Libye : la Ligue Arabe fait marche arrière

Les premiers raids lancés sur le territoire libyen contre les forces du président Kadhafi suscitent déjà la polémique. Certains pays, comme la Russie et la Chine, qui se sont abstenus lors du vote au Conseil de Sécurité de l’Onu, ont condamné les bombardements entrepris essentiellement par la France, le Royaume uni et les USA, en rappelant que la décision prise aux Nations unies portait uniquement sur un blocus aérien imposé à la Libye pour protéger sa population civile. Les Etats arabes, de leur côté, ne savent plus quel parti prendre dans cette affaire. Le secrétaire général de la Ligue Arabe, Amr Moussa, semblait encore, la semaine dernière, tout à fait favorable à une intervention militaire contre le régime du despote Kadhafi qui réprimait dans le sang les manifestations de ses opposants. Il avait clairement fait part de son opinion lors du « sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen » où la décision d’intervenir militairement a été prise. Mais il semble à présent avoir viré de bord en annonçant dimanche que « les Etats arabes dénonçaient ces attaques et s’y opposaient formellement ». D’après l’agence de presse officielle égyptienne, Moussa aurait déclaré que « ce qui se passait en ce moment en Libye n’était pas conforme aux objectifs qui avaient été fixés ». Et d’ajouter : « Notre but consistait à imposer un blocus aérien à la Libye et à protéger ses citoyens, et non pas à les bombarder et à les tuer ». Il a précisé qu’il comptait convoquer d’urgence les représentants de son organisation pour débattre de la question. Comme indiqué plus haut, les avis sont partagés en Occident : la Russie a condamné les attaques contre les forces armées de Kadhafi et a demandé que cessent immédiatement les bombardements contre des objectifs civils en Libye. Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a prétendu que ces raids n’étaient pas conformes aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu étant donné qu’il n’y avait été question que d’un blocus aérien et de la protection de la population civile. Il a appelé les Etats qui ont lancé cette opération de « cesser de faire un usage disproportionnée de leurs forces ». Le conseil militaire suprême égyptien, qui dirige provisoirement le pays, a annoncé dimanche que « le Caire soutenait la résolution (de l’Onu) concernant le blocus aérien sur la Libye » mais il a ajouté qu’il n’enverrait pas ses troupes et n’interviendrait pas militairement dans cette région. Toutefois, selon les directives données par le ministère égyptien de la Défense, les navires de guerre étrangers, en route pour la Libye, seront autorisés à traverser le Canal de Suez.

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