En Russie, Internet en fer de lance de la contestation anti-Poutine

Dans les rues de Moscou, le 4 décembre dernier, ils étaient 5.000, le 10, 50.000, le 24, 100.000. «Mécontents», «indignés», «opposants», «citoyens», «patriotes», autant de qualificatifs relayés sur médias pour identifier cette masse contestataire grossissante tout en tentant de discerner les principaux acteurs de ce mouvement inédit sous l’ère Poutine. Une résonnance nationale pour un courant minoritaire. Sur la scène installée le 24 décembre au milieu de l’avenue Sakharov, leaders de l’opposition, anciens ministres, figures de la société civile prennent la parole à tour de rôle. Parmi eux, le blogueur et avocat Alexeï Navalny, figure du mouvement qui vient de recouvrer la liberté. Orateur à la plastique indéniable, Navalny est plébiscité. Ayant rappelé l’importance de la Constitution russe , il martèle agressivement la seule source légitime du pouvoir: le Peuple. L’auteur du qualificatif de «parti des escrocs et des voleurs» à l’adresse de Russie Unie, le parti de Poutine, ne manque pas d’ambigüités. Le chevalier blanc est très actif sur son blog, sur Rospil –sa plateforme de dénonciation des faits de corruption– et sur Rosvibori , son dernier projet en date, un système d’organisation de l’observation citoyenne lors des scrutins électoraux. Le juriste incarne d’une part la lutte contre la corruption à tous les niveaux de l’appareil d’Etat et des grandes entreprises.

Lire l’article complet sur slate.fr

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