Un projet immobilier dénoncé à l’étranger

Depuis dimanche matin, un nouveau complexe immobilier est en construction dans le quartier de Sheikh Jerah, dans la Vieille Ville de Jérusalem, grâce à l’initiative d’un promoteur juif. L’hôtel Shepherd, situé non loin du siège central de la police de la capitale et de l’hôpital Hadassah du Mont Scopus (Har Hatsofim), a été détruit et il doit être remplacé par deux immeubles devant accueillir des familles juives. Le chantier a été mis en route avec l’autorisation de la municipalité qui a délivré tous les permis requis pour la réalisation de ce nouveau projet. Mais comme on pouvait s’y attendre, des protestations s’élèvent déjà à l’étranger contre ce que certains appellent une « nouvelle colonisation juive ». Des protestations qu’on n’entend jamais lorsque les Arabes de la capitale construisent par milliers des habitations de façon tout à fait illégale. Les Etats-Unis ont condamné la décision de la mairie de Jérusalem, par l’intermédiaire de leur secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Cette dernière, protestant contre la démolition de l’hôtel Shepherd, s’est déclarée très « préoccupée » par cet acte qu’elle a qualifié de « perturbant », ajoutant qu’il risquait de « compromettre les efforts déployés à l’heure actuelle pour l’application de la fameuse « solution » de « deux Etats ». Les Européens, de leur côté, ont décidé de s’immiscer directement dans cette affaire en proposant d’envoyer des inspecteurs dans le quartier Est de Jérusalem afin de vérifier la situation sur place et « d’empêcher la destruction de maisons, les évacuations forcées et les arrestations « injustifiées » de Palestiniens ». C’est ce qu’a indiqué lundi matin le « Independent » britannique. Le rapport secret envoyé par les délégués de l’UE à leurs patrons à Bruxelles ne surprendra d’ailleurs personne : il reflète, comme toujours, les positions plutôt partiales de l’Europe en proposant cette fois plusieurs formules envisageables pour « aider les Palestiniens » vivant à Jérusalem. Dans le document, les Européens prétendent qu’Israël « œuvre de façon systématique pour remettre en question la présence palestinienne dans la ville ». Et ils ajoutent que « l’implantation juive à Jérusalem-Est constitue un obstacle à l’application de la solution de deux Etats pour deux peuples ». Ces prises de position n’ont pas manqué d’indigner un membre du conseil municipal, Elisha Peleg, du Likoud. Rappelant qu’Israël était souverain sur toute la ville, il a affirmé : « La communauté internationale critique la politique d’Israël dans le quartier Est de Jérusalem parce qu’elle ne reconnaît pas les faits. De notre côté, nous continuerons à construire à Sheikh Jerah ».

Lire l’article complet sur israel7.com

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