Etat major: débat sur la succession

Le Premier ministre n’ayant pas imposé une solution à la crise suscitée par la succession de Gaby Ashkenazi, le débat se poursuit autour de la question de la nomination di prochain chef d’état major. Le conseiller juridique du gouvernement, Weinstein, a abandonné Galant, déclarant qu’il n’était plus en mesure de le défendre devant la Cour suprême, après les conclusions du Contrôleur de l’Etat, Lindenstrauss, qui reproche à celui qui aurait dû se saisir des rênes de Tsahal de n’avoir pas dit la vérité au tribunal dans une affaire le concernant. En effet, Yoav Galant, désigné d’office par le ministre de la Défense, Ehoud Barak, aurait dû commencer sa nouvelle carrière le 14 février prochain. Or, il semblait aller de soi pour le chef de la Commission de la sécurité et des Affaires étrangères, Mofaz, qu’en raison des démêlées de Galant avec la justice, Ashkenazi allait devoir continuer à exercer au moins provisoirement, le temps de trouver une solution. Mais tel n’a pas été l’avis de Barak, qui a donc décrété que Navé, général lui aussi, allait prendre le commandement de l’armée pour une période de deux mois, le temps de trouver un autre homme. Or, cette solution intérimaire n’est pas de l’avis de tout le monde, et un nouveau recours a été déposé contre Navé devant la Cour suprême, qui a cependant été rejeté jeudi matin. Pour Tzippi Livni, cheffe de l’opposition et du parti Kadima, Ashkenazi devrait continuer à officier en tant que chef d’état major, et pas seulement provisoirement. Elle a vivement critiqué le Premier ministre, Netanyahou, et le ministre de la Défense, Ehoud Barak, leur reprochant une attitude hésitante dangereuse pour la sécurité du pays. «C’est un grave manque de sens des responsabilités pour Barak que de refuser de continuer à travailler avec Ashkenazi, qui a acquis beaucoup d’expérience au cours de ces trois dernières années», a-t-elle déclaré. Elle a ajouté: «Je n’éprouve aucun respect pour l’équipe que forment un Premier ministre faible et un ministre de a Défense despotique qui a des problèmes de jugeote. Une nomination provisoire, quelle que soit la personne choisie, sera la preuve de toutes sortes d’intrigues et d’intérêts personnels en jeu.» Le bureau du Premier ministre a réagi aux allégations de Livni: «Il est étonnant que ce soit précisément Livni qui reproche au Premier ministre de manquer de sens des responsabilités, alors qu’en ce moment-même, elle accepte de prendre dans son parti des personnes qui ont des démêlées avec la justice». Peu avant que la Cour suprême ne prononce son verdict qui va pouvoir permettre à Barak de nommer Navé, Barak a expliqué pourquoi il ne tenait pas à permettre à Ashkenazi de continuer. Jusqu’à présent, il se contentait d’une déclaration assez vague, reprochant au chef d’état major des défaillances morales et professionnelles. L’animosité entre les deux hommes remonte à l’affaire du document Galant, qui a finalement été considéré comme un faux, mais qui prétendait que le ministre Barak avait fait demander à une agence de relations publiques et de publicité d’influer sur l’opinion pour que Galant devienne le favori du public en tant que successeur à la tête de Tsahal. Herpaz, soupçonné d’avoir trempé dans la préparation du document, a demandé, voici quelques semaines, à la défense civile et aux renseignements s’il pouvait sans danger se rendre au Venezuela pour ses affaires, en raison de sa proximité avec des secrets militaires. Il a obtenu le feu vert, mais le bureau du ministre de la Défense ne l’a pas pris d’un bon œil. Barak a alors convoqué une réunion d’urgence avec les responsables des services des renseignements, qui ont certes reconnu qu’un tel voyage pouvait poser des problèmes, en raison des nombreux terroristes qui pullulent en Amérique du Sud. Le général Aviv Kokhavi n’a cependant pas rédigé sur un document écrit cette position, ce qui a déplu à Barak, qui accuse Ashkenazi d’avoir tout particulièrement téléphoné de Bruxelles, où il se trouvait à ce moment-là, pour demander que l’interdiction de se rendre au Venezuela ne figure pas explicitement dans le document. Tsahal soutient par contre que le chef d’état major ne s’est pas mêlé de cette affaire. De plus, Barak craint qu’Herpaz se serve de ce prétexte pour se soustraire à un jugement le concernant dans l’affaire du document Galant. Le préposé aux services secrets a répondu qu’il avait donné par écrit son avis en tenant compte uniquement de considérations professionnelles: «Si vous avez peur qu’il tente de s’enfuir, c’est à la police de délivrer un mandat lui interdisant la sortie du territoire.» Selon les dernières nouvelles, Barak ne devrait donc plus se heurter à une opposition en ce qui concerne la nomination provisoire de Navé pour les deux prochains mois.

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