Des retombées radioactives en Israël

La situation à Fukushima ne semble pas devoir s’arranger. En Asie, les gens se sont cachés, poussés par les craintes de se retrouver piégés par des pluies acides. On a mesuré de la radioactivité en Californie et dans le nord de l’Europe, et à présent, les effets de la radioactivité japonaise retombent en Israël. Des stations de détection de particules et de gaz radioactifs dans l’atmosphère sont situées un peu partout dans le monde. Elles sont gérées par l ‘ Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires . Le taux de rayonnement est mesuré en becquerels, Bq. Au-dessus de 0.01 Bq/m 3 , les radiations sont inquiétantes. Le taux reste important entre 10 -2 et 10 -4 Bq/m 3 . Même en-dessous de cette limite, on reste attentif à la situation et aux possibles changements. Le taux le plus important se trouve sur les lieux de la catastrophe. Les effets se sont ensuite propagés en direction de l’Est. Par conséquent, un taux légèrement inférieur, le deuxième niveau précité, s’est propagé jusqu’en Alaska et sur la côte occidentale des Etats-Unis. Le rayonnement s’est poursuivi, toujours dans l’hémisphère nord, pour diminuer mais être effectif jusqu’en Suède, en Russie, et plus au Sud en Israël. Cette augmentation spectaculaire de la radioactivité de l’air a été mesurée au cours des deux dernières semaines. Les détecteurs fonctionnent douze mois sur douze. A Nahal Sorek, au centre de recherche de l’énergie atomique, c’est mardi que le taux le plus important de radioactivité a été mesuré à la suite de l’accident à Fukushima. Une pompe aspire l’air fortement pour en retenir les particules et les analyser. Le produit radioactif retenu est l’iode 131, (isotope de l’iode 126.9) connu pour son activité radioactive très intense, avec une concentration de 5.10 -5 Bq.m -3 . Selon les spécialistes, ce taux, qui correspond en l’occurrence en Israël à une fragmentation par seconde de l’iode 131 sur 20 mètres cubes d’air, n’est pas nocif pour la santé ni pour l’environnement. Même si cette situation venait à perdurer un certain temps, le danger serait insignifiant. A peu près les mêmes taux de radioactivité ont été mesurés en Amérique et en Europe. A titre de comparaison, les mesures prises en 1986 par les stations de contrôle les plus proches du réacteur de Tchernobyl, le rayonnement était supérieur à 10 5 Bq/m 3 . En Israël, pendant la même période, le taux le plus important a été de 20 Bq/m 3 . En d’autres termes, la concentration de la radioactivité provoquée par l’accident des réacteurs de Fukushima est quatre cent mille fois plus faible que celle de Tchernobyl. Entretemps, la radioactivité empire au Japon. La pêche a été interrompue. Les hauts-responsables japonais ont reconnu que la crise était loin d’être résolue. Les dernières mesures ont montré une augmentation de la radioactivité en mer. La pollution est 3355 fois supérieure au niveau autorisé, à quelques centaines de mètres de la centrale nucléaire. Le porte-parole de l’Agence de la sécurité nucléaire et industrielle au Japon veut se montrer rassurant: «La pêche a été interrompue, mais la pollution ne représente pas un danger direct pour l’homme. (…) Nous allons trouver pourquoi c’est arrivé, et nous ferons tout pour empêcher le rayonnement d’augmenter»…

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