Israël déploie Iron Dome, son nouveau système de défense anti-missiles

En moins de deux semaines, cinq membres d’une même famille ont été assassinés durant leur sommeil, un soldat a été poignardé à Jaffa, des dizaines de roquettes et d’obus (dont certains chargés de phosphore) se sont abattus contre le sud du pays et la capitale a été secouée par attentat à la bombe. Première mesure spectaculaire prise depuis la recrudescence des tirs de roquettes sur la région sud d’Israël : le ministre de la Défense, Ehoud Barak a ordonné le déploiement, ce dimanche, d’une première batterie Iron Dome (« Coupole de fer »). Illustration de l’interception d’un missile par Iron Dome La batterie sera positionnée dans le secteur de Levahim, au nord-est de Beer Sheva. Iron Dome assurera la protection de cette ville de 195 000 habitants et des localités environnantes puisqu’il couvre un territoire de 100 km2. Le déploiement d’une deuxième batterie du système est prévu d’ici la fin de la semaine, cette fois dans le secteur d’Ashkelon, à 20 km au nord de l’enclave palestinienne. Au sein de l’armée, on précise toutefois que le positionnement géographique de ces unités n’est que temporaire. Les batteries seront régulièrement repositionnées en fonction de la menace. Le 15 juillet dernier, Tsahal avait testé avec succès son nouveau système anti-roquettes. Baptisé Iron Dome, ce nouveau système developpe conjointement par l’armée et la marine israéiennes, l’entreprise Rafael et le Centre pour la recherche spatiale d’Israel, vient d’être déployé aux abords de Gaza. Composé d’un radar qui détecte et identifie la roquette ou le tir d’artillerie, le système analyse sa trajectoire. Les données sont transmises à une unité de contrôle de la réponse armée qui calcule rapidement les coordonnées du point d’impact. Si ce point d’impact est considéré comme critique, un ordre est donné en quelques secondes de lancer le missile intercepteur «Barak». Le missile reçoit des informations actualisées sur la trajectoire de la menace et utilise son radar pour arriver à portée de feu. Il déclenche ensuite sa tête explosive au dessus d’une zone neutre afin de réduire le risque de dommages collatéraux. Le dispositif peut intercepter ainsi des roquettes dont la portée va de 5 à 70 kms. Le projet avait débuté en 2006, suite à la guerre contre le Hezbollah libanais, durant laquelle 4000 roquettes étaient tombées sur le territoire israélien, ciblant sa population civile. Sources : Israel Valley, B.E. ” ADIT

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