Le Zoo biblique de Jérusalem : l’arche de Noé des espèces animales protégées ou menacées

Une vallée de vingt-cinq hectares située au sud-ouest de Jérusalem aménagée d’un lac, de chutes d’eaux, de vastes pelouses et de reconstitutions miniatures des différents milieux de vie d’animaux bibliques ou d’espèces rares en voie de disparition. Ce parc à la vocation protectrice constitue bel et bien l’Arche de Noé du XXIème siècle. Depuis plusieurs années, le zoo constitue l’un des sites les plus populaires et les plus visités du pays. Retour un succès autant local que touristique. Après plus d’une décennie de recherche sur l’environnement, la planification de la reconstitution de la flore de chaque milieu de vie animal, the Tisch Family Zoological Gardens appelé plus communément le Zoo biblique a ouvert ses portes en mars 1993. Conçu pour être aussi naturel que possible, l’environnement général du zoo est une réussite. Le visiteur, petit ou grand, émerveillé, passe de la savane au désert, de l’Afrique à l’Australie, des bosquets aux marécages tropicaux. Loin du concept du zoo à l’ancienne et des animaux déprimés derrière les barreaux d’une cage d’un mètre carré, le parc zoologique de Jérusalem a creusé ses enclos dans la roche même des collines de la vallée et chaque espèce dispose d’un petit lot de terre aménagé selon son mode de vie propre. Une merveille écologique de 25 hectares abritant plus de 170 espèces animales mentionnées dans la Bible ou en voie de disparition. Un petit train fait le tour du parc en s’arrêtant devant les différents animaux. Gabi, éléphanteau âgé d’un an avec sa mère Tamar (janvier 2007) La visite commence face à un magnifique lac artificiel au milieu duquel une petite île où dansent des chimpanzés. Un pont passe au-dessus du lac et permet de rejoindre les deux niveaux du parc. Certains animaux sont abrités dans des salles spéciales comme les serpents, les pingouins, les chauves-souris ou certains oiseaux tropicaux. Véritable arche de Noé, le parc abrite de nombreux perroquets d’espèces rares ainsi que des oiseaux de proie tel le faucon, l’aigle royal et le vautour. Et des espèces animales en voie d’extinction comme un petit panda rouge adorable sorti tout droit d’un dessin animé. Et puis il y a les léopards, les guépards et les lions et les éléphants. A chacun sa brousse : chacune des espèces dispose en effet de sa jungle miniature admirablement bien reconstituée. Les visiteurs jouissent librement de la vue des animaux en liberté dans des zones ouvertes séparées du public par des tranchées, des fossés, des ponts ou des fenêtres en verre. Du haut d’un point d’observation de la savane où courent ensemble les zèbres et les autruches, le visiteur se retrouve nez à nez avec des girafes. Un peu plus loin, des rhinocéros et des hippopotames pataugent en somnolant. Et, zoo biblique oblige, il est indiqué pour chaque animal les passages principaux où ils sont apparus ou mentionnés au cours de l’Histoire Sainte : par exemple, les lions cités par le prophète Isaïe ou dans l’histoire du prophète Daniel, les éléphants qui apparaissent d‘abord indirectement dans le livre des Chroniques avec le « grand trône d’ivoire » du roi Salomon et ensuite dans le livre des Maccabées, ou encore les mandrillus sphinx (sorte de singes qui s’apparentent aux babouins) mentionnés dans le premier livre des Rois sur la flotte du roi Salomon. Les animaux du zoo qui ne sont pas mentionnés dans la Bible sont des espèces à protéger comme le kangourou d’Australie, le flamand rose et l’ours brun de Syrie. Mais tous les animaux, bibliques on non, seront nourris grâce aux bons soins de diverses entreprises israéliennes qui offrent la dîme de leurs produits- fruits, légumes, viande- en conformité avec la Loi Juive. En effet en l’absence du Temple de Jérusalem, la dîme ne peut être donnée qu’à un Cohen ou à un lévite mais peut aussi servir à nourrir les animaux. La viande sera donc casher et au moment de Pessah le zoo tout entier sera nourri de produit à partir de pain azyme, et les oiseaux de riz au lieu de blé… .. Au cœur de la Jérusalem moderne dans le quartier de Malha, le zoo offre une pause détente aux visiteurs de la ville sainte loin des cloches, des muezzines et du shofar, mais la visite comme l’indique le nom du zoo, ” faut-il rappeler que nous sommes à Jérusalem- restera…biblique. Le zoo constitue un véritable succès touristique : en 2009 par exemple, 738 000 visiteurs y sont passés. Un succès local aussi : le goût des hommes pour l’observation des animaux étant un phénomène universel, les différents visiteurs donnent à voir le miroir de la société israélienne dans sa diversité. Le site attire en effet les Israéliens de Jérusalem et d’ailleurs, les Juifs laïcs, les familles orthodoxes, les Arabes, les groupes scolaires de toutes les différentes écoles… Flamands roses au zoo biblique Une vocation unificatrice qu’avait bien comprise Teddy Kollek, maire de Jérusalem de 1965 à 1993 qui entreprit de nombreuses collectes de fonds pour le zoo. Kollek à travers sa Fondation de Jérusalem promu l’idée d’un parc plus grand placé au rang d’institution, accueillant indifféremment les familles juives et arabes de la ville. Le zoo avait d’abord été emménagé sur 6 hectares du mont Scopus dans les années 1940 à l’initiative d’Aharon Shulov, professeur de zoologie à l’Université hébraïque de Jérusalem. En 1990, grâce à la générosité de la famille Tisch de New York qui offrit 5 milliards de dollars à la Fondation de Jérusalem, la construction du nouveau grand parc dans la vallée de Malha a pu être accélérée. La famille Tisch donnera en 1993 son nom au zoo et quant au maire de Jérusalem, un éléphant que l’on peut toujours voir aujourd’hui sera appelé Teddy en son honneur. Aujourd’hui, le Zoo biblique voit encore plus grand que sa vocation première d’arche de Noé de la société et participe à des projets de recherche nationaux et internationaux dans les domaines de la zoologie, de la biologie et des sciences de l’environnement. Un centre médical de soin et de recherche est aussi en installé dans le parc pour soigner et aider à la reproduction des espèces en voie de disparition. Pour la première fois dans l’histoire, un éléphant a été mis au jour par le biais de l’insémination artificielle, ou encore la tortue du Néguev et le vautour fauve à partir d’œufs incubés artificiellement. Dans la mesure du possible, le zoo tend ensuite à réintroduire certains animaux dans la nature en organisant à chaque fois une petite cérémonie. Ainsi par exemple en 1996, pour la libération d’un vautour fauve baptisé « Liberté », le zoo a invité la mère de l’Israélien Ron Arad ““otage au Liban mort en captivité- pour aider à libérer l’oiseau, en hommage à tous les soldats israéliens prisonniers ou en otage. Site du Zoo biblique

Lire l’article complet sur ambisrael.fr

Share This

About the author

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.