Israël accueille le printemps arabe

Par Shimon Peres Contrairement au Hamas et au Hezbollah, la jeunesse veut la paix et le progrès dans notre région. Le Moyen-Orient doit faire un choix historique: rejoindre la nouvelle ère mondiale de paix démocratique et d’économie de marché, ou bien, rester accroché à son histoire de sociétés fermées et autocratiques. Une grande révolte a été initiée par les jeunes et les femmes, pour gagner la liberté, le pain et l’espoir. Israël assiste à ces bouleversements avec une grande espérance. Ces événements sont à la fois sans précédent et non planifiés. Internet, Facebook et Twitter ont créé des communications de masse et des espaces sociaux que les régimes ne peuvent pas contrôler. Ces développements ont permis aux jeunes gens de comparer leurs vies avec celles de leurs contemporains dans d’autres pays, et de voir clairement comment leurs propres gouvernements ont gaspillé du temps et des richesses pour renforcer leur propre pouvoir, tout en ignorant les besoins de leur peuple. Leurs yeux se sont ouverts. Le bouleversement que nous voyons se dérouler aujourd’hui dans notre région est entraîné par un choc des générations plutôt que par un choc des civilisations. L’ancienne génération avait un plus grand respect pour la terre que pour la science. Mais nous vivons à une époque où la science, plus que la terre, est devenue le fournisseur de la croissance et de l’abondance. Vivre simplement sur la terre crée de la solitude à l’ère de la globalité. Israël est un exemple de cela aujourd’hui : les technologies sont les pilotes de la richesse. Nous avons montré qu’avec un petit morceau de terre, peu d’eau et sans pétrole, il est possible de créer une économie prospère et une démocratie durable. Israël se félicite du vent de changement, et voit une fenêtre d’opportunités. De par leurs natures, les économies démocratiques et fondées sur la science aspirent à la paix. Israël ne veut pas être un îlot de prospérité dans un océan de pauvreté. Des améliorations du niveau de vie de nos voisins signifient l’amélioration du voisinage dans lequel nous vivons. Les Israéliens comprennent que ce n’est pas moins vrai pour les Palestiniens. C’est pourquoi les gouvernements israéliens successifs ont donné leur plein appui aux efforts des Palestiniens en Judée et Samarie pour construire leur propre économie, leurs propres institutions, et leurs propres forces de sécurité. La croissance économique en Judée et Samarie est maintenant proche de 10% par an. Des centaines de milliers de Palestiniens voient les fruits tangibles de cette coopération. La connaissance, la liberté et la paix sont inséparables. La paix est nécessaire et peut être atteinte par des négociations directes. Ce fut le cas avec l’Egypte et la Jordanie, et cela peut se produire avec les Palestiniens. L’écart entre nous et les Palestiniens est plus psychologique que matériel. Mettre fin au conflit entre Israël et les Palestiniens peut aider la jeune génération arabe à réaliser ses aspirations. Israël est plus que disposé à offrir son expérience pour la construction d’une économie moderne, en dépit de ressources limitées de l’ensemble de la région. Nous cherchons seulement à être acceptés par nos voisins et la possibilité de jouer pleinement notre rôle dans la vie de la région. Israël est né sous le mandat britannique. Nous avons appris des Britanniques ce que la démocratie signifie, et comment se comporter dans un moment de danger, de guerre et de terreur. Nous remercions la Grande-Bretagne d’avoir introduit la liberté et le respect des droits de l’homme à la fois dans des circonstances normales mais aussi dans des circonstances éprouvantes. Ce fut une grande et nécessaire leçon pour un pays comme Israël, qui a été attaqué sept fois durant les 63 années de son existence, sans compromettre la démocratie et sans renoncer à notre quête de paix. Il y a, cependant, d’autres forces dans notre région qui veulent résister à la propagation de ces valeurs. Elles sont prêtes à abuser des institutions démocratiques pour accéder au pouvoir, mais sans l’engagement de maintenir l’intégrité de ces institutions une fois qu’elles auront gagné le pouvoir. Le Hamas et le Hezbollah, soutenus par l’Iran, sont les représentants de ces forces. Ces forces réactionnaires, qui ramèneraient leur pays en arrière sur la voie du radicalisme, sont aussi les ennemis de la paix avec Israël. C’est pourquoi nous espérons que nos voisins choisiront de rejoindre la famille des nations démocratiques. Shimon Peres, Président de l’Etat d’Israël The Guardian , 1er avril 2011

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