Congés et droits

La fête de Pessah dure sept jours. Le premier et le dernier jour sont chômés et reconnus comme tels par la législation. Pourtant, certains travailleurs ne peuvent s’absenter, dans des secteurs comme l’hôtellerie, par exemple, où de nombreux vacanciers fêtent le seder dans les salles à manger réservées à l’avance. Même en ce qui concerne des travaux permis par la halakha, les employés qui ne peuvent s’absenter pendant la fête ont droit à une compensation. Tout d’abord, la veille de la fête n’est pas considérée comme un jour chômé, mais comme une journée allégée. Si la semaine de travail habituelle est de six jours, il faudra alors travailler sept heures. Pour une semaine de cinq jours ouvrables, il faudra en principe travailler huit heures (excepté Kippour dont la veille est une journée de six heures au maximum). En dehors de la loi stricte, des accords et des conventions collectives concernant diverses sociétés, le nombre d’heures de travail des veilles de fêtes est souvent moins important. En revanche, certains employeurs posent le problème inverse, quand les employés sont systématiquement priés de partir en vacances pendant toute la durée de la fête, y compris les jours de demi-fête. Les journées de travail allégées devront alors être réglées par l’employeur comme s’il s’agissait de jours ouvrables complets. Cette mesure est valable également dans une société où un employé décide de s’absenter pour la veille d’une fête, c’est-à-dire qu’il devra déduire un jour de congé complet de son crédit de vacances. Cependant, de nombreuses sociétés ont décidé d’introduire la notion de demi-journée de vacances, ce qui a force de loi. Un directeur de société peut décider de fermer les portes de son entreprise pendant toute la période de la fête. Les jours de demi-fête seront donc déduits des jours de congés payés dus aux employés. Si un directeur veut fermer sa société pour une période de plus de deux semaines, il doit en informer ses employés au moins deux semaines à l’avance. Un employé dont l’ancienneté ne permet pas de disposer d’autant de jours de congés payés est gagnant. S’il ne travaille pas en raison d’une décision de son employeur de fermer momentanément la maison qui l’emploie, et que la durée des vacances dépasse le nombre de jours de congés dont il peut disposer, l’employeur devra lui régler l’intégralité de sa paye mensuelle, sans retenir des jours de congés auxquels il aura droit par la suite. La loi interdit un employeur de se «faire rembourser» les journées de congés dans le futur, quand les vacances ont été imposées par lui. De plus, si une entreprise décide de partir en vacances pendant une période relativement longue qui inclut des jours fériés, ceux-ci ne seront pas considérés comme des congés payés, mais conserveront leur statut de jours fériés, même s’ils ne sont pas la cause de l’arrêt momentané du travail. En outre, les employeurs ne sont pas contraints par la loi d’offrir un cadeau pour la fête à leurs employés, sauf si une clause à ce propos est incluse dans un contrat ou une convention collective. Les travailleurs ont droit à neuf jours chômés par an, qui correspondent à des jours de fêtes, sans que leur salaire ne soit diminué. Il s’agit des jours fériés de Rosh Hashana (deux jours), Kippour, le premier et le dernier jour de Pessah, Shavouot, le premier jour de souccot et Shemini Atzeret, ainsi que le 5 du mois de yar, jour de l’indépendance d’Israël, qui a permis de faire valoir les huit précédents. Cependant, il faut avoir travaillé chez le même employeur pendant une période minimale de trois mois, avant de pouvoir être payé pour les jours fériés. Bien entendu, si un jour de fête coïncide avec le shabbat, il ne sera pas réglé par l’employeur. Pour revenir aux lieux de travail dans lesquels la présence des employées est exigée pendant les jours de fête, les employeurs concernés doivent obtenir une autorisation du ministère de l’Industrie et du Commerce. Les lois sont alors les mêmes que pour les jours du shabbat. Les employés de l’hôtellerie, en conséquence, devront toucher 150% de leur salaire pour leur travail pendant des jours fériés. S’il est question d’heures supplémentaires, ils devront toucher 175% pour les deux premières et 200% pour les suivantes.

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