Tensions Israël-Turquie: Barak s’explique

Les problèmes récents entre Israël et la Turquie continuent de susciter des remous au sein de la classe politique israélienne et plus particulièrement à l’intérieur du parti travailliste où se sont opposés sérieusement le leader de la formation Ehoud Barak, ministre de la Défense du gouvernement Netanyahou, et Binyamin Ben Eliézer, ministre du Commerce et de l’Industrie. Rappelons que Ben Eliézer a rencontré la semaine dernière, en Europe, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu pour tenter de dissiper les tensions entre Jérusalem et Ankara, et qu’il a ensuite reproché à Barak ses prises de position ambigües concernant cette entrevue. Barak, tenant à réagir à ces critiques, a profité d’une réunion de la commission parlementaire des Affaires étrangères, ce lundi, pour répondre publiquement à Ben Eliézer. Pour s’expliquer, il a indiqué qu’il avait lui-même repoussé, il y a deux semaines, une demande des Etats-Unis qui lui proposaient de s’entretenir avec le ministre turc: « J’ai estimé que le moment n’était pas opportun pour une telle rencontre », a-t-il précisé. C’est lors de sa visite aux USA qu’une telle requête lui aurait été adressée, et on lui avait alors demandé également de voir l’ambassadeur turc à Washington, ce qu’il n’a pas fait non plus. Barak a ajouté: « Il était clair que les Turcs voulaient cette rencontre pour pouvoir présenter leurs doléances suite à la mort de leurs ressortissants sur le bateau (de la Flottille pour Gaza). Je savais aussi qu’ils réclameraient d’Israël des excuses et des indemnités ainsi que son accord pour l’ouverture d’une enquête internationale sur les événements ». Ce serait donc pour toutes ces raisons, a encore affirmé le ministre de la Défense, qu’il aurait refusé ces contacts. Pour Barak, ce sont les autorités turques qui sont responsables de la dégradation de leurs relations avec Israël. Il a estimé que ces tensions n’étaient pas récentes et résultaient notamment de l’attitude de l’Union européenne qui a refusé l’adhésion de la Turquie, provoquant des changements radicaux dans sa politique, qui se caractérisent entre autres par l’affaiblissement de ses liens avec l’Occident et Israël.

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