Assassinats politiques au Liban : l’heure de vérité approche.

Jusqu’où certains libanais protégeront–ils Assad, “déjà un cadavre politique” ?

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Presque sept ans après le crime, commis le 14 février 2005, contre l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, le Tribunal Spécial pour le Liban vient d’annoncer que les quatre premiers suspects désignés seront jugés par défaut, le Hezbollah ayant refusé de les livrer. Aux ordres, le gouvernement libanais cherche à protéger Bachar Al-Assad de la justice internationale. Mais jusqu’à quand ? Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a décidé, ce mercredi, de juger les quatre membres du Hezbollah, accusés de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri (14 février 2005), par défaut, c’est à dire en leur absence. Cette décision a été prise par la chambre de première instance du TSL après avoir conclu que ” toutes les mesures pouvant être raisonnablement prises pour garantir la comparution des accusés et leur notifier les charges retenues contre eux avaient été prises “. Le gouvernement libanais, aux ordres du Hezbollah et de la Syrie, avait été formé en 2011 après la démission du gouvernement de Saad Hariri sous la pression terroriste. Le cabinet, sous le contrôle de l’alliance pro-syrienne du ” 8 mars “, est chargé de mettre en échec la justice internationale. De ce fait, les mandats d’arrêt lancés par le TSL en juin 2011 n’ont pas été exécutés et les quatre membres du Hezbollah, présumés impliqués dans cet attentat, ne se sont jamais inquiétés. Le 23 novembre dernier, le TSL avait indiqué attendre des informations de la part des autorités libanaises sur les mesures prises pour arrêter les suspects, en vain. Aujourd’hui, le TSL annonce que ” la chambre de première instance a examiné de nombreux documents transmis par le procureur du tribunal et le Procureur général du Liban relatant dans le détail les mesures prises par les autorités libanaises pour appréhender les accusés “, et constatant donc que les prévenus sont introuvables, (pourtant, l’un d’eux avait accordé une interview au ” Times ” au nez et à la barbe du gouvernement libanais, provoquant un scandale au pays du Cèdre), la chambre de première instance a décidé de les juger par défaut. Malgré les difficultés, les menaces et les assassinats commis tout au long de l’enquête pour la bloquer, et en dépit de tous les obstacles financiers, politiques et diplomatiques visant à bloquer la justice, les Libanais n’ont jamais désespéré. Ils sont de plus en plus convaincus que ” la justice sera rendue tôt ou tard “. En fonction de l’évolution de la situation en Syrie, ” la justice sera rendue plus tôt que prévue “, affirment-ils. ” Car, les mains rouges de sang syrien (plus de 7.100 morts déjà), Bachar Al-Assad ne peut plus clamer, du moins moralement, son innocence dans l’assassinat de Hariri et dans la destruction du Liban “. Les jours du régime syrien étant désormais comptés, le Hezbollah ne pourra pas continuer à se battre pour protéger Assad, considéré déjà comme ” un cadavre politique “. Dario S.

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