La dérive totalitaire de certains islamistes inquiète le Maroc

A peine les islamistes du PJD installés au pouvoir, au Maroc, que certains radicaux semblent d’ores et déjà échapper à leur discours, rodé par le Premier ministre Abdelilah Benkirane et voulu ” modéré, moderniste et tolérant “. Or, ces radicaux seraient tentés par une dérive totalitaire ! Si leur hostilité à l’encontre de l’alcool, de la drogue, et de la prostitution paraît logique pour certains, voire louable pour d’autres, leur lutte contre la ” culture occidentalisée ” inquiète en revanche beaucoup plus largement. Leur pouvoir risque, à terme, de menacer l’économie du pays. En effet, dans une déclaration au quotidien ” Akbar Al-yaoum “, le ministre des Relations avec le Parlement et de la Société civile, Habib Choubani, s’est interrogé sur la question de ” la compatibilité ” de l’organisation d’un festival (annuel) avec les valeurs du pays et avec la situation économique. Il s’est interrogé : ” Est-il compatible avec la bonne gouvernance qu’un festival financé par des deniers publics soit organisé alors que des diplômés sont au chômage et que des régions enclavées n’ont même pas de quoi se chauffer ? “. Le directeur artistique du festival, Aziz Daki, a réagi mardi soir, en affirmant qu’il était faux d’affirmer que le festival Mawazine est financé par des deniers publics. ” Car seulement 6% du budget global du festival provenaient de subventions publiques. Grâce à ces revenus, le festival a cessé de percevoir les infimes subventions publiques depuis 2010 “. Daki a ajouté que ” Ni la ville, ni la région ne donnent un seul dirham au festival, organisé par Maroc Cultures, une association à but non lucratif “. Qualifiant la logique du ministre islamiste de démagogique, Daki a estimé que ” les discours qui subordonnent la culture à d’autres secteurs prioritaires visent au bout du compte à rendre accessoire tout événement artistique ou culturel dans le pays et à rendre suspect tout dirham investi dans la culture “. Le directeur du festival a poursuivi son raisonnement, affirmant que ” si l’on suit cette logique, qui relève davantage de la démagogie, jusqu’au bout, il n’y aura pas de musée pour préserver le patrimoine, ni de théâtre et encore moins de salles de concert. On peut même annuler les activités sportives qui coûtent de l’argent aux contribuables ! “. Il ne s’agit pas du premier incident inquiétant qui atteste qu’une partie de Marocains est ” bien travaillée ” par les doctrinaires de l’islamisme radical, tel l’imam Khattab . Grâce à cette ” islamisation par la base “, le Maroc a fourni un important contingent de kamikazes à Al-Qaïda en Irak notamment. Cliquez ici pour lire ou relire l’exemple de la mosquée de Mazouak , transformée de lieu de culte en centre de recrutement, quand l’autoroute qui mène au jihad en Irak passait par Tétouan, au Maroc. Les exemples de la radicalisation islamiste au Maroc ne manquent pas. Les Marocains n’ont pas encore oublié les attentats de Casablanca en mai 2003, visant essentiellement des Européens, des Juifs et des consommateurs d’alcool. Un illuminé avait récidivé en avril 2011 contre un café de Marrakech, confirmant que les bidonvilles fabriquaient et exportaient les terroristes . Aujourd’hui, ces radicaux semblent déborder le PJD du premier ministre Abdelilah Benkirane, qui tient à développer un discours modéré, affirmant que le Maroc est ouvert sur l’Occident et ne peut pas se passer des touristes et des investisseurs occidentaux. Or, les plus radicaux ne semblent pas de cet avis, et luttent ouvertement contre les ” valeurs importées ” de cet Occident. Vendredi dernier, la presse marocaine avait fait état de ” comités de vigilance ” créés par des jeunes islamistes dans le nord du Maroc, afin de ” lutter contre les dérives de la société “. Ils affichent publiquement leur hostilité à la consommation de drogue et d’alcool, et mènent une campagne contre la prostitution. Pourtant, en autorisant le mariage des jeunes filles , faisaient indirectement le lit de la prostitution. Il faut dire que ce phénomène est devenu au Maroc, ces dernières années, ” une industrie qui rivalise avec la Thaïlande “. En 2008, le journal marocain ” Choc hebdo ” avait affirmé que certaines villes marocaines comptaient plus de 20.000 prostituées, qui sont souvent des jeunes étudiantes. Certains pays arabes, comme la Jordanie , avaient pris des mesures drastiques contre l’entrée des Marocaines sur leur territoire, pour lutter contre ce fléau… Mediarabe.info

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