Le Liban face א une crise qui s’annonce longue et dure

Un ancien cadre du Courant Patriotique Libre (CPL) du gיnיral Michel Aoun, et ancien proche de celui-ci pendant les annיes glorieuses de la lutte contre l’occupation syrienne et pour la souverainetי du Liban, s’emporte, avec des termes crus, contre le virage destructeur que prend le CPL sous l’influence du gendre du gיnיral, Gebran Bassil. Notre interlocuteur, qui a passי prטs d’un an au Palais prיsidentiel de Baabda, alors occupי par le gיnיral Michel Aoun, alors Premier ministre (et sept ministres א la fois) par intיrim, entre fin 1988 et dיbut 1990, et qui l’a accompagnי durant une partie de son exil en France, nous livre une lecture mitigיe de la situation au Liban, au lendemain du renversement du gouvernement. Les propos crus de notre source, qui oscillent entre optimisme et pessimisme, sont livrיs en vrac et sans grandes retouches : L’espoir tient au ” bon dיbarras ” d’un gouvernement qui a mis six mois א ךtre formי, en 2009, grגce א une formule anormale qui exige une cohabitation entre la majoritי et l’opposition. De ce fait, l’opposition a rיussi א bloquer tous les rouages de l’Etat et des institutions de l’intיrieur mךme du gouvernement. La chute du gouvernement peut, pour ainsi dire, limiter les dיgגts et arrךter la guerre d’usure entreprise par l’opposition. L’autre aspect positif de la dיmission des ministres tient au fait que leur dיpart de l’Exיcutif confirme leur יchec א extorquer la majoritי. Leurs exigences portaient en effet sur l’annulation du Tribunal international Spיcial pour le Liban (TSL). Notre interlocuteur estime que son optimisme se renforcera ou s’יclipsera en fonction de la capacitי de la majoritי א former le futur gouvernement sans y associer les opposants. C’est uniquement א cette condition que l’Etat et les institutions pourront prendre en charge les soucis quotidiens des Libanais, loin des chantages et des blocages. Cette tגche sera difficile car le Hezbollah tentera d’exploiter la fibre religieuse et n’hיsitera pas א יmettre une fatwa pour interdire א tout chiite d’intיgrer le gouvernement. De ce fait, le gouvernement sera qualifiי de ” non reprיsentatif, d’anticonstitutionnel et d’illיgitime “, comme ce fut le cas du cabinet de Fouad Siniora entre 2007 et 2009. Ce qui prolongera la crise. Notre interlocuteur rappelle le cas du ministre chiite Adnan Al-Sayyed Hussein, pourtant considיrי comme neutre et proche du Prיsident de la Rיpublique, mais qui a יtי contraint א la dיmission, hier, aprטs avoir reחu un appel tיlיphonique dans ce sens du conseiller de Hassan Nasrallah, le secrיtaire gיnיral du Hezbollah. Ce cas de figure s’est d’ailleurs produit hier, quand la dיcision de dיmissionner du gouvernement a יtי prise en Syrie. En effet, il a fallu que deux יmissaires du Hezbollah et du mouvement Amal, respectivement Hussein Khalil et Ali Hassan Khalil, se rendent א Damas, dans la nuit de mardi א mercredi, pour obtenir l’ordre de claquer la porte du gouvernement. Notre interlocuteur s’emporte contre l’aveuglement du CPL et l’hypocrisie du gיnיral Aoun et de son gendre Gebran Bassil, qui se comportent, conformיment au vieux diction, comme ” une prostituיe qui prפne l’abstinence “. Car, s’interroge l’ancien cadre du CPL, ” comment peut-il oser accuser la majoritי de prendre ses dיcision א Washington au moment oש il prend ses ordres א Damas ? ” Et d’expliquer que la dיcision du gouvernement et de la majoritי de s’attacher au TSL dיpasse de loin son dיsir de justice. Il s’agit, ni plus ni moins, du respect des rיsolutions internationales, dont celle relative au TSL, au mךme titre que les rיsolutions exigeant le retrait israיlien.

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