Financement controversé des universités britanniques

L’enseignement en Angleterre ne semble pas être indépendant financièrement. En effet, le directeur d’une importante école d’économie, Sir Horward Davies, vient de démissionner du conseil d’administration de l’institution pour laquelle il travaillait. Il a en effet reconnu que l’acceptation d’une aide officiellement philanthropique d’1,5 millions de livres sterlings était peu honorable pour le prestige universitaire britannique. En acceptant de fonctionner à l’aide de fonds libyens, il estime qu’il s’agit en effet d’une trahison de l’esprit universitaire. Cet argent, fourni par le régime de Kadhafi, est déjà qualifié par l’opinion du Royaume-Uni d’«argent du sang». Cette école a déjà obtenu le cinquième du montant promis, soit 300 000 livres sterlings. Sir Horward Davies a décidé d’opter pour la transparence, après des années de silence. Mais en dehors de ce scandale qui a éclaté au grand jour, on estime que les universités anglaises auraient touché des centaines de millions de dollars en provenance d’Arabie et d’autres sources de financement islamiques. Davies soutient que l’esprit universitaire doit se libérer de cette mainmise et qu’il conviendrait de changer l’atmosphère intellectuelle de l’United Kingdom. Entre 1995 et 2008, huit universités qui jouissent en principe d’un renom international, Oxford, Cambridge, Durham, University College London, the LSE (London School of Economics précité), Exeter, Dundee et City ,ont accepté plus de 233.5 millions de £ de diverses autorités islamiques ou d’associations affiliées. Ce qui est plus connu, c’est que des secteurs d’activité présents sur les campus des universités, baptisés de l’appellation honorable de Centres d’études islamiques, comme le Centre d’Oxford pour les Etudes Islamiques, ont reçu plus de 75 millions de £ de la part de régimes du Moyen-Orient, et notamment du roi Fahd d’Arabie Saoudite. L’un des payeurs est le prince Alwaleed bin Talal, qui s’est généreusement défait de 8 millions de £ pour chacune des universités de Cambridge et d’Edinburgh. Le centre situé dans l’enceinte du LES précité, le Centre d’Etudes Moyen-orientales, a touché 9 millions de £ des Emirats Arabes Unis. Le Telegraph révèle que ces derniers sont les plus insistants pour exiger le boycott académique d’Israël. Il semble donc, d’après le Telegraph , que tous ces financements en provenance des régimes dictatoriaux agissent comme des présents corrupteurs sur l’attitude de la politique extérieure des écoles supérieures en Grande Bretagne, soumises au diktat des grandes puissances pétrolières.

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