7 ans de prison pour Moché Katsav

C’est un jour décisif et dramatique pour Moché Katsav, condamné pour viol, et un coup de tonnerre dans le paysage politique israélien. L’ancien président de l’Etat s’est rendu mardi matin au tribunal de district de Tel Aviv pour entendre le verdict prononcé par trois juges. Ces derniers lui ont infligé une peine de 7 ans de prison ferme. Il devra en outre verser 100 000 shekels d’indemnités à la première plaignante, qui travaillait dans la résidence présidentielle, et 25 000 à la seconde. Lorsqu’il est sorti de chez lui, Katsav a refusé de répondre aux questions des nombreux journalistes qui l’attendaient avec impatience, dans l’espoir de recueillir une déclaration exclusive. Pour l’entourage de Katsav, il est évident que ce dernier présentera un recours contre la sentence devant la Cour suprême à Jérusalem, bien que les chances d’obtenir un jugement plus clément semblent à peu près nulles. L’ancien président n’entrera pas immédiatement en prison. Trente jours lui ont été accordés pour qu’il puisse organiser son départ et se préparer à sa détention. Ce verdict confirme le jugement prononcé le jeudi 30 décembre 2010. Ce jour là, Moché Katsav a été reconnu coupable de deux viols et de harcèlement sexuel contre la plaignante Aleph, dont on ignore toujours l’identité, qui était employée au ministère du Tourisme. En outre, Katsav a été condamné pour harcèlement sexuel à l’encontre d’une autre plaignante, Beth, qui travaillait dans la résidence présidentielle. Le conseiller en communication de Moché Katsav, Amnon Shomron, a raconté mardi matin, en attendant la décision des juges, que pour l’instant, l’ancien président préférait ne pas penser à sa peine de prison et concentrait ses efforts sur les moyens de poursuivre son combat en déposant un recours. Il a ajouté : « Ces derniers temps, Katsav a évité les médias parce qu’il est convaincu que toute lutte médiatique est perdue d’avance ». Il a rappelé que la presse n’avait, à aucun moment, envisagé son innocence, « dépassant ainsi toutes les limites permises ». Moché Katsav, huitième président de l’Etat d’Israël, a occupé son poste entre les années 2000 et 2007, date de sa suspension. Depuis lors, il consacre tout son temps à tenter de prouver son innocence et a même, il y a quelques années, prononcé un long discours dans lequel il présentait sa propre version des faits. Autre précision : depuis que Katsav a refusé l’arrangement à l’amiable qui lui avait été proposé au cours du procès, d’autres preuves accablantes auraient été recueillies, renforçant le témoignage de Aleph. La juge Yehoudit Shevah, mise en minorité lors du vote, estimait qu’il fallait infliger à Katsav une peine de quatre ans de réclusion. Elle a accusé l’ancien conseiller juridique du gouvernement Menny Mazouz d’être intervenu dans cette affaire qui n’était pas de son ressort et d’avoir ainsi influé sur le jugement. Moché Katsav a réagi quant à lui en éclatant en sanglots et en interpellant les juges, criant qu’ils avaient commis une grave erreur et que le verdict qu’ils avaient prononcé était mensonger. Il a ajouté qu’il prouverait son innocence dans le recours qu’il présenterait à la Cour suprême.

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