Daniel Horowitz – Antisionisme et antisémitisme

Certains observateurs de la politique israélienne déclarent de bonne foi être antisionistes, tout en se défendant d’être antisémites. À ceux qui leur disent que l’antisionisme n’est qu’un antisémitisme recyclé, ils opposent qu’il est injustifié de taxer ainsi une opinion qui ne fait somme toute que récuser le sionisme en tant que projet politique. Ils estiment donc que l’antisionisme relève de la liberté d’expression.

Je ne suis pas du tout de cet avis.

Tout un chacun peut critiquer ou prendre ses distances avec Israël, mais il faut se garder de confondre l’antisionisme avec le droit de s’opposer à la politique israélienne.

Il s’agit de mesurer le poids des mots. Exprimer son opposition à Israël en se disant antisioniste est une dérive sémantique qui a de graves implications, parce que l’antisionisme est une transgression morale au même titre que l’antisémitisme, et devrait être proscrite.

Être antisioniste, c’est désavouer le sionisme en tant que mouvement de libération nationale, remarquable entreprise humaine qui a débouché sur un État moderne dans une région qui n’avait pas été souveraine depuis des siècles et n’avait jamais connu de démocratie.

Lire l’article complet sur Le Monde

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