Le Liban vit la dernière phase du coup-d’Etat institutionnel. Saad Hariri appelle ses partisans au calme

Le coup d’Etat institutionnel mené par le Hezbollah est dans sa phase finale. Najib Mikati vient à l’instant d’être officiellement désigné Premier ministre et chargé de former le gouvernement, avec un cahier des charges bien spécifique : enterrer le Tribunal international pour le Liban. Mais en dépit de cette évolution, Saad Hariri appelle ses partisans au calme. Dans un discours télévisé, Saad Hariri s’est adressé, il y a quelques minutes, à ses partisans les appelant au calme. Le Premier ministre démissionnaire reconnait les raisons de la colère, mais ajoute que cette colère ne doit pas dépasser les limites, ni mettre en péril la paix civile, encore moins alimenter les complots visant à mettre la main sur le Liban, sur ses institutions et sur ses décisions. Pendant ce temps, les dignitaires religieux sunnites se réunissent pour examiner la situation. Ils considèrent que le Premier ministre désigné, Najib Mikati, a outrepassé l’avis du Conseil supérieur et le Conseil des Muftis, et a trahi ses électeurs à Tripoli en poignardant la communauté dans le dos. Il est vrai que l’avis des religieux alimente les divisions interconfessionnelles. Mais il est également vrai que Mikati, pour accéder à la tête de l’Exécutif, a dû promettre de respecter le cahier des charges établi par le Hezbollah et la Syrie. Sa principale mission serait alors de ” rompre tout lien avec le Tribunal international pour le Liban (TSL), de retirer les juges libanais, d’arrêter le financement du Tribunal, et de mener une vaste purge dans les forces de sécurité et la justice pour chasser tous les officiers et les magistrats souverainistes “. D’ores et déjà, le Hezbollah contrôle la Présidence de la République et celle du Parlement et renforce son emprise sur l’armée à travers les officiers supérieurs. L’armée, qui a fait preuve d’une étonnante passivité face aux manifestations organisées par le Hezbollah, n’a pas hésité à tirer sur les partisans de la majorité ce matin. Notons à cet égard que plusieurs hauts officiers ont été mutés ou mis au placard sous la pression du Hezbollah. Un ancien commandant d’une brigade mécanisée (blindés), déployée dans la Békaa près de la frontière syrienne et des bases palestiniennes du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP-CG d’Ahmed Jibril) a été renvoyé, l’été dernier. Il lui est reproché de faire son travail et d’empêcher les trafics d’armes au profit du Hezbollah. Remplacé par un autre officier docile, le brigadier a été nommé comme attaché militaire dans une ambassade libanaise en Europe. Aujourd’hui, le Hezbollah achève son contrôle du Liban. MediArabe.info © . toute utilisation, merci de toujours mentionner la source ” MediArabe.info “

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