Scientologie: les grandes manoeuvres pour échapper à la justice

Avec la Scientologie, la justice tient souvent du miracle. Dossiers disparus, plaintes envolées, procédures interminables… rares sont les procès qui se déroulent normalement avec les héritiers de Ron Hubbard. Celui qui se tient depuis le 3 novembre devant la cour d’appel de Paris n’échappe pas à la règle. Lors du procès en première instance, en 2009, le parquet avait requis la dissolution pure et simple des deux principales structures de la Scientologie française, le Celebrity Centre et sa librairie SEL. Problème: une mystérieuse modification législative votée en catimini un mois plus tôt empêchait justement la dissolution d’une personne morale pour escroquerie . A l’époque, l’affaire fait grand bruit. Certains députés vont même jusqu’à évoquer une infiltration de la Scientologie au cœur de la Chancellerie . Après enquête interne, on découvrira finalement que le changement de loi est dû à la «bourde» d’un administrateur de l’Assemblée nationale. Un malaise d’autant plus difficile à dissiper que la Scientologie, s’estimant flouée par les réquisitions illégales du parquet, assignera quelques mois plus tard l’Etat français pour faute lourde , réclamant au passage un million d’euros de dommages et intérêts… Rachat de plaintes Malgré ces péripéties, la Scientologie a été lourdement condamnée en première instance: des peines de dix mois à deux ans de prison avec sursis pour les principaux prévenus. Mais …

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