Basketball : le prix Israel 2001attribué à Shimon Mizrahi, président de Maccabi Tel-Aviv

Le ministre de l’Education nationale, Guidon Saar, a tenu à informer lui-même le président du Maccabi Tel-Aviv, de la distinction dont il venait de faire l’objet, et qui lui sera remise dans le cadre du prochain Jour de l’Indépendance. Il faut savoir que Shimon Mizrahi, avocat de profession, 71 ans, est une figure emblématique du sport israélien. Tout a commencé un vendredi après-midi, de l’an 1969, dans un hôtel telavivien. Un groupe de supporters du Maccabi Tel-Aviv, s’était réuni pour débattre des moyens de tirer de l’ornière leur club préféré. Shimon Mizrahi se vit désigner président. Ce fut-là le premier acte d’une saga qui dure toujours… Amené rapidement à prendre en mains la gestion du club, Shimon Mizrahi a imposé non seulement sa manière d’administrer les choses, mais aussi sa conception du sport en général, et du basketball en particulier. A l’arrivée : 5 Coupes d’Europe (1977,1981, 2001, 2004, 2005) 1 Coupe intercontinental (1981), 38 titres nationaux, 30 coupes d’Israël, et ce en 42 ans …Chapeau bas. Mais, ce que Shimon Mizrahi considère comme sa plus grande victoire internationale, est d’avoir convaincu les dirigeants du basketball européen de maintenir le Play-off à Tel-Aviv alors que les clubs exigeaient qu’il se tienne ailleurs, en raison de la situation sécuritaire en Israël (Maccabi Tel-Aviv s’était imposé en finale face à Bologne, avec le plus grand écart jamais réalisé dans cette compétition : 44 points !) Ses détracteurs lui reprochent d’avoir écrasé le championnat local, non pas en raison de la qualité exceptionnelle des joueurs recrutés à l’étranger, mais surtout pour avoir assécher le marché local, en attirant au Maccabi tous les jeunes talents, au détriment des autres clubs, et sans lésiner quant aux moyens. A quoi Shimon Mizrahi répond par un haussement d’épaules. Ce qui lui importe, hier comme aujourd’hui, c’est Maccabi Tel-Aviv, et uniquement Maccabi Tel-Aviv. Qu’il demeure « le club du pays », celui auquel s’identifie tout-un-chacun, sans distinction de classe, de sexe ou de religion. Le phénomène, quoi ! Même si le Maccabi a perdu quelque peu de sa superbe au cours des dernières années. Des erreurs de recrutement certes, mais aussi un problème plus fondamental, celui de devoir faire face aux énormes budgets qu’alignent les clubs espagnols, grecs, russes et, partant, trustent les talents sur le marché mondial. Encore que la saison en cours, tant au plan national qu’européen, est en passe de lui redonner des couleurs…

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