre ancestrale.

Pour illustrer ce « colonialisme », Elie Arié se demande « si la France, par exemple, aurait accepté une résolution de l’ONU créant un Etat Juif indépendant en Bretagne ou en Ile–de–France… ». Peut–on être plus stupide ? S’est–il seulement rendu compte que la Palestine, au contraire de la France, n’a jamais été un état constitué et reconnu mais seulement une région occupée depuis…la destruction du dernier état juif ? Soit deux mille années !

Autre grief exprimé : « cet Etat, qui justifie en partie son existence par le génocide nazi, a adopté les mêmes critères de discrimination ethnique que les nazis » car l’Etat Juif est « basé à la fois sur la religion, mais aussi sur l’ethnicité ».

Quelles autres caractéristiques ont adoptés ceux qui organisèrent les pogroms ? La condamnation d’Alfred Dreyfus ? L’inquisition ? Les expulsions, au travers des siècles, de Grande–Bretagne, d’Autriche, d’Espagne, du Portugal, de France, du Brésil, d’Italie, de Hongrie, etc.

Pourquoi donc s’arrêter au nazisme, alors que les exemples ne manquent pas, sinon pour faire bénéficier l’état du peuple juif indirectement de cette qualification ? Par cette inversion, est reproché à l’Etat juif, seul refuge sûr pour les Juifs, une “recherche de pureté” si cher aux aryens et aux nazis. Elie Arié ne nous dira pas quels autres critères l’Etat d’Israël doit retenir pour sauver les (peut–on l’écrire ?) Juifs ?

Faut–il répondre également au grief assurant que le peuple juif s’est inventé « une mythologie pour justifier son passé » ?

Sur quel passé, ou même mythologie, s’appuie l’auteur pour reconnaître l’existence du « peuple palestinien » et assurer « le colonialisme » israélien du territoire “palestinien” ? Sinon sur le seul politiquement correct en cours et surement pas par une recherche historique et intellectuelle !

Devant tant d’oublis, de simplifications, de contre–vérités et d’inversions des valeurs chaque quidam honnête déduira, contrairement à l’auteur, que le Sionisme a un avenir bien riche devant lui. Un futur chargé, encore, d’un combat contre le problème de l’antisémitisme, qui a valu la renaissance d’Israël, et qu’Elie Arié se charge de faire perdurer par ses “pensées” nauséeuses et implicites.

Des “pensées” qui entraînent de facto « la radicalisation ethnique et religieuse » des adversaires du peuple juif et donc du conflit. Mais de cela faut–il s’en étonner lui qui cite Shlomo Sand, qui a « cessé d’être juif », comme référence ?

Liens :

(1) : http://www.marianne.net/elie-pense/L-avenir-perdu-du-sionisme_a75.html

Lire l’article complet sur victor-perez.blogspot.co.il

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