Assad soutient à fond la Turquie

Bachar El Assad semble tenir à la médiation de la Turquie, en cas de relance de pourparlers entre Damas et Jérusalem. Mais ce qui ressort surtout des derniers propos du président syrien devant des journalistes turcs, c’est qu’il soutient pleinement la politique actuelle d’Ankara et approuve totalement ses exigences après l’arraisonnement de la Flottille pour Gaza. Pas plus tard que la semaine dernière, la France proposait sa médiation entre Israël et la Turquie. Mais pour Bachar El Assad, seule la Turquie peut jouer ce rôle si jamais les deux pays décidaient un jour de reprendre des pourparlers, pour le moment indirects, en vue d’un traité de paix futur, à plus ou moins longue échéance. C’est lors d’une rencontre à Damas avec des correspondants de presse turcs qu’Assad a évoqué la question. Il a toutefois précisé que d’autres pays ou d’autres organismes « pouvaient apporter leur contribution sans pour autant prendre la place d’Ankara ». Il a ajouté qu’il était convaincu que « la Turquie saurait s’acquitter parfaitement de sa mission » et que « si la Syrie avait trouvé un meilleur partenaire, elle se serait déjà adressée à lui ». La Turquie jouit en outre du soutien total d’Assad concernant les événements de la flottille pour Gaza. Le président syrien a en effet approuvé les revendications d’Ankara qui exige notamment les excuses publiques d’Israël, le versement de dommages et intérêts pour les familles des tués et des blessés, la récupération des bateaux et la tenue d’une enquête internationale « indépendante » sur les affrontements. Pour Assad, « si les exigences des Turcs ne sont pas satisfaites, il sera très difficile de relancer les négociations indirectes entre Israël et la Syrie ». Assad a toutefois souligné que les conditions posées provenaient des Turcs et ne concernaient pas directement la Syrie (même si celle-ci les utilise pour parler de ses propres négociations avec Israël). Adoptant une attitude extrêmement ambigüe, Assad a ajouté que la Turquie pouvait éventuellement proposer une nouvelle fois sa médiation mais « ne devait en aucun cas renoncer à ses droits légitimes d’obtenir des excuses, des dédommagements et des investigations ». Assad a fait part, en outre, de ses appréciations concernant la politique du président américain Obama au Proche-Orient, estimant que les bases étaient « positives et constructives ». Toutefois, Obama serait selon lui encore loi

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