Les habitants du Sud scandalisés

Le système de défense «Dôme d’acier» doit commencer à être opérationnel pour une partie des habitants du Néguev, bien que la date de sa mise en œuvre ait été avancée en raison des impératifs dus aux agressions en provenance de la bande de Gaza. Or, les élus des collectivités locales se sont mis en colère, étant donné que les mesures concrètes qui ont été prises pour protéger la région ne concerneront, dans un premier temps du moins, que les habitants de la ville de Béer-Cheva. En effet, des batteries antimissiles n’ont pas été positionnées aux alentours des localités qui, à l’instar de Sderot, sont plus régulièrement touchées, parce que plus proches de la bande de Gaza. Les maires et représentants des conseils locaux et régionaux ont protesté auprès des membres de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset à Béer-Cheva, dimanche, où ils se sont déplacés. David Bouskila, le maire de Sderot, a déclaré: «Sderot, Ashkelon et Ashdod ont également besoin d’une protection. Nous ne sommes pas des habitants illégitimes.» Il a toutefois ajouté: «A Béer-Cheva, les batteries n’ont pas soulevé l’enthousiasme. Ils leur ont dit que ça défendrait Béer-Cheva pour les faire taire. Il n’y a pas assez de rampes, et le gouvernement doit faire des choix. Nous avons été sacrifiés inutilement pendant des années. L’armée ne s’est pas introduite à Gaza pour nous, mais pour Béer-Cheva et pour Ashdod.» Le chef de la Commission de la Knesset, Shaül Mofaz, a déclaré au cours de sa visite: «A mes yeux, il n’y a aucune différence entre Ofakim, Kiryat-Malachie, Béer-Cheva, Sderot, Netivot, la région d’Eshkol et Tel-Aviv en ce qui concerne tout ce qui a trait à la sécurité. La sécurité doit être la même partout. L’Etat d’Israël ne peut pas se barricader derrière des dômes d’acier alors qu’à Gaza, la vie continue normalement. Nous sommes obligés de préserver nos moyens d’attaque et notre force de dissuasion. Tous ceux qui touchent aux enfants d’Israël doivent en assumer les conséquences.» Le maire de Béer-Chéva, Rubik Danilovitch, était présent également à la session: «La routine des tirs d’obus sur notre ville et sur les localités du Sud est inadmissible. Quand c’est la guerre, c’est la guerre, a-t-il déclaré. Il est impossible de continuer comme si de rien n’était quand d’un seul coup un missile s’abat. Aucun pays dans le monde n’accepterait une situation pareille, et l’Etat d’Israël ne peut pas non plus se laisser faire. Les gens ici sont attachés à cette terre et nous ne pouvons pas rendre l’avenir de la vie des habitants incertain, nous ne pouvons pas risquer la vie de nos habitants. Nous comprenons tous ce que signifie le poids d’une opération militaire supplémentaire, mais s’il n’y a pas le chois, alors il n’y a pas le choix.»

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