France: mesures vexatoires

L’université de Provence, près de Marseille, a annulé un colloque d’écrivains du Moyen Orient, qui devait avoir lieu en mars 2011 et auquel devait prendre part une femme de lettres israélienne. Esther Orner a déclaré qu’elle n’a pas été surprise outre mesure, et que c’était déjà la seconde fois qu’on l’a boycottait. Elle a bien insisté sur le fait que ceux qui cherchaient à l’expulser remettaient de manière flagrante la légitimité d’Israël en question. Le recteur de l’université a justifié cette décision par le refus de plusieurs auteurs arabes de participer à une table ronde avec elle. Il n’a pas voulu les citer par leurs noms, mais il a renvoyé la balle en déclarant: « Aucun colloque ne pourra être tenu en présence de ceux qui refusent le dialogue ». Le colloque sous sa forme initiale a en effet été annulé, mais les invitations lancées aux auteurs arabes ont été maintenues. Les universitaires responsables de l’organisation de ce colloque ont avoué dans un communiqué, qu’ils ont rédigé pour se justifier, qu’ils avaient eu l’intention première de privilégier la littérature arabe, l’un des auteurs intolérants ayant servi de base à un travail engagé dans les lycées de Marseille. Des enseignants auraient en effet choisi de faire étudier l’œuvre d’un boycotteur à leurs élèves. Orner s’est déclarée indignée que le porteur d’un tel message puisse être choisi par des enseignants à son détriment. En outre, elle considère comme inacceptable le faux-fuyant prétextant une autre colloque d’écrivains, qui devrait être organisé pour 2013, et auquel seraient conviés des auteurs israéliens.

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