«Non à la loi sélective»

Le mouvement Régavim lutte contre la construction illégale. Il s’est plaint lundi matin à la Cour suprême en exigeant non seulement de faire stopper les travaux de la construction illégale d’une mosquée en Samarie, dans le village de Bourin, mais de donner l’ordre de la démolir ou de l’emmurer. Ce chantier avait déjà reçu l’ordre juridique de fermer. L’avocat Amir Fischer, qui représente cette association, a exigé que l’application de la loi soit équitable, et que ce cas soit traité de la même façon que celui de la synagogue du village Elmatan, en Samarie également, qui a été emmurée. L’avocat de l’association proteste contre la poursuite des travaux dans le village de Bourin, malgré l’ordre intimé par le tribunal de les arrêter. Secondé par le responsable de l’association pour le district de Judée-Samarie, Oved Erez, il a rappelé la position de l’Etat en pareille situation: «Quand des travaux tombent sous le coup d’un décret du tribunal intimant de les interrompre, et que les prévenus poursuivent les dits travaux, la position de l’Etat consiste à émettre et à appliquer un ordre de démolition qui devient prioritaire dans l’ordre du jour pour les autorités chargées de faire respecter la loi.» Erez a invoqué devant la Cour suprême le cas de la synagogue emmurée dans le village d’Elmatan: «Dans le cas de la synagogue d’Elmatan, l’Etat a fait savoir qu’étant donné qu’il s’agit d’un bâtiment destiné à la prière, on peut se contenter dans un premier temps de l’emmurer. L’Etat s’est en effet empressé de passer à l’action et d’emmurer la synagogue. Celle-ci est aujourd’hui complètement fermée et délaissée (…) Il est inadmissible que lorsqu’il est question d’une synagogue construite sur des terres qui appartiennent à l’Etat, la Cour suprême s’en mêle dès que des petits problèmes techniques surgissent, qu’elle en ordonne la démolition et finalement, accepte comme compromis qu’elle soit emmurée ; alors que lorsqu’il est question d’une mosquée, et qu’elle est construite dans le mépris des autorités et des ordres d’arrêt des travaux émis les uns après les autres par la même Cour suprême, celle-ci ne réagisse pas en intimant un ordre semblable, à savoir emmurer immédiatement la mosquée du village de Bourin.» La présidente de la Cour suprême, Dorith Beinish, a en effet critiqué l’Etat, lui reprochant sa manière de concevoir l’ordre des priorités. Cependant, cette réaction n’est pas venue donner une réponse au directeur du mouvement Régavim. Elle est intervenue, certes lundi, mais dans le contexte d’une autre plainte, déposée quant à elle par l’ONG Yesh Din (La loi existe) et qui concerne la suppression exigée de deux constructions illégales, à côté de la localité de Bet-El. S’adressant aux autorités de l’Etat, Beinish s’est montrée virulente et cynique: «L’ordre des priorités est une formule passepartout. Vous en parlez chaque semaine! Il n’a jamais été appliqué dans la réalité.» Le juge Hanan Meltzer, de la Cour suprême également, s’est joint à Beinish, et s’en est pris à la représentante de l’Etat qui a participé à l’audience: «Il est possible que vous manquiez de budgets et de main d’œuvre, mais il semble bien qu’à la vitesse à laquelle vos sources de financement vous permettent de travailler, vous n’êtes capables de démolir qu’une maison par an.» Le tribunal a rappelé qu’un ordre du tribunal avait été émis afin que les deux constructions ne soient pas reliées aux infrastructures et qu’elles ne soient pas habitées.

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