Le porte-parole de l’ambassade d’Israël était à Dijon dimanche 13 mars 2011

Le vent de liberté qui souffle aujourd’hui sur le monde arabe ne fait pas que des heureux. En effet, si du côté d’Israël l’espoir est grand de voir apparaître des régimes démocratiques en lieu et place des anciens dictateurs, la crainte d’une arrivée au pouvoir de nouveaux extrémismes politiques est tout aussi grande. Photo: Benjamin Hutter dijOnscOpe Porte-parole de l’ambassade d’Israël en France, Yaron Gamburg était à Dijon dimanche 13 mars 2011 pour évoquer ces questions diplomatiques de première importance, qui redessinent de fait le fragile échiquier politique garantissant à l’Etat hébreu sa sécurité… Les révolutions arabes, côté positif… «Si la situation est encore très confuse dans le monde arabe, la position d’Israël est claire : nous nous félicitons de tout changement allant vers plus d’ouverture et de démocratie au Proche-Orient», commence Yaron Gamburg, porte-parole de l’ambassade d’Israël en France, invité dimanche 13 mars 2011 par l’association France-Israël Dijon… Pour ce représentant de la diplomatie israélienne, l’arrivée au pouvoir de démocraties dans les pays arabes touchés par des révolutions ” la Tunisie, l’Egypte, la Libye ” pourrait même «garantir à l’Etat juif et un Etat arabe de vivre en paix et en sécurité». Surtout, Yaron Gamburg se félicite de la tournure qu’ont pris les révoltes au fil des semaines. «Les jeunes arabes se sont soulevés pour améliorer leur quotidien, non pas contre un Etat d’Israël qui serait la cause de tous leurs maux mais bien contre les régimes qui les aveuglaient», note-t-il. Et d’ajouter : «La jeunesse s’est réveillée pour s’attaquer à la vraie source des ses problèmes de pauvreté, de manque de liberté… J’espère qu’il faudra moins de temps à la communauté européenne pour qu’elle voie les choses sous cet angle !». Déterminé à «soutenir les bases de ces démocraties naissantes», Yaron Gamburg n’en est pas moins inquiet des situations qui pourraient résulter de l’instabilité politique dans le monde arabe… … et côté négatif En effet, un autre scénario moins avantageux pour Israël pourrait voir le jour au Proche-Orient. «Benyamin Nétanyahou, notre premier ministre, a bien décelé les problèmes que posent ces révolutions : la place laissée peut aussi bien être prise par un pouvoir démocratique que par des partis politiques extrémistes…», remarque le porte-parole de l’ambassade d’Israël. Premier sujet d’inquiétude : l’Egypte, dont l’accord de paix avec Israël est garant de la stabilité diplomatique dans la région. «Nous espérons que tous les candidats à la présidentielle en Egypte respecteront cet accord de paix», commente Yaron Gamburg. D’autre part, les craintes vont grandissant en Israël au sujet de la montée en influence de l’Iran, surfant sur l’instabilité politique des pays arabes. «L’Iran est à l’affût. Il provoque d’ailleurs régulièrement Israël et les pays sunnites en faisant défiler des navires de guerre sur le canal de Suez…», note Yaron Gamburg. Pour ce diplomate qui fut en poste à Moscou au tournant des années 1980 et 1990, «les pays arabes, tout comme les pays soviétiques après l’effondrement du régime communiste, mettront plusieurs décennies à retrouver une stabilité». Le flou politique pourrait donc régner encore longtemps sur l’avenir des relations entre Israël et le monde arabe… «Objectif numéro un : changer l’image d’Israël»

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