Connaissance du pays : le village maronite du Gush Halav et ses traditions juives

Rien ne vaut une promenade dans les sentiers du village maronite de Gush Halav dans la Galilée romantique. Des cours soignées, de jolies églises toute simples, des tombes de justes, une synagogue , etc. Les maisons du village de Gush Halav sont construites sur les pentes d’une colline, à 860 mètres d’altitude, entourées de vergers de cerisiers, de poiriers et de pommiers, et au sommet on aperçoit de loin l’église. Le village comprend 3000 habitants, dont 55% sont chrétiens maronites, 10% grecs catholiques et les autres musulmans. L’ancien village s’est fait connaître lors de la grande révolte en 66 de l’ère chrétienne et à l’époque de la Mishna et du Talmud. Au cours des siècles, à deux reprises des Juifs ont essayé de s’installer à Gush Halav : au 11ème siècle et également au 19ème siècle, mais aucune n’a réussi. Au début du 18ème siècle des chrétiens maronites du Liban s’y sont installés. En 1948 les expulsés du village maronite de Biram, qui espèrent encore retourner sur leurs terres, s’y installèrent, ainsi que des musulmans des villages de Haute Galilée voisins. Il semble que le caractère cordial et pacifique du village ainsi que celui de ses habitants était connu déjà dans l’Antiquité. Flavius Joseph dans sa Guerre des Juifs écrit : « Seulement Gush Halav ne fut pas prise du temps des Romains…ses habitants étaient des pacifistes, car la plupart étaient des agriculteurs, et leurs esprits étaient complètement occupés par la réussite de leurs champs «. Le village a trois noms : Gush Halav, son ancien nom en hébreu, El Gish en arabe, et Giscala en romain. Pourquoi Gush Halav ? (Terrain laiteux) : Il y en a qui disent que le nom vient de l’engrais du sol, d’autres pensent que la terre blanche quartzique des environs a donné ce nom au lieu, mais sans nul doute que pour les villageois, les oliveraies et l’excellente huile sont la première explication du nom. Point de départ de la visite En voiture, entrons dans le village et grimpons vers la route principale par les petites routes. Arrivés à la banque, tournons à gauche. On passe à droite de l’église saint Pierre et on continue vers le nord, hors du village, avec à notre gauche une aire de jeux pour les enfants où nous pouvons parquer notre voiture. A droite, un sentier de terre entre les maisons nous amène à la colline blanche au dessus du cimetière. Nous avons un point de vue sur la Haute Galilée et le Liban s’offre à nous. En face on distingue la frontière. Là où se termine le vert des vergers du kibboutz Meron HaGalil, commence le terrain de notre voisin du nord. A l’ouest se dresse le mont Meron, à côté les collines de Hiran et Adir, avec les villages de Sasa, Biram, Yiron et Avivim. Au nord-est on distingue le mont Hermon et le village Kerem Ben Zimra avec la rivière Gush Halav, au nord de Ramat Dalton. De là, retournons à pied au village. L ’église saint Pierre et les ruines de la synagogue

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