Le Sud-Soudan refuse de se retirer de la zone disputée d’Heglig

Le président sud–soudanais Salva Kiir a déclaré jeudi devant son Parlement que le Sud–Soudan n’avait pas l’intention de se retirer de la zone frontalière disputée d’Heglig, dont les forces sud–soudanaises ont pris le contrôle cette semaine aux dépens du Soudan. Une offensive des forces sud–soudanaises leur a permis de prendre le contrôle mercredi de cette zone pétrolière et d’en chasser les soldats de Khartoum. La prise de ce territoire considéré par la communauté internationale comme partie intégrante du Soudan a été dénoncée par les Etats–Unis et la Grande–Bretagne. Les deux pays et le Conseil de sécurité de l’ONU ont appelé le Sud–Soudan à se retirer d’Heglig. La zone se trouve à 100 km d’un autre secteur disputé, la région d’Abyei, dont le statut n’a pas été réglé lorsque le Sud–Soudan a accédé à l’indépendance en juillet dernier. Salva Kiir a averti jeudi que l’armée sud–soudanaise retournerait dans l’Abyei, actuellement occupée par le Soudan, si les Nations unies ne demandaient pas à Khartoum de s’en retirer. Alors que les combats le long de la frontière entre les deux Soudans sont quasi incessants depuis deux semaines, Juba a accusé jeudi Khartoum de bombarder Bentiu, capitale de l’Etat d’Unity. Selon le colonel Philip Aguer, porte–parole des forces sud–soudanaises, un Antonov soudanais a largué cinq bombes sur un pont reliant Bentiu à la ville voisine de Rubkotna. Un civil a été tué et quatre autres blessés dans l’attaque, a–t–il précisé.

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