Bernard-Henri Lévy – La première mort de Günter Grass

Il y a la Corée du Nord et son tyran autiste, doté d’un arsenal nucléaire largement opérationnel.

Il y a le Pakistan dont nul ne sait ni combien d’ogives il possède, ni où, précisément, elles se trouvent, ni quelles garanties nous avons de ne pas les voir tomber, un jour, entre les mains de groupes liés à Al–Qaeda.

Il y a la Russie de Poutine qui a réussi l’exploit d’exterminer, en deux guerres, le quart de la population tchétchène.

Il y a le boucher de Damas qui en est à 10 000 morts et dont l’entêtement criminel menace la paix de la région.

Il y a l’Iran, bien sûr, dont les dirigeants ont fait savoir que leurs armes nucléaires, quand ils en disposeront, serviront à frapper l’un de leurs voisins.

Bref, nous vivons sur une planète où nous avons l’embarras du choix de l’État le plus officiellement pyromane, visant ouvertement ses civils et les peuples environnants, et menaçant le monde de conflagrations ou de désastres sans précédent depuis des décennies.

Or voici qu’un écrivain européen, l’un des plus grands et des plus éminents puisqu’il s’agit du Prix Nobel de littérature Günter Grass, ne trouve rien de mieux à faire que de publier un «?poème?» où il explique qu’il n’y a qu’une menace sérieuse qui pèse sur nos têtes et qu’elle vient, cette menace, d’un tout petit pays, l’un des plus petits du monde, l’un des plus vulnérables aussi et, soit dit en passant, une démocratie?: l’État d’Israël.

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