La Turquie censure le dialogue sur le Génocide des Arméniens

L’Etat négationniste a interdit un débat télévisé en raison de ses références à son crime fondateur. Reporters Sans Frontières dénonce avec vigueur une atteinte à la liberté d’expression Reporters Sans Frontières a vivement condamné la décision du Conseil Suprême de l’Audiovisuel turc (RTÜK) d’interdire la diffusion par la chaîne privée HaberTürk de sa prochaine édition de l’émission “Tête à Tête“ en représailles à l’évocation du Génocide des Arméniens durant la dernière diffusion de cette émission. L’émission incriminée opposait Yusuf Halaçoglu, un négationniste notoire et en tant que tel ancien président de la “Société d’Histoire Turque“ – l’officine négationniste créée par l’Etat Kémaliste pour propager ses mythes historiques – et Sevan Nisanyan un journaliste arménien de Turquie. Cette émission a eu lieu le 9 mars dernier, quelques jours après l’adoption d’une résolution reconnaissant le Génocide par la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des Réprésentants des Etats-Unis. C’est le commentaire de M. Nisanyan qui a déclenché les foudres de la RTÜK Dans une décision prise le 16 juin dernier mais restée confidentielle jusqu’au 24, le RTÜK a notifié Habertürk qu’elle ne pourrait diffuser son émission “Tête à Tête“ du 13 juillet prochain mais qu’elle devrait à la place programmer des messages choisis par le RTÜK. “ Reporters Sans Frontières considère que cette punition disproportionnée constitue une censure pure et simple et appelle le RTÜK à reconsidérer sa décision. La liberté d’expression doit prévaloir, même quand il ya des opinions divergentes sur des questions sensibles. Il fait partie des devoirs des journalistes d’organiser et de diffuser des débats présentant différents points de vue sur une question donnée. “ avance le communiqué du lobby des journalistes. Le débat Nisanyan Halacoglu (en Turc) Si on peut donc se féliciter de la condamnation sans appel du RTÜK et de la politique de censure de la Turquie, on reste donc dubitatif sur l’idée qu’il serait toujours sain de confronter – selon RSF – des “opinions divergentes“. La négation d’un Génocide n’est en aucun une opinion mais la dernière phase du crime lui-même et RSF serait bien inspiré de s’en souvenir… à moins de devoir un jour se retrouver à défendre le droit à la parole publique de Faurisson ? Le communiqué de RSF continue en précisant que “ l’organisation ne peut regrette que l’organe de réglementation se croit autorisé à déci

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