Latma, une satire de droite

Le groupe Latma, dont l’influence était plutôt restreinte jusqu’à présent, est devenu extrêmement populaire depuis sa dernière vidéo sur la fameuse flottille, tournant en dérision les défenseurs des « passagers » du bateau turc Mavi Marmara qui prétendaient contre toute évidence qu’il s’agissait d’une « mission humanitaire ». Latma existe en fait depuis un an et demi. Son site a été créé en décembre 2008 par un groupe de journalistes ayant pour objectif « d’améliorer le débat au sein du public israélien en élevant son niveau et en révélant le véritable visage des médias ». Latma dénonce en effet l’orientation politique de la presse israélienne, qui selon eux défend presque systématiquement les thèses de la gauche, et aussi les prises de position des médias étrangers hostiles à Israël. La rédactrice en chef de ce site est la journaliste Caroline Glick, d’origine américaine, connue pour son professionnalisme et ses analyses politiques de haut niveau. Elle est épaulée par les journalistes Yehouda Safra et Avishaï Ivri et du scénariste Tal Guilad. Au programme de ce site, notamment, un journal parlé analysant l’actualité avec humour, sur le modèle des émissions d’actualités des chaînes télévisées. C’est l’occasion pour les acteurs de dénoncer la malveillance et le parti pris d’une certaine gauche, en mettant en exergue ses contradictions et sa mauvaise foi. Récemment, les comédiens se sont lancés dans les chants satiriques, pour dénoncer par exemple l’action de la flottille, ou dans une parodie de « concert » sous le titre éloquent de »The Three Terrors », avec en vedette Assad, Ahmadinejad et Erdogan. Le studio d’enregistrement, de dimension modeste, se trouve dans la localité de Nehalim. L’un des acteurs, Elhanan Even-Hen, a raconté que l’aventure avait commencé suite à l’intervention d’un metteur en scène qui l’a poussé à agir avec ses camarades pour faire entendre la voix de la droite. Mais pour l’acteur, son groupe a pour objectif de défendre les idées de « la majorité du peuple », sans chercher à favoriser une tendance spécifique. Il s’agit essentiellement, pour lui comme pour ses collègues, de réparer une injustice, due au manque d’objectivité des médias, en donnant la parole à un courant qui n’est pas représenté dans sa juste mesure. Quant au financement, il est assuré d’une part par des donateurs américains et d’autre part par le Centre pour la Politique de Sécurité , à Was

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343 0 Dec 23, 2011

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