G.B. : la loi sur l’arrestation de personnalités étrangères va être modifiée

Effet de l’arrivée au pouvoir des Conservateurs ou non, le gouvernement britannique accélère actuellement le travail sur une modification législative qui empêcherait désormais l’arrestation sur le sol britannique de personnalités politiques ou militaires étrangères. Le ministre de la Justice, Kenneth Clark, a annoncé « que le texte serait présenté encore cette années, mais qu’il ne donnera aucun nom de pays concerné par les nouvelles mesures ». Jusqu’à présent, des individus ou des associations pouvaient saisir les tribunaux anglais sur accusation de « crimes de guerre », même sans fournir de preuves tangibles, à l’encontre de responsables politiques ou militaires étrangers. Ces derniers risquaient alors d’être arrêtés dès leur arrivée en Grande-Bretagne, ne serait-ce que lors d’une visite privée. Depuis l’Opération « Plomb Durci », plusieurs hauts responsables israéliens avaient dû renoncer à se rendre en Grande-Bretagne, voire avaient dû redécoller peu après leur atterrissage à Heathrow, à l’image du général (Rés.) Doron Almog. Désormais, la loi prévoira « que tout mandat d’arrêt devra auparavant avoir reçu l’aval du Procureur de l’Etat », ce qui rendra la tâche beaucoup plus difficile aux organisations ou activistes pro-palestiniens en Grande-Bretagne. La diplomatie israélienne déploie de gros efforts depuis quelques années dans quelques pays européens, afin qu’ils modifient leur législation quelque peu légère (ou lourde !) sur cette question, et a enregistré quelques succès. A Jérusalem, on se félicite de cette décision, et le Premier ministre israélien, Binyamin Netanyahou, qui se rendra dans quelques semaines à Londres, aura l’occasion de remercier son homologue David Cameron. L’ambassadeur d’Israël en Grande-Bretagne, Ron Prashower, rappelle « que ce ne sont pas seulement des militaires israéliens qui étaient concernées par cette anomalie juridique, mais même des responsables britanniques ou américains qui revenaient d’Afghanistan ou d’Irak, et qui étaient attaqués par des organisations pacifistes et d’extrême gauche» ! Tsipi Livni a demandé « au monde libre et civilisé de bien faire la différence entre les crimes de guerre réels, qu’il faut juger avec toute la sévérité qui s’impose, et les actions de soldats qui luttent contre le fléau du terrorisme qui frappe les civils, mais qui se sert aussi des civils comme boucliers humains ».

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