Une autre enquête erronée démentie

Dimanche, la Commission des Affaires étrangères de la Knesset a écouté les représentants de la police, à propos de l’affaire de l’expulsion des familles qui habitaient l’avant-poste de Havat Guilad, en Samarie. Ils ont démenti les allégations contre les habitants réveillés à 5 heures du matin, il y a un peu moins d’un mois. Le général Hagaï Dotan à leur tête, ils ont fini par reconnaître que les éléments présentés dans le rapport étaient faux, suite aux questions pertinemment posées par le député Zeev Elkin, dans le cadre de la sous-commission chargées des affaires de Judée-Samarie. Les questions d’Elkin s’appuyaient sur les films et les photos pris au cours du déroulement des événements par le Conseil des habitants de Samarie, et qui ont été rassemblés par l’unité stratégique du Conseil régional de Samarie. Le commandant de la police a dû reconnaître que le nombre de balles en plastique tirées contre les habitants de la petite localité avait été bien supérieur à celui qui avait été reconnu dans un premier temps. Il a reconnu n’avoir toujours pas d’explication à donner au sujet des nombreux policiers non identifiables parce qu’ils ne portaient pas leur nom sur leur uniforme. La session a été houleuse entre les députés et le commandement de la police, tout comme la première, quand les députés ont fait part de leur profond mécontentement, ayant estimé que le rapport de la police et les faits rapportés par les témoins et les prises de vue étaient en contradiction. Quant aux éléments du rapport qui correspondaient à la réalité et qui avaient été présentés dans les médias, il s’est avéré pendant les discussions qu’ils étaient incomplets. Les députés ont vivement protesté, toutes formations confondues: Guidon Ezra et Othniel Schneller de Kadima, le président de la commission, Zeev Elkin, du Likoud, et Michael Ben Ari, de l’Union nationale. Outre les responsables de la police et de la Knesset, Guershon Messika, le président du Conseil régional de Samarie, et son équipe, ainsi que Danny Dayan, le président du Conseil de Judée-Samarie, ont été conviés à participer à cette réunion spéciale. Le député Elkin a protesté contre l’absence de certains officiers de police qui n’ont pas honoré leur convocation: «C’est la deuxième fois que des éléments de l’armée et de la police sont convoqués nominalement à la commission concernant l’expulsion des habitants de Havat Guilad et qu’ils s’abstiennent de se présenter malgré une convocation personnelle, a déclaré le président de la Commission au début de la séance. Nous nous adresserons au ministre de la Défense et au ministre de la Sécurité intérieure, et nous leur demanderons quelles sont les mesures disciplinaires qui seront prises contre les officiers qui ont enfreint le règlement.» Il a ajouté au cours de la rencontre: «Il est très curieux que le vice commandant du district de la police n’ait pas su répondre aux questions de la commission au sujet de l’expulsion de Havat Guilad, et qu’il ait quelques heures plus tard remis au commandant général les éléments de l’enquête et les conclusions de la police.» Le député Schneller a reproché aux commandants de la police d’avoir remis à la commission des informations qu’ils ont reconnues comme fausses ce dimanche, et d’avoir trois heures plus tard fait annoncer dans les médias que l’enquête prouvait que les policiers avaient agi convenablement sur le terrain. Pour Messika, seule une commission d’enquête extérieure pourrait rétablir la confiance auprès du grand public: «Deux lignes rouges ont été dépassées : la première consiste en l’emploi planifié et massif de balles en plastique qui peuvent mettre des vies en danger, d’autant plus que les mêmes civils visés n’avaient pas eu un comportement violent ; et le second consiste en l’habitude des rapports mensongers remis par la police.» Danny Dayan a ajouté: «La police de Boston a décidé de supprimer l’utilisation de ces mêmes balles en plastique, après qu’une journaliste locale a été tuée par une balle qui l’avait touchée.» L’un des sujets à l’ordre du jour a été l’emploi de cagoules intégrales qui a résulté d’un ordre préalablement donné. La police a reconnu ce fait, mais a déclaré ne pas savoir qui en avait donné l’ordre. Au cours de la première session concernant cette affaire, la raison invoquée pour l’anonymat assuré par ces cagoules était que les personnes impliquées avaient protégé leur visage du froid. En revanche, la police s’est engagée, à l’avenir, d’établir une procédure précise à ce sujet. Le président de la commission a conclu: «Je suis content que la police a enfin compris qu’il lui faut remettre à la commission des rapports honnêtes, et qu’elle ait reconnu que la version rapportée par les habitants juifs était la vraie. Je considère comme extrêmement grave cette tentative d’une partie du commandement de la police de tenter de brouiller les pistes dès le début de l’enquête. Nous n’aurons pas de répit tant que nous n’aurons pas terminé d’éclaircir tous les détails de cette affaire qui ont amené la police à se conduire d’une façon sans précédent à la ferme de Guilad. (…) Nous devons également tirer les leçons pour l’avenir».

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