La Chine, financier et maître du monde

La Chine, financier et maître du monde

La Chine finance déjà le déficit des Etats–Unis: c’est aujourd’hui le premier acheteur de bons du Trésor américains par lesquels Washington peut faire face à sa dette. Et voilà que Pékin propose aux Européens de les aider en rachetant une partie de la dette des pays membres de la zone euro les plus fragiles. Certains, avec Nicolas Sarkozy , y voient une marque de confiance dans l’économie de l’Union européenne, d’autres, avec François Hollande déplorent un aveu de faiblesse lorsqu’ils ne dénoncent pas, comme Nicolas Dupont–Aignan , le recours à de l’«argent sale» . En Chine, même, la proposition de Pékin n’est pas forcément bien perçue, alors que le pays doit faire face à de multiples priorités sur son marché intérieur avant d’aider les Européens à sortir de leur crise de la dette souveraine. Quoi qu’il en soit, la démarche chinoise pour venir en aide à l’euro marque l’inversion des rapports de pouvoirs dans l’économie mondiale. Un cap est franchi. Les Chinois de Shanghai ne s’y trompent pas qui, sans fausse pudeur et avec conviction, déclarent aux touristes à peine sortis de l’avion qu’ils seront, dans quelques années, les plus puissants sur la planète. Fois cinq en trente ans Avec près de 20% d’une population mondiale qui compte maintenant 7 milliards d’individus , le gisement de main d’œuvre reste énorme. Mais surtout, pays en développement, la Chine a fait progresser son produit national …

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