Obsèques des victimes: une douleur indicible !

Des dizaines de milliers de personnes ont rempli toute l’esplanade du cimetière de Guivat Shaoul, à Jérusalem, dimanche après-midi, pour rendre un dernier hommage aux cinq victimes de l’horrible massacre perpétré vendredi soir par des terroristes palestiniens dans la localité d’Itamar en Samarie. Les parents et grands-parents, écrasés de douleur, ont dû faire face à la foule pour accompagner leurs enfants et leurs petits-enfants à leur dernière demeure. Et c’est devant une assistance recueillie, où beaucoup avaient les yeux rougis par les larmes, que le Rav Oudi Fogel z’l a été enterré avec son épouse Ruthy z’l et trois de ses six enfants, Yoav z’l, 11 ans, El’ad z’l, 4 ans et la petite Hadass z’l, âgée de 3 mois à peine. Trois autres enfants ont été épargnés par miracle : Tamar, 12 ans, qui a donné l’alerte, Roï et Ishaï, âgés de 6 ans et de 2 ans et demi. Le Rav Israël Méir Lau, ancien grand rabbin d’Israël, a été le premier à prendre la parole. Il a déclaré que cette tragédie ressemblait à celle qu’avait connue Job. « Il existe des moments où la douleur est indicible : on ressent cette souffrance et cette colère mais on reste impuissants, incapables de l’exprimer ». Il a ajouté : « Certains pensaient que ce type de tragédie ne se reproduirait plus après le massacre d’un million et demi d’enfants juifs pendant la Shoah. 66 années ont passé, nous avons déclaré l’indépendance de notre Etat, nous avons créé une merveilleuse armée de Défense d’Israël et malgré cela, les effusions de sang se poursuivent et nous restons là, incapables de les arrêter ». Le Rav Lau a rappelé que d’autres familles avaient ainsi été décimées dans les mêmes circonstances et avec des larmes dans la voix, il a souligné la conduite exemplaire des parents dont la foi était inébranlable. Et de s’exclamer : « Nous ne nous laisserons jamais briser. Nous ne plierons jamais devant l’adversité ». Il a ajouté : « Nous ne céderons jamais, nous sommes revenus sur notre terre qui est notre héritage et nous y resterons ». Le Rav Lau a ensuite déclaré : « Nous avons commencé ce Shabbat la lecture de la Paracha Vayikra qui traite des sacrifices ». Et montrant les corps des victimes, il s’est écrié : « Mais qui aurait imaginé des sacrifices de ce genre ! » Le grand rabbin d’Israël, Rav Yona Metzger, a ensuite prononcé son oraison en qualifiant d’Amalek les assassins de la famille Fogel. « Des gens capables de trancher la gorge d’une famille entière, rentrée quelques heures plus tôt de la synagogue accompagnée des deux anges de Shabbat, ne méritent pas d’autre qualificatif ». En pleurant, le Rav Metzger a ajouté : « Le petit Ishaï s’est approché de son père et lui a dit : « Papa, lève-toi, papa lève toi ». Mais nous savons qu’il ne pourra se lever que lors de la résurrection des morts. Le cri de Ishaï nous transperce le cœur ». Ensuite, le président de la Knesset Ruby Rivline a pris le micro pour déclarer avec émotion qu’une famille exceptionnelle venait d’être décimée, « une famille qui aimait sa patrie ». « Vous vouliez tant construire Eretz Israël », s’est-il écrié, rappelant qu’ils avaient vu leur maison en ruines à Netsarim, dans le Goush Katif, mais sans que leur foi ne faiblisse, malgré la douleur. Rivline a ensuite dénoncé lui aussi la sauvagerie des terroristes qui avaient massacré cette famille exemplaire. Le vice-ministre Moshé Yaalon a pris place à la tribune pour condamner à son tour la barbarie des assassins de la famille Fogel. Il a été suivi de Guershon Messica, chef du conseil régional de Samarie, qui a parlé lui aussi de la cruauté des terroristes. « C’est un jour de deuil national », a-t-il affirmé. Et il a dénoncé l’attitude des forces de sécurité qui tiraient des balles de caoutchouc sur des résidents juifs défendant leur maison ou qui négligeaient d’installer une barrière efficace autour du village. Et puis est arrivé le tour du Rav Benishaï qui, écrasé par le chagrin, a parlé de ses enfants disparus en rappelant qu’ils étaient des « âmes pures » et des « justes, piliers du monde » et qu’il les aimait profondément. Il a indiqué que son gendre Oudy était un homme pudique, réservé. Quant à sa fille Ruthy, « elle est née le jour du Shabbat et c’est en cette sainte journée qu’elle nous a été prise ». Il a ensuite évoqué le souvenir de ses petits-enfants : « Yoav, qui étudiait si bien, El’ad, avec son sourire éternel, et la petite Hadass, si mignonne, qui était tellement attachée à sa maman que celle-ci l’a emmenée avec elle ». Des paroles qui ont arraché des sanglots à de nombreuses personnes dans l’assistance. Et le Rav Benishaï a proclamé : « Peuple d’Israël, lève-toi. Nous devons continuer à construire pour hâter la venue de la Gueoula, la Délivrance finale. Oudy et Ruthy veulent accélérer la Gueoula ».

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