Décès de Tamar Golan, la représentante d’Israël en Afrique

Tamar Golan, l’une des plus grandes journalistes du Maariv, ancienne ambassadrice israélienne en Angola, correspondante à Paris et surtout lien majeur d’Israël avec les pays d’Afrique noire, est décédée mercredi 30 mars 2011 à 78 ans. Retour sur la plus africaine des Israéliennes . C’est un lien entre Israël et l’Afrique noire qui s’est éteint. Journaliste et diplomate, Tamar Golan fut une amoureuse de l’Afrique. Elle passa toute sa vie à témoigner de son expérience africaine, à développer les relations entre son pays et l’Afrique, et à promouvoir la culture africaine. Golan naquit en 1934 à Haïfa, au nord d’Israël. Mais son regard s’orienta rapidement vers le sud. Dans sa jeunesse elle milite au sein de l’Hashomer Hatzaïr (Le Jeune gardien) et, pendant son service militaire, intègre l’unité Nahal . Elle est alors envoyée au Kibboutz Laav, près de Beer Sheva, la capitale du Néguev. Elle s’y attache et, après son service, devient membre du kibboutz. Elle y rencontre son mari Aviahou Golan. A la fin de sa vie elle revint vers la région. Elle retourna habiter au kibboutz, créa une fondation pour donner une meilleure éducation aux Bédouins du Néguev et elle fonda un Centre d’études africaines à l’Université Ben Gourion à Beer Sheva. Mais la vie de Tamar s’orienta évidemment vers l’Afrique. Au milieu des années 60 elle finit un doctorat en études africaines à l’Université Columbia de New York. Dès lors elle rencontre Ido Disnatchik (qui lui rend hommage après sa mort dans l’édition du 31 mars 2011) et entre au journal Maariv . Elle visite l’Afrique pour la première fois en 1961, accompagnant une délégation israélienne en Ethiopie. Elle y devient enseignante. Son mari toutefois, y meurt dans un accident. Ceci n’empêche pas Tamar de rester en Afrique, ce fut le début d’une longue histoire. Golan rapporte alors pour le Maariv tous les événements d’Afrique, elle suit les guerres civiles, rencontre les dirigeants, les chefs de guerre. Dans le même temps elle travaille aussi pour le département africain de la BBC. La Guerre des Six Jours et la rupture de plusieurs pays africains avec Israël rendent les choses plus difficiles. Tamar Golan utilise sa nationalité française, dans les années 70 elle travaille à Paris. Elle y développe de nombreux liens politiques avec des dirigeants africains et pénètre certains Etats hostiles, en Afrique noire mais aussi dans certains pays arabes, comme en Syrie. A partir de 1974 elle travaille en freelance et produit de nombreux papiers pour le Maariv . Journaliste dans l’âme, en Afrique elle échappa plusieurs fois au kidnapping ou à l’assassinat, dérangeant par son indépendance, sa liberté d’expression et de diffusion. De 1994 à 2002 Tamar Golan est ambassadrice d’Israël en Angola et supervise les relations d’Israël avec les pays avoisinants. Un poste qui consacre 40 ans de carrière, de dévotion, d’amour pour l’Afrique. Elle fut aussi une femme d’académie, elle a écrit deux livres sur l’Afrique et un livre de diplomatie. On peut aujourd’hui consulter les archives africaines Tamar Golan à l’Université Ben Gourion du Néguev.

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